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Contrastes et le beau sourire de Christine Taubira !

Publié le par letang-moderne

taubira.jpgQuel contraste...  leur mise en scène est  à glacer le sang... Place Edouard Herriot, à deux pas de l’Assemblée Nationale, ils ont installés une croix de bois, une statue de la vierge et une vague image de la sainte famille… ils sont venus prier. Ils sont venus prier contre les « forces du mal »

Il  faut entendre, la République, l’égalité, la liberté ! Voilà les forces du mal !

Les discours sont violents. On parle d’une «liberté en réalité liberticide», affranchissement des lois de la nature qui mène plus sûrement au suicide». L’abbé de Cacqueray dénonce «les personnes de même sexe dont on sait bien qu’elles assouvissent leurs passions avec des partenaires multiples dans des atmosphères souvent orgiaques et insupportables».

Une expression revient souvent : «Un projet de loi contre-nature.» 

Le message des ecclésiastiques est clair. «Il faut rendre la loi du pays conforme à la loi de Dieu pour résister à l’avilissement généralisé.»

Les barbus islamistes que l’on chasse de Tombouctou armes au poing  disent exactement la même chose, eux aussi veulent faire régner la loi de Dieu ! Il y a deux poids et deux mesures dans la tolérance que l’on accorde à ces hébétés.

Pourtant leur face de pierre intolérante, leur verbiage sectaire, enragé, leur mystique adoratrice d’un « ordre naturel » écument la même mousse des frilosités archaïques de notre condition.civitas.jpg

Quel contraste…Elle les regarde, elle ne cède rien, ni sur le fond ni sur la forme, elle leur sourit !

 

Quel beau sourire  Madame, qui n’est fait ni d’arrogance, ni de condescendance, pas de dédain, pas de familiarité pas de gloriole. Ce sourire à vos lèvres, cette poésie dans vos mots celle, tout un symbole, du poète Guyanais Léon-Gontran Damas, fondateur de la négritude, lui , « métis, blanc, noir et amérindien » est la fierté d’être à la hauteur du seul vrai combat qui nous incombe : l’égalité !

 

Ils pestent et ils vocifèrent, lorsque vous prononcez le mot égalité des couples, ils crient : « c’est contre nature » !

 

Ils déblatèrent, fulminent, grognent, grondent, jurent, maudissent, râlent,  rouspètent, tempêtent...

Et les autres dehors qui prient : «Notre prière s’adresse à nos hommes politiques, pour qu’ils ne se laissent pas guider par autre chose que la foi ou la nature humaine.» 

Et ce sourire aux lèvres et  ces vers pour conclure :

"L'acte que nous allons accomplir est beau comme une rose dont la tour Eiffel assiégée à l'aube voit s'épanouir enfin les pétales. Il est grand comme un besoin de changer d'air, fort comme l'accent aigu d'un appel dans la nuit longue."

la plus belle des démonstrations de notre fierté est faite !

En parlant de la beauté,  en affichant  ce beau sourire, vous venez de rappeler une chose essentielle, pour nous les gens de gauche, la beauté est la condition de l’humanité !

emancipation-day.jpgAu lieu de détourner l’attention des contradictions de la réalité en se projetant dans l’éternité, il faut indiquer une voie pour réaliser l’idéal, l’harmonie du bonheur et de la dignité dans ce monde-ci.

L’égalité et la liberté que vous venez de faire progresser sont au cœur du combat de toute la gauche !

L’union de la raison et de la sensibilité est la destination de l’homme. Il suffirait d’un sourire.

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L’âne, la LGV et la métropole….

Publié le par letang-moderne

anne.jpgPrenez un âne de tournefeuille (banlieue de Toulouse) et donnez lui rendez-vous place de la  République à Paris, que croyez vous qu’il fera ? Il partira en direction de Limoges, puis d’Orléans pour rejoindre enfin Paris ! Oui mais voilà, il s’agit bien d’un âne.

 Pour les grands de ce monde, les choses ne se présentent pas ainsi, la bataille idéologique que mènent les puissants n’est faite que de  vitesse, de mobilité fulgurante, de modernité et de développement économique qui débarquerait de métropole en métropole dégueulant son flot d’hommes d’affaires et de créateurs  de cluster en pôle d’excellence , D’Euralille à  Euratlantique, le développement serait comme la Samba Brésilienne, allant de ville en ville, nous sommant d’apprendre le pas !

Pauvres habitants incultes de Marmande, ou d’Agen, de Mont de Marsan ou de la banlieue paloise, nous qui ne rêvions que d’une société équilibrée, durable, conviviale… une sorte de société faite pour tous… un petit goût de République… Nous voilà devenu arriéré, conservateur, immobiliste, obscurantiste, réactionnaire. Un comble !

