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Le peuple est à bout, le libéralisme n’est pas tabou.

Publié le par letang-moderne

tiki.jpgCe qui est tabou, c’est ce qui  est vilain, pas beau…pas bien… !

Les peintures d’Hitler par exemple c’est tabou ! Le rôle de l’église et de la droite française dans l’affaire Dreyfus  c’est tabou ! La collaboration c’est tabou !

Demander au cours d’un diner à madame la préfète, Mais que faites vous donc de vos crottes de nez ? C’est tabou !

Allumez un petit feu le jour de sabbat pour faire griller les pieds de cochons, c’est tabou ! Manger un mort et niquer son cousin à la sortie de la messe c’est tabou !

Interdit, verboten, ZAPRESHCHENNYY à donf !

Pour les libéraux, du libéralisme originel,  l’activité de l’homme n’a d’autres limites que celles de sa force physique. Il peut manger tout ce qui lui tombe sous la dent, tuer tout ce qui lui tombe sous la main, pourvu qu’il soit le plus fort. Poussé par ses besoins et ses passions, il ne s’arrêtera que devant une puissance supérieure à la sienne ; son énergie n’est contenue et réprimée que du dehors.

C’est la raison pour laquelle les sociétés anciennes même les plus primitives et obscures (second degrés) de Polynésie d’où nous vient le mot « tapu » ont élaboré, façonné, toute une série de contraintes intérieures afin que l’homme ne soit pas non seulement confronté aux limites extérieures de sa puissance mais aussi  aux résistances qu’il se crée lui même.

L’homme social a quelque sorte forgé la morale, les religions et la politique !

C’est par ce biais qu’il s’agit d’aborder cette phrase à la mode employée sur presque tous les sujets du moment : «  ce n’est pas tabou ! »

Les 35 heures, ce n’est pas tabou, les milliards de dividendes, l’allongement du temps de travail, le déremboursement des soins de santé, l’apprentissage à 14 ans, l’autonomie réglementaire des régions, la déréglementation du prix de l’énergie, la désocialisation de l’économie, les externalisations,  la compétitivité, la concurrence des  hommes, des femmes, des territoires…..

Ce n’est pas TA-BOU !tij.JPG

En vérité, nous le comprenons bien, chaque fois qu’une phrase d’un homme politique commence par ces mots, tous ceux que la loi protège, tous ceux qui n’ont que la République comme patrimoine, devraient s’emplir de crainte, d’épouvante et de frayeur.

 Chaque fois qu’un sujet n’est pas tabou c’est que le débat sur sa légitimité est engagé !

Par sa vraie fausse bourde d’hier matin, le Premier Ministre vient d’admettre que la durée du temps de travail était une variable d’ajustement  au service des profiteurs. Augmenter le temps de travail est une autre façon d’en baisser sont coût !

Dans la Polynésie ancienne,  si le système des tabous put produire un effet utile, c’est que l’idée de la violation d’un tabou provoquait une profonde terreur. À l’origine, il n’est jamais question d’une sanction sociale ; on ne songe pas à punir l’homme qui a violé un tabou ; sa punition découle de son crime même. Violer un tabou, même involontairement, c’était s’exposer à la mort.

C’est le but recherché par ceux qui lèvent les tabous !

En mettant les acquis des salariés au beau milieu des discussions ouvertes avec les avides du patronat  et de la droite, c’est bien toutes formes des protections nécessaires aux plus faibles qu’ils entendent tuer ! violer les tabous, c’est bécoter la mort !

Le seul vrai problème entre eux et nous, c’est que nous n’avons pas les mêmes cibles.

tabou.jpgLe peuple de gauche est à bout, et il serait enthousiaste à l’idée de lever quelques tabous comme le  droit de vote des étrangers, l'interdiction des licenciements boursiers, du droit de préemption du salariés sur leur entreprise.

Il est d’accord pour ouvrir le débat d'une alternative à l'austérité, des salaires et des  pensions.