L’époque est fantastique où les squatteurs du parti de Jaurès mettent en œuvre, sans complexe, la plus ancienne des politiques libérales : la politique de l’offre !

 C’est la rhétorique du nouveau, c’est longue litanie  de l’annonce de la fin, des fins. Fins des idéologies, fins des Etats-nations, fin des territoires, fin de la lutte des classes ! C’est l’annonce triomphante du « post » ; postmodernité, postindustriel, post-fordisme…

C’est cette conversion fulgurante d’une parie de la Gauche  aux politiques de l’offre qui justifie à la fois le mythe métropolitain et le mirage de la grande vitesse, le pacte de compétitivité… il suffirait de faire des grandes gares allant de là à là pour voir débarquer emplois et prospérité ! Il suffirait de produire des trucs et des machins le moins cher possible pour que l’économie reprenne… Quelle absurdité…

Extravagant renversement idéologique  que de voir  la pensée dominante, historiquement dressée contre ceux qui voulaient  du « passé faire table-rase » annoncer  à son tour un monde d’expert et de technocrates qui nient l’histoire, le passé.

Comment peut-il se faire, qu’intelligents comme ils sont, ingénieurs de RFF, Présidents de régions, ministre de la République, comment peut-il se faire qu’ils n’entendent pas  que l’aménagement du territoire  est d’abord  et par nature le théâtre de la lutte contre les déséquilibres. Ceux de la société ceux de l’économie…la-fabrique.jpg

La métropolisation heureuse, la ville millionnaire, la ville des cinq sens de Vincent Feltesse n’est que l’habillage d’une logique désormais admise par les élus du Parti-Sérieux. Dans la rhétorique du nouveau se dissimule l’acceptation d’un monde de gagnants et de perdants.

Du reste, les villes et les régions ne sont pas des entités dont on puisse parler comme des êtres, ce ne sont pas les “personnages” de la géographie, mais seulement, et c’est déjà beaucoup, les formes spatiales d’organisations économiques, sociales et politiques, dominées par des individus, des groupes, des institutions (entreprises, pouvoirs publics, églises…), qu’on appelle aujourd’hui non sans euphémisme les “acteurs”, et dont on sait toutes les différences, voire divergences, d’intérêts.

La conversion à la politique de l’offre ne sert que les grands groupes industriels comme Vinci et Bouygues et consorts.

 

Depuis la révolution industrielle du XIXe siècle, la rhétorique de l'«impact», de l'«effet induit» des transports sur l'urbanisation et l'aménagement n'a pas cessé d'accompagner le développement des infrastructures de communication. L'administration de la preuve n'a pourtant pas été effectuée. Rechercher l'influence de la mise en service d'un équipement sur l'économie d'un territoire pose de redoutables problèmes méthodologiques. Les travaux empiriques rigoureux ne concluent, au mieux, qu'à une amplification et une accélération de tendances préexistantes. Si le mythe des effets structurants perdure, c'est en fait par l'usage politique qui en est fait dans les processus de décision et les procédures d'évaluation ex ante des grands projets.

 

Hier soir à Bordeaux, nous tenions à l’initiative des élus du Parti de Gauche  et d’EELV  du conseil Régional d’Aquitaine une réunion sur les grands projets GPSO de LGV. La salle était bien pleine, plus de 100 personnes étaient venus entendre la conclusion d’une étude indépendante, commandée par l’association ALTERLGV, co-présidée par deux élus du Front de Gauche.

lgvCette étude montre deux choses essentielles :

 Premièrement Toulouse ne sera jamais à trois heures de Paris en passant par Bordeaux, jamais en train, ou bien celui ci ne s’arrêta nulle part entre Paris et Toulouse et ne sera donc jamais rempli, jamais rentable, et donc parfaitement inutile.

Deuxièmement l’ensemble de cette présentation effectuée par GPSO, engage les décideurs sur des budgets voisins de 20 milliards d’euros inutilement, RFF ayant sciemment communiqué de manière trop optimiste sur ce projet.

En quittant la réunion, une gentille dame, bien mise et soucieuse de la dépense publique m’interpelle et me dit : « mais ce sont vraiment des ânes ! »

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Renverser la table!

Publié le par letang-moderne

18-15Orphelin  de mes chansons. Là, au bord du pont Eiffel, de là à là, sans que rien ne soit vraiment précis, ni Langoiran, ni Portets

Mes pas baillent, en regardant l’avenir. Ils connaissent le tourment de mes heures volées… un leurre, un avenir, une carrière …j’ai lu Rousseau à l’âge où l’on n’imagine pas en devenir un spécialiste, juste les bois, la promenade, la solitude et l’égalité….

Chacune de mes peurs innocentes me ramènent au courage de ceux qui font ! 