 Depuis 5 mois, ce gouvernement refuse de débattre les propositions du Front de Gauche!

Ce doit être tabou !

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Jean Marc Ayrault est-il toujours le Premier Ministre ?

Publié le par letang-moderne

 jean-marc-ayrault_13619.jpgSidérante, inattendue, faramineuse fausse note du premier ministre. Une cacophonie solitaire qui laisse une véritable impression  de désastre...

La gauche qui gouverne n’a plus aucun tabou parce qu’elle n’a plus de conscience, plus de morale, plus de déontologie, plus d’éthique… parce qu’elle n’ plus de valeur !

« Je ne suis pas dogmatique » dit le premier ministre au sujet d’une  remise à plat du temps de travail, reprenant ainsi l’une des campagnes phare de la droite et du patronat… il ne faut pas supprimer les 35 heures répond Sapin une demi-heure plus tard, devenu le gardien  d’une morale de gauche, un comble !

Un quart d’heure plus tard  Laurent Fabius entre dans la danse « Je ne veux pas me lancer dans ce débat. Il y aura sûrement un débat compte tenu de ce qui a été écrit mais essayons de nous centrer sur ce qui est essentiel en matière de compétitivité."  Summum de la phrase creuse qui  dit tout et son contraire, pression maximale, sur le premier ministre qui  est obligé de  se démentir moins de deux heures après  avoir prononcé ses propos matinaux !

Pain bénit pour la droite qui s’en donne à cœur joie, Copé prêt au dialogue, Accoyer appelle  a soutenir le gouvernement !

 C’est un matin de débâcle dans une atmosphère de désastre, c’est sur les ruines de nos espoirs que sonne le glas du gouvernement Ayrault !

Que cela soit bien compris une bonne fois pour toute, cette débandade, ce désordre, cette piquette honteuse ne nous réjouit pas ! Par leur inconsistance crasseuse, leur asthénie hasardeuse, ces obscures silhouettes de la gauche enfonce tout le camp du progrès dans les ténèbres d’une fiction du changement !

Leurs luttes intérieures qui opposent les Valls, Moscovici, Sapin conduisent à cette course effrénée dans laquelle le vainqueur serait celui qui tiendrait le discours le plus à droite !

Le résultat de cette pente fatale est connue à l’avance, dominants idéologiquement, les droites parlementaires, le patronat organisé du MEDEF, les curés anti-mariage, les combattants d’une France sans étrangers, les rois des pétroles, et les fondus du nucléaire, tirent les marrons du feu et engrangent victoire sur victoire…la-droite-revient.jpg

Désavoué publiquement  par son ministre du travail en moins d’une heure, sommé de se renier par le Président de la République quelques minutes plus tard, Jean Marc Ayrault, au sujet duquel l’étang- moderne avait déjà publié, preuve à l’appui, la piteuse attestation de stage , se retrouve aujourd’hui, pieds et poings liés au bon vouloir de la droite, chef épuisé et lessivé d’une armée mexicaine qui le fait portait le sombrero… en guise en guise  de parapluie !

Pour inverser cette macabre inclinaison, il nous faut en appeler au Président de la République, celui que les caciques du Parti dit Sérieux, appelait encore, il y a quelques mois, culbuto, doit aujourd’hui faire la preuve de sa capacité à rebondir !

L’impasse est totale :  morale, politique, économique. Les chemins choisis par l’équipe de Jean-Marc Ayrault conduisent au déshonneur de la gauche !

culbuto.jpgLa loi sur les 35 heures est un marqueur de l’histoire de nos luttes, elle est à elle seule la preuve que l’honneur du camp du progrès réside en une seule quête : celle de vivre mieux !

En déclarant qu’il était envisageable de l’abolir, Jean marc Ayrault imagine tout simplement de couper définitivement les amarres entre le Parti Sournois et le reste de la gauche !

Une autre politique est possible, il devient urgent de la mettre en œuvre. Une autre majorité est possible, disponible. Le Front de Gauche est prêt.