Accroché, pendu à celui qui sait, je refuse l’autorité du puissant... Je connais l’expertise de celui qui jouit de l’ignorance des autres …

Mon Gracchus Babeuf  ne connait  que la conjuration des égaux et se moque éperdument des aspirations mesquines  de tel ou tel improbable.

L’élitisme léniniste, d’une avant-garde ouvrière garante de la pureté révolutionnaire du parti est une farce    absurde, grotesque, une couillonnade crétine qui permet juste, juste, de rassembler des pauvres types …. Aliène que je t’aliène…je n’exerce que quand je peux….

Au bord de la Garonne les pierres et les herbes ne sont que de leurres  où les souvenirs girondins des quêtes de Brissot, Vergniaud ou  Condorcet  ne font  pas  imaginer  la modération que comme une trahison.

Nous ne sommes pas des recalés, des  « aspirateurs »  (ceux qui aspirent) de  seconde zone.

Je  ne m’appelle pas l’air du temps, je ne suis pas une fille du printemps,  on ne m’apprivoise pas sur un mal entendu… je ne suis pas la revanche des recalés, des grands brulés, des aigris du vingtième, je ne suis pas un primate sans cravate. Je suis  une Révolution !

Au bord de la Garonne,  de Toulouse à Bordeaux flotte l’air de la  grande mer, les bruits des oiseaux et le cri de leurs échos…

Entend ami et camarade, le bruit qui gronde … la révolution ne se décrète pas dans un éditorial elle appelle la synthèse minutieuse de ceux qui veulent rompre avec l’ordre établi

Le parti qui pourra réussir cette mise en marche unifiée du salariat n’est pas un petit groupe qui se fait son cinéma   autour des meilleurs militants du socialisme ...

Nous avons réussi une étape décisive, les militants du Front de Gauche, sont sans aucune contradiction possible, le rassemblement efficace des tous les ruisseaux de la contestation sociale, il nous faut aujourd’hui devenir le parti du salariat, le parti de la cohérence écologique et sociale, le parti qui incarne le changement !58220732

Cela appelle une  transcroissance d’un nouveau type, osons  devenir le parti de toute la gauche socialiste et écologiste, C’est ni plus ni  moins l’enjeu du congrès de Bordeaux, l’alternative est crédible et nous la rendons possible ou bien  nous n’aurons pas réussi  à inverser  le fatalisme social -libéral qui entend  pétrifier les aspirations  au bien vivre !

Renverser la table, maintenant, c’est comprendre que nous venons de renouer avec le temps des ponts, sans que rien ne soit vraiment précis … ni Langoiran ni Portets !!!!

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La poliomyélite et le fil….

Publié le par letang-moderne

autiste.jpgBoiteux, les doigts et les articulations bloquées, je connais  la souffrance claudicante de ceux qui refusent de marcher droit.

La peur qui accompagne la polio est un  transfert du spectre de la mort imminente que bon nombre d'individus ressentent pour peu qu’ils  soient vivants. Pendant que  perché sur un fil, celles et ceux qui se disent mes amis ont ce qualificatif si lourd, je continue à me cacher pour pleurer. Polio, je serais donc polio, et pourquoi pas autiste !

Combien faut-il être étranger à ce qui fait ma vie, notre vie, pour croire qu’affubler ce que je suis du qualificatif d’autiste constitue une pique, un trait !…

Je suis Asperger et boiteux, sidaïque  et glaireux,  pesteux, gros chauve et les lunettes sales,  avec mon pantalon rose : je vous emmerde !

J’ajoute que j’ai ne qu’une passion la liberté !

Tu tapes juste…  tu n’aurais pas osé me traiter de  cancéreux par exemple ! Non tu choisis autiste…  c’est sans doute moins inquiétant…plus loin de ta conception de l’humanité…

Petit, tout petit déjà, j’ai connu l’air intelligent de la psychologue scolaire ,  le regard pervers du pédopsychiatre sournois  et tordu…

Tout petit déjà, j’ai compris, que tout seul, mais non pas contre tous, ma liberté à moi ne pouvait se concevoir que par la quête improbable, infinie, irrésolue de la liberté de chacun !

Asperger ! Qu’elle dit, c’est comme la connerie ce n’est pas une maladie….

Je suis Asperger et boiteux, sidaïque  et glaireux,  pesteux, gros chauve et les lunettes sales,  avec mon pantalon rose : je vous emmerde !

Etre sur fil, avec Aragon et son balancier, aimer à perdre la raison, je suis de ceux qui osent et qui regardent avec des yeux d’enfants, celui qui meurt de pas avoir fait, celui qui peste de ne pas avoir cru, celui qui pleure parce qu’il a fini d’en rire…

Je serais donc un autiste de ne  pas marcher droit, oui madame, oui monsieur, moi je boite et c’est mon équilibre…

Allez au diable avec vos jugement à quatre sous !