Culbuto, si tu m’entends…..

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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10 millions de pauvres souhaitent un choc de solidarité, un pacte de fraternité !

Publié le par letang-moderne

paris_des_pauvres-copie-1.jpgDans ce pays où l’égalité devrait être  une passion, le nombre de pauvres ne cesse d’accroitre… les statistiques de l’INSEE de 2012 annonceront que nous venons de dépasser le seuil des 10 millions.

Presque  15%  de la population dispose donc d’un revenu inferieur à 954 euros mensuels ! le salaire médian des ménages est de 1550 euros mensuels !

La priorité d’une société éduquée, dégrossie, repoussant la barbarie et la sauvagerie du chacun pour soi, la priorité des priorités serait de répondre à cette situation !

Mais aujourd’hui à l’Elysée, le Président de la République, ne recevra pas  cette mère de famille qui misère avec ses enfants, ce fonctionnaire de police qui dort dans sa voiture, ce jeune instituteur à qui l’on vient de couper l’électricité. A l’Elysée aujourd’hui on recevra dans l’ordre, d’abord madame la présidente du FMI, et 500 000 euros annuels, non imposable, puis Madame gri.

Madame Gri, c’est la patronne de Manpower France et Europe du sud, on est comme ça chez Manpower, on regroupe la main-d’œuvre  pauvre par secteur géographique !

Madame Gri, c’est aussi la patronne à la mode, c’est elle qui est chargée par les vautours du CAC 40 de venir pleurnicher  ses marges, ses dividendes, sa capacité à innover…

Travaillez dur brave gens, précaires et traine-misères des agences d’intérim, il faut de la sueur et de l’accident de travail, il faut des échafaudages à pas chers  et des cabanes de chantier pas chauffées pour assurer son million d’euros de salaire annuel !

C’est elle la porte-parole de ceux qui nous font la leçon, c’est elle qui veut fixer le taux tva, la CSG et le montant de l’impôt sur la société… c’est elle qui est reçue aujourd’hui à l’Elysée….

Il ne reste plus qu’un pas à franchir pour ces rapaces,  dénoncer les élections comme une lourdeur administrative et remplacer l’assemblée nationale par un conseil d’administration de gens compétant !

Si ces tiques ont une telle audace, c’est que le ministre des finances de la « gôche », Pierre Moscovici déclarait le 11 aout dernier  que le «  coût du travail » n’était plus une question taboue ! et l’autre arriéré de Chérèque, malin comme un cornichon sorti du vinaigre, se croyait  obligé d’en rajouter une petite dose : "Le coût du travail est aussi un facteur de perte de compétitivité."Vautours2K.jpg

Cette inclinaison est à la fois politiquement stupide et économiquement fausse.

Politiquement stupide, car ce sont d’abord les salariés qui votent pour la Gauche, plus de 70 d’entre eux ont voté pour François Hollande, et il n’est pas certain que leur expliquer qu’ils coutent cher au moment ou chacun  sent précisément les effets concrets de l’austérité  soit de nature a créer un sursaut  favorable d’adhésion à la politique du gouvernement . De surcroit, j’ajoute que le débat sur la protection sociale des citoyens est inutile à moins qu’il s’agisse de la supprimer tout court ! Car enfin, ce soit par l'impôt, par les cotisations sociales ou par des prélèvements privés, ce sont toujours au bout du compte les ménages qui supportent le coût de la protection social. L’enjeu de ce débat est tronqué à l’avance, car il ne porte pas sur qui paye ? Mais à qui cela profite ? Ainsi les rapaces instillent un débat faussé dans lequel à la fin, gagnant- gagnant, ils gagnent à tous les coups ! Quand les cotisations baissent c’est plus de bénéfices, plus de dividendes certes mais c’est en même temps moins de ressources pours les caisses de protections sociales, et c’est un marché juteux pour les assurances privés qui nait ! Les retraites, la santé, l’éducation, allez hop, tout ca dans la cassette de Mme Gri et des acolytes du Cac 40.

Economiquement fausse, le coût du travail serait donc trop élevé en France, c’est une certitude puisque tous les matins elle est livrée sur France-Inter, tous les soirs elle est ânonnée par Jean Michel apathie sur C+.

Et donc, couillon, ca nuirait à l’emploi, et aussi à la compétitivité houlala , sauf que cette question n’a pas de sens. Parce que ce qu’un employeur est prêt à débourser pour payer un salarié est toujours, mais alors toujours, en lien avec ce qu’il espère en gagner ! Seul le rapport entre le prix du travail et la productivité du travailleur est une grille d’analyse efficiente !

Pierre Concialdi chercheur à  l’IRES écrit ceci : « En proportion de la productivité horaire moyenne (la valeur ajoutée par heure travaillée), le coût horaire du salaire minimum se situe aujourd'hui à son plus bas niveau depuis soixante ans (environ 23 %), soit près de deux fois moins qu'à l'époque de sa création au début des années 1950 (environ 45 %). Sans les exonérations de cotisations sociales sur les "bas salaires", ce ratio serait de 28 %, soit à peu près le niveau observé avant l'instauration du Smic, en 1970, après une période où le salaire minimum avait considérablement chuté. Difficile de conclure dans ces conditions que le niveau du salaire minimum serait un problème. »

solidarite.jpgLa comparaison incessante avec une Allemagne, qui aurait massivement baissé ces « coûts » du travail, et réglé ainsi son problème de compétitivité est tout aussi fausse. Non seulement le travail vaut sensiblement le même   prix mais la productivité  horaire des travailleurs est supérieure en France de presque 20% !

Alors oui,  il faut un choc dans ce pays ! Un choc urgent et indispensable, un choc de solidarité ! Il faut augmenter les salaires et les minima sociaux, il faut revaloriser les retraites et soutenir les services publics, il faut piocher dans les 1500 milliards annuels de dividendes qui dorment inutiles, c’est cet impôt privé qui saigne l’économie pas la santé, l’éducation, la sécurité de nos concitoyens !

Les rapaces de la  de la finance ont un visage et aujourd’hui ils sont à l’Elysée !

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Au congrès des fantômes, Filoche agite les hantises du défunt Parti socialiste.

Publié le par letang-moderne

314410327_ecd45165e7.jpgCeux qui prennent les larmes pour de l’eau n’ont sans doute, jamais, croisé  les yeux d’Elsa  et ne pensent  d’Aragon qu’une suite de considérations topographiques échappées d’un dépliant touristique de Castille !

Larves, lémures et zombis se pressent dans les couloirs du parc des expositions. Simulacre de leur engagement, songe de leur détermination passée, illusion de l’importance et phantasme du pouvoir, les elfes et les farfadets, les ombres et les revenants soignent leur apparence. Spectre invisibles de leurs chimères, les fantômes du socialisme dégoulinent le long de leur château abandonné.

Jean-Luc Mélenchon se demande dans ce texte de quoi est fait ce parti qui tient ce congrès fantôme ? La réponse est dans l’observation de l’ambigüité des discours, dans le vide  de sens sidéral des éléments de langages bombardés par les attachés de presse endimanchés… le congrès du « rassemblement » et de « l’unité »

Autour de gradins semi-désertés, bien loin des 4000 congressistes annoncés, il n’y a pas, pas un drapeau du parti socialiste, une mise en scène épurée, les éléphants désormais sans ivoire, ne font que passer !

Un discours et disparaissent….