Je vais tenter, misérable béquillard  boiteux, infirme perclus et grabataire de jeter un trait de lumière dans la nuit de votre normalitude….  Puisse t-il vous soigner comme il m’a libéré de mes peurs antiques !cyrano10.jpg

« Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,
Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?
Non, merci ! Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? se changer en bouffon
Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci ! Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau
Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?...
Non, merci ! D'une main flatter la chèvre au cou
Cependant que, de l'autre, on arrose le chou,
Et donneur de séné par désir de rhubarbe,
Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! Se pousser de giron en giron,
Devenir un petit grand homme dans un rond,
Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy
Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !
S'aller faire nommer pape par les conciles
Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ?
Non, merci ! Travailler à se construire un nom
Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non,
Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ?
Être terrorisé par de vagues gazettes,
Et se dire sans cesse : "Oh ! pourvu que je sois
Dans les petits papiers du Mercure François" ?...
Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,
Préférer faire une visite qu'un poème,
Rédiger des placets, se faire présenter ?
Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »

Edmond de Rostand

Mon oie est cuite, les autistes 1, les oies zéro !

 

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Cambadélis, l’homme qui n’existe pas !

Publié le par letang-moderne

L_homme_invisible_2.jpg

Mais qui connait "Kostas"?

C’est à la suite d'un accident au laboratoire de recherche de l’alliance des jeunes pour le socialisme    où il travaille pour  Lambert que Jean Christophe Cambadélis   devint invisible. Cette nouvelle propriété de sa personne lui fait découvrir les étranges expériences du laboratoire.

Il devint  alors le furtif de la MNEF, secret, discret, invisible presque  fictif…

En 1986,  il adhère au parti socialiste en utilisant les  convergences factices, fausses, feintes, illusoires, imaginaires, inventées d’un tissu  étudiant assis sur des fondations faites de photocopieurs  judicieusement posés autour d’un réseau de maison de l’étudiant….

Elu député d’une circonscription parisienne, le voilà  obligé de disparaitre de nouveau taquiné par des juges qui le feront lourdement condamner à deux reprises dans l’affaire Agos  puis dans celle de la MNEF. Le revoilà donc obligé de vêtir à nouveau sa cape d’invisibilité…

Depuis à l’œuvre selon l’air du temps, il tente vainement de se faire connaître, de se faire reconnaître, entrée soit disant à la gauche du PS, il est très rapidement proche de Lionel Jospin qu’il mènera à sa perte en étant l’un des principaux acteurs occulte de la synthèse Jospino-Rocardienne qui connaît son apothéose un jour du printemps 2002 où la gauche est éliminée au premier tour de l’élection présidentielle !

Il devient alors, avec quelques autres invisibles, l’un des principaux lieutenants de Dominique Strauss Kahn, car ce  coup- ci, c’est sur, il va pouvoir enfin sortir de l’ombre, il va devenir  perceptible, voyant important !

Caramba !

 C’est encore loupé comme disait le philosophe marxiste grec Kostas Axelos !

Le voilà donc de nouveau  en fervent invisible de Martine Aubry…. C’est le respect du pacte de la lampe d’Aladin !  Le voilà donc au service de « la Mère Emptoire »

Comme disait Henry Molinier (alias Testut) juste avant de pénétrer le rassemblement national populaire de Marcel Déat…. Mais que donc que  je vais pouvoir bien faire avec ma scoumoune d’invisibilité ?

 

Mince alors, ouf, pfft, fichtre, ben zut alors !octobre.png

 

Il tente alors une nouvelle fois de devenir premier secrétaire du Parti Sournois, mais en cœur Martine Aubry et jean Marc Ayrault lui répondent :  Mais non Camba-té-ou... Tu sais bien, tu es damné, tu es invisible, tu n’existes pas !

Ce sera Harlem Désir et puis c’est tout !

 

Alors là, il voit tout rouge… il s’énerve, il grommèle, il peste et lui vient une idée…. Qui est l’homme politique de gauche le plus visible du moment ?

C’est Mélenchon évidemment !

 

Manuel de la sorcière lambertiste en main, il ôte sa cape d’invisibilité et se fait  le spécialiste mondial de l’anti-Mélenchon primaire et par un jeu subtil de miroir, enfin, il entre dans la lumière, dans un reflet le voilà enfin visible !

 

Je tape et je tape, je tape encore, je n’hésite pas a raconter n’importe quoi et ca marche le voilà qui bénéficie d’une interview dans l’excellent Libération !

 

 «Comme hier l’extrême gauche, tu considères l’UMP et le PS comme un bloc à combattre en bloc. Mais même si cela était vrai -ce qui reste à démontrer- comment peux-tu espérer triompher, entraîner, voire unir, dans ce classe contre classe d’un autre temps»

Le voilà  Cazuhaquien reprenant à son compte la négation des intérêts antagonistes de classes !

«A force d'être dans l’excès, on n’entend plus rien. Non, François Hollande, ce n’est pas Sarkozy. Il n’y a pas de Merkhollande».

159962-152219-cambadelis-une-jpg-56255-jpg_61772.jpg Et de conclure: «Nous ne te demandons pas de cesser de dire ce qui ne va pas (...) Nous te demandons de temps en temps de dire que la gauche fait des choses bien.»

Mais oui mon petit… on comprend, tu veux exister un peu, Hein c’est ça ?

Alors on va te faire plaisir,  tu veux que nous disions de temps en temps ce que la gauche à fait de bien ?

Et Bien, il faut reconnaître,  qu’elle a eu  raison ta gauche ! De t’écarter du pouvoir ! 

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Ca sent le Gaz….

Publié le par letang-moderne

buseBarbara Stocking, directeur-général d'Oxfam, indique qu'au cours des vingt dernières années les personnes les plus aisées de la planète, qui représentent à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l'inverse, les plus démunis tentent de survivre tant bien que mal avec moins d'un dollars et 15 cents par jour.

Ainsi les 100 personnes les plus riches du monde qui croulent sous les milliards pourraient éradiquer la pauvreté  au moins quatre fois…

Ca sent le gaz mais ce n’est pas dangereux !

En Tunisie deux jeunes hommes viennent d’être condamnés à sept années de prison pour « athéisme ». Dans le même temps La Banque mondiale a accordé à la Tunisie deux prêts de 500 millions de dollars chacun en juin 2011 et novembre 2012 afin de soutenir le processus de transition politique et économique entamé avec la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali il y a deux ans. Aujourd’hui le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, arrive  en Tunisie pour y discuter des réformes nécessaires à la reprise de la croissance, et « la bonne voie » qui est désormais celle de la Tunisie…

Ca sent le gaz mais ce n’est pas dangereux !

En France, les opérateurs pétroliers, les lobbies super puissants sont à l’œuvre. La loi qui est interdit en France la fracturation de la roche pour l’exploitation du gaz de schiste est une véritable entrave aux appétits gloutons des actionnaires de Total. Alors le gros Christophe de Margerie, le PDG de Total, se met à faire du Gram-schisme un peu comme Mr Jourdain taquinait la prose… sans le savoir !

Ainsi  pour rendre acceptable cette exploitation, il lui vint l’idée de gagner d’abord la bataille des mots. Et puisque le terme de « fracturation Hydraulique » est effrayant, à juste titre, il préfère parler de « massage de la roche ». Son homologue de Suez, Gérard Mestrallet, comprenant l’intérêt évident de ces éléments de langage parle de  « stimulation » de la roche. L’exploiteur en chef de l’industrie pétrolière, Yves-Marie Dalibard, le directeur de la communication de l'Union française des industries du pétrole va lui, jusqu’a évoquer la brumisation de la roche ! Comme tout cela est joliment dit !

Ca sent le gaz mais ce n’est pas dangereux !

En ouvrant vos journaux ce matin, vous pourrez découvrir, c’est l’info du jour, que de Rouen jusqu’à paris, une forte odeur de gaz de ville, provoquée par un dégagement gazeux dans une entreprise chimique de Rouen, suscite  l'émoi de très nombreux habitants.

C’est une usine, lubrizol , classée Sevezo, qui fuit un peu…. Bien sur vous pouvez avoir des nausées, un peu les yeux qui piquent, et un peu mal de tête, mais ce n’est évidemment pas dangereux !Medecin

Si la concentration devait être plus élevée, alors peut être vous percevrez une irritation pulmonaire, des nausées un peu plus lourdes, des vomissements et diarrhées, voire des troubles de conscience et de la respiration graves.

Ce matin ca sent le gaz, dans les bidons villes de la planète et sous les ponts de Bordeaux où s’entassent de plus de plus en plus de malheureux. Ca sent le gaz à Tunis et dans le désert algérien où Total s’apprête  à caresser la roche, ca pue le Gaz  mais ce n’est pas grave !

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Le Biscornu… une méthode hollandaise.

Publié le par letang-moderne

maisNous vivons un temps tout à fait peu banal. L’ordre des choses, des idées, des convictions est quotidiennement rebattu par une information cagneuse et déformée. Infirme et vrillée, bref, le noueux et le faux submergent le respect que l’on doit d’abord aux faits !

C’est tout de même extravagant d’appeler un accord ce qui est un diktat. Wagram ne fut pas une victoire facile, elle fut même la première bataille à l'issue de laquelle Napoléon échoua à obtenir une victoire décisive sans éprouver beaucoup de pertes. Elle peut être même interprétée comme le début du déclin de l’ère napoléonienne… 

Les accords «  obtenus » par le Medef marquent une nouvelle séquence de la lutte des classes en France, ils signifient une grande régression de l’ordre public social, le triomphe du contrat sur la loi républicaine, le consentement donné aux puissances de l’argent et de la finance de faire désormais la loi ! C’est peut-être pour cela que les finauds de l’Elysée les ont nommé  les accords de Wagram !

C’est tout juste un peu Bizarre d’entendre Laurent Fabius emprunter les mots de George Bush pour justifier la ballade malienne  de nos troupes d’élites !

«Ce sont des tueurs, ils pillent, ils violent, ils saccagent», «  le terrorisme est un mal absolu ».

Le frisson est garanti, il interdit tout analyse raisonnée, on ne transige pas avec le mal absolu !

 C’est peut-être pour cela que vous n’entendrez jamais les finauds de l’Elysée se demander quel est le cadre juridique de cette épopée ?

Quels sont les intérêts défendus ? Quels miniers ? Quels Lobbies ?

 Jean-Luc Mélenchon a raison de dire que la guerre du Mali est d’abord une guerre ! Et Napoléon ne disait-il pas on ne fait la  « guerre que pour s’enrichir » ?

C’est presque inénarrable de raconter les hésitations du gouvernement sur la PMA, une fois Christine Taubira annonce que celle-ci  ne fera pas partie du projet de loi, c’était en septembre, mais pendant la campagne elle avait dit et Hollande avec, exactement  le contraire . incorrect

Alors Bruno Leroux, chef des socialistes à l’assemblée promet un amendement, c’était le 22 décembre. S

Soutenu par Claude Bartolone et Harlem désir cet amendement est détruit par les charges successives de Marisol Touraine et de Dominique Bertinotti.

Que peut-on déduire de ce désaccord ?

Deux lignes s'affrontent au gouvernement : Ou alors plus simplement il s’agit d’une stratégie de l’exécutif¸ feignant le débat , singeant la pluralité des socialistes, alors que tous  savent parfaitement que leur soumission aux politiques de fer de l’austérité rend la PMA  irrecevable.

C’est L’article 40 de la constitution, qui est très clair, et qui dit : "Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique".

 L'amendement PMA pourrait donc être irrecevable, sauf si ce même amendement prévoit une compensation financière à la baisse de ressource publique.

Et napoléon ne disait-il pas : « le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner  » ?

autocol11x8-egalite-lgbt-FDGOK-1C’est tout juste saugrenu d’être obligé, avec un gouvernement qui se réclame de la gauche, de manifester juste pour l’égalité. Car c’est une évidence plus nous pèserons pour cette avancée conséquente des droit individuels et moins nous reculerons face aux attaques redoublées du patronat et des sangsues de la finance !

Napoléon ne disait-il pas : « Le mensonge  n’est bon à rien, puisqu’il ne trompe qu’une fois » !

Extravagante, Bizarre, inénarrable et saugrenue,  la méthode hollandaise vise à rendre la gauche Zinzin, il est temps pour les militants du front de Gauche d’offrir l’alternative  au biscornu !

 

 

 

 

 

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Juste pour l’égalité

Publié le par letang-moderne

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Les jours monotones coulent de leur innommable laideur comme la pluie ruisselle  sur le parvis de la comédie. Ils s’amassent inutiles et oiseux sans jamais emplir la confiance d’une perspective. La force ne sert à rien quand le mou l’engloutit, l’orgueil n’est que le reflet de l’inutile, la fureur de ces semaines me pèse, le combat m’ennuie.

Les bras, le coude, les poignets tordus, les orteils recroquevillés, le rêveur impénitent est condamné à boire l’immensité de la mer des larmes  stériles et incultes. Des larmes infécondes.

Il pleut donc, une nouvelle fois à Bordeaux.

Que nous soyons engloutis dans ce lugubre concert de ceux qui font, foudroyés net par ceux qui ont. Nous étions là, poignardés par des yeux sanguinolents rassemblés sous la pluie devant ce parvis ou fourmillent les hommes et les bêtes de la bourgeoisie bordelaise.

En bas les marches se prolongent  jusqu’à la  troupe, ici un camarade vient de changer de genre, je ne l’ai pas reconnu de suite, pourtant rien, absolument rien n’a changé.

Un regard, une bise, c’est comme une acceptation, un accord, une validation. Personne n’échappe à la morne symphonie du mal universel. On ne s’arrache de son humus que le jour où exhibant  l’abîme de son ombre, l’autre peut enfin découvrir le ciel plein d’univers qui flamboie, là juste, au-dessus des brumes et de l’écume.

Les paroles lâchées ses derniers jours par les champions des réactions  ont libéré les plus vieux tourbillons de bêtise humaine, j’entends monter de partout les hosannas obséquieux et soumis, dans la même eau crient et coulent le bruit et les mots des égorgeurs. Le Medef, les nations, les croix, la guerre, et le fumier…l’égalité se meurt... en-tout-genre.jpg

Alors nous étions là, trois mille cinq cent, sous la pluie, unis avec les lâches heureux et les races damnées, madame le ministre, monsieur le député, nous revendiquions donc l’égalité… 

Un droit civique, un droit social, l’égalité n’est pas une question pour faire genre…

Et, je vois cette marée de militants du Parti Sérieux, je ne peux m’empêcher en les voyant là, comprendre eux qui promeuvent dans leur assemblée l’égalité des chances, je les vois là,  concevoir et admettre que « L’égalité des chances, c’est pour ceux qui ont de la chance. »

Avec mes camarades du Parti de Gauche, du Front de Gauche, nous étions là nombreux, comme nous étions avec les pilpa, les petroplus, les travailleurs d’Aulnay, les licenciés de Renault, les retraités désindexés…  tous les qui n’ont pas de chances.

 Pour l’égalité, avec ses droits pour tous et ses quatorze tranches d’impôts, son salaire maximum, et son école gratuite obligatoire et laïque… ;

La république a proclamé l’égalité, il nous reste juste à la réaliser.

Intégrer les individus  dans la société, c’est leur offrir, le droit à la même aspiration, pour eux même et pour leurs enfants, cette aspiration s’appelle simplement le bien vivre !

Même si les enjeux ne sont pas les mêmes pour un smicard, un chômeur ou un prof, un étudiant, un artiste ou un punk, un avocat ou un carreleur, il s’agit d’une différence de degrés et  pas de nature.

mou-copie-1.jpgL’égalité n’est pas une question  dans laquelle on peut faire genre, c’est pourquoi nous revendiquons le programme des jours heureux  issu de la Résistance, avec la volonté farouche  de relever le défi de l’élargissement de la protection sociale à l’ensemble de la population, d’une démocratie sociale vraiment universelle, orientée vers la réduction de l’insécurité sociale, la protection de tous face aux risques de la vie, une égalité devenue  réalité  par la redistribution fiscale des richesses. Et les mêmes droits pour tous ! Ce n’est quand même pas compliqué !

 

Juste pour l'égalité

 

 

 

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Un désaccord politique c’est fait de quoi…

Publié le par letang-moderne

the_clash_003.jpgMartine Billard dans son interview qu’elle a donné  au journal Sud-Ouest indique le point précis  où se noue ce que l’on appelle un désaccord.

C’est le moment où ne pouvons plus être d’accord….

Ce qui pourrait ressembler à une évidente lapalissade est en fait  la description d’une séquence plus ou moins longue faite d’acceptation, puis d’espoirs déçus, puis au final  d’une rupture.

C’est à ce moment que tout ce qui était doute, improbabilité, incertitude, indécision, indétermination devient authenticité, axiome, certitude, réalité, vérité.

« À partir du moment où François Hollande a accepté le principe des politiques d'austérité, nous ne pouvons plus être en accord. »  C’est une cohérence très nette.

Au même moment, à quelques heures prés, se nouaient à Paris ce qu’il est désormais convenu de nommer les accords de Wagram. Des travailleurs et des patrons seraient tombés d’accord pour plus de précarité, plus de facilités pour licencier.

Favoriser l’incertitude sur l’emploi comme sur les revenus serait ainsi un accord historique à même  de favoriser la consommation et de relancer l’économie selon les propos du Président Hollande !

Cette logique absurde entraine  partout la récession, le chômage de masse, et les violences faites aux femmes et aux hommes.

Il y a en France 8 syndicats : CGT, CFTD, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, CGC, CFTC.  Il n’y en a que cinq qui ont été associé aux négociations et au final seulement 3 ont signé. Cette représentation est donc largement minoritaire mais pour autant personne ne remet en cause l’évidence de ce qu’ils appellent un accord et qui est en réalité une victoire sans appel des exigences du grand patronat et des actionnaires gloutons !

Pour montrer le véritable visage de la rupture entre le salariat et ce gouvernement, il faudra  assumer notre désaccord, il faudra mobiliser, expliquer et combattre d’abord dans les entreprises où nous devons soutenir toutes les luttes des travailleurs, et demain  aux assemblées où il faudra argumenter pour empêcher la majorité socialiste de transcrire dans la loi tant de mauvaises intentions.nouveau-monde.jpg

C’est ce désaccord politique profond qui éclot dans cet accord,  la validation de la ligne Cahuzac avec négation de la lutte des classes en bandoulière contre la culture des socialistes.

La nature de la gauche au pouvoir, la sociologie du parti socialiste, son histoire, tout cela est du vent, le parti socialiste d’aujourd’hui s’apprête à valider un « accord » contre l’immense majorité de son électorat : Le Salariat.

C’est en assumant cette cassure dans l’histoire du mouvement ouvrier, cette césure entre les objectifs des uns et des autres, cette coupure entre nos aspirations, que nous trouverons la synthèse susceptible de reconstruire une majorité politique en accord avec la majorité du salariat.

Nous avons contribué à battre sèchement la droite, justement pour empêcher les plans du MEDEF. La duplicité avec laquelle ce gouvernement leur ressert une louche ne nous entrainera pas dans une lâche angoisse faite de panique et de soumission. Nous laissons les aléas de la conjoncture à ceux qui calculent, nous ne concluons pas de fausses paix avec ceux qui nous mènent une vraie guerre !  

Le désaccord politique est ce moment où quelque chose de neuf est en train de naître, sans que le vieux n’admette tout à fait encore que sa disparition est programmée.

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L’âme contaminée… (La lettre à mes amis de Gauche)

Publié le par letang-moderne

l-ancienne-ministre-evoque-le-personnage-de-francois_247813.jpgEntre les lignes, il y a toujours un silence, une interrogation,  une genèse, un signe.

Georgina Dufoix qui défile en ce moment contre le mariage pour tous et  toutes contamine l’âme de la gauche…  c’est l’histoire de l’âme contaminée….

Elle marche dans le cristal, elle vomit dans le sang, semeuse de nuit, une croix réformée sur le dos, elle est la poussière du temps, l’ombre du vent ; le pas qu’il ne fallait pas faire… 

Le jardin de la Gauche est si petit, ils se moquent tous de nous voir avaler tant et tant  de coronelles. Hier c’était la fin du droit du travail, et demain ? Demain, ils reviendront, revendiquant l’ordre naturel des choses, il y un papa et une maman tout comme il y a des faibles et des forts, des patrons et des ouvriers, des blancs et des noirs, c’est comme ça depuis toujours et la lutte des classes n’existe plus….  

Des familles entières de cinglés marchent contre une  « rupture anthropologique » bigre !

 Et la seule présence d’une personnalité dite de gauche prend la signification d’un merle qui chante au beau milieu du mois de Janvier…

 Le printemps vient de capituler dans une longue nuit d’hiver…

Oui ! Je sais que j’en fais trop… J’en fais toujours trop…

 Mais enfin, les peurs antiques qui tirent la main des essoufflés, ces ballots qui se jettent dans la première flaque  rétrograde nous font tous tomber… et ça fait mal…

Et puis il y à l’odeur aussi, elle pourrait tout à coup devenir la nôtre, si par mégarde, par contaminations successives, pour telle ou telle promenade elle décidait de nous accompagner…

 Même si juste l’orage tombait… nous serions nous obligés de marcher avec toi, de te défendre de te protéger, nous te chéririons.  Nous t’abriterons, nous te défendrons… et là l’odeur sera là… Faite d’encens et de poudre, de techno et de château Talbot…

Pourquoi  Georgina tu nous salis comme ça ?

Je te vois, je t’entends tomber…je ne veux pas de tes cris, qu’ils ne descendent me prendre. Des siècles et des  siècles que je lutte pour l’égalité lumineuse et tes vieilles jambes qui ne tiennent plus, tes yeux  révulsés ne voient que du noir et ne regardant pas devant, ils obscurcissent même en arrière…

Dans ton ciel bas, très bas, personne ne sait rallumer une étoile… alors les étoiles…voilà le boulot !

Amis et camarades protégez-vous…les vertiges de nos aspirations sont éteints, nos cris ne peuvent pas raisonner si partout, tout le temps, un ou une des nôtres sème la confusion….

Hier Cahuzac et aujourd’hui Dufoix, où voulez –vos que nous vivions dans cette nuit ? Où ?

Entre les lignes, il y a toujours un silence, une interrogation,  une genèse, un signe. ombre lumiere1

C’est à vous que je m’adresse mes camarades, vous  qui supportez la nuit… ou vivez-vous ?

 Votre silence enterre le plus petit des cris dans le plus éternels des sommeils. Nos cris ne résonnent que de votre arrogance, pourtant votre position est éphémère… Cessez de vivre dans la nuit, cessez !

C’est toute notre âme qui s’abime, c’est dans vos nuits pleines et  éblouissantes d’une facilité trouble, d’une embarrassante commodité que vous tombez…. Que nous   pourrions tomber…

Emparez-vous, emparez-vous camarades de notre voix, elle est votre cri  devenu abattu, morne, apathique et terne !

Ne les laissez pas contaminer votre âme… dans ma voix, il y a votre cri !

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