L’imaginaire commun de toutes les cultures socialistes est peuplé d’orateur brillant et combattif, des qui tracent la route, qui exposent le plan de bataille, des qui donnent l’espoir et qui dessinent les perspectives de la victoire… Rien de tout cela dans le hangar des socialistes, un ombre Royale s’exprime mais les étoiles du ciel comme les soleils restent éteints… « clap clap clap »  font les ombres alignées derrière des tables blanches…

Le seul véritable fait marquant qui va remuer cette lugubre assemblée, c’est la fin d’un mythe, on croyait que les fantômes élisaient volontiers domicile dans de vieilles bâtisses lugubres et délabrées ou de grands châteaux qui, par la force des choses, deviennent vite abandonnés. Voilà autant de clichés contre lesquels il faut lutter car ils sont à classer au rayon des préjugés. On sait maintenant  que nombre de demeures parfaitement récentes, voire modernes, ont vu l’apparition de ces phénomènes

Regardez donc celui-ci !

Alors que le gouvernement de Jean Marc Ayrault multiplie les annonces sur le choc de compétitivité, sur l’objectif intangible de la réduction des déficits, sur la contraction des  dépenses, sur l’allégement des  « charges patronales » marquant avec la plus grande force possible le changement de nature qui s’est imposé au parti socialiste, surgit à la tribune un Poltergeist !!parti-socialiste10b

Un Poltergeist c’est un esprit frappeur ! Ce genre de fantômes se manifeste d'une façon bien différente des autres esprits. En réalité, très expressif, il ne se gêne pas de donner des coups violent sur les murs, de faire voler des objets ou même de les déplacer et ceci sans pudeur, des objets peuvent même être projetés contre les murs. Les manifestations du Poltergeist  les plus communes ou esprit frappeur sont dans un premier lieu présentées par des interférences de la télévision, des ampoules explosant sans raison apparente ou encore des cris inexpliqués.

Celui qui a surgit hier après-midi dans le congrès des âmes errantes était aussi un esprit farceur, pas du genre timide, il surgit au milieu des Valls et des Colomb, et il parle comme s’il était au beau milieu de gens de gauche !

Il dit que la priorité c’est l’emploi pas les déficits, il dit qu’il faut taxer les dividendes et pas les retraites,  il dit que le travail est une richesse et pas un coût, il dit que la flexibilité et la précarité sont les pires ennemis de compétitivité !

Il frappe le Filoche, il frappe !

Fantôme de la gauche qui ne renonce pas au milieu d’une assemblée de lâches démissionnaires, élus et obligés ne résistent pas à l’applaudir…. Héritage de la race ou politesse des zombis ?

5856957496_fc0bbc50f6.jpgToujours est-il  qu’en ravivant les discours ancien, notre ami Gérard ravive les hantises de la mort. La hantise spontanée est celle d'un être cher disparu qui se manifeste dans certaines occasions à courte durée seulement pour dire un au revoir.

Dans cet univers d’enterrement de tout ce qui faisait le fond du parti du changement Filoche, le Poltergeist, est venu rappeler que l’âme de ceux qui ne se résignent pas rode encore…  et qu’une maison nouvelle faite de vivants est en train de se construire, cette maison c’est le Front de Gauche. Le Socialisme est une affaire de vivants pas de fantômes !

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L’acte 3 de l’austérité ! Une machine de guerre contre la République !

Publié le par letang-moderne

4411001519_253dc7d65d.jpgC’est un vrai problème, une difficulté, une entrave aux libertés. C’est un déchirement de voir tous ces canard boiteux boiter. Il y a tant de pépite¸ de tête de réseaux, d’entrepreneurs « pushy », de capitalistes repus, il y a tant de talent prêt à se vautrer dans les dividendes, pourquoi faudrait-il que l’on aide tous ces vilains canards ?

Il faut lever les contraintes, abolir les freins, lever les obstacles, desserrer le carcan !

Les lois du marchés ne peuvent supporter ni les canards boiteux, ni les règles qui garantissent l’intérêt général. C’est bien là qui est le  bât. Ce qui blesse et gène les politiques de l’austérité, c’est bien la République, méchante et bornée, avec ces principes désuets d’égalités, de libertés, et pourquoi pas de fraternité tant que l’on y est !

Le monde moderne est le monde de la concurrence, libre et non faussée, faire sauter les tutelles, abolir  l’autorité de la République, Bercy nous enquiquine ! aime à dire le très moderne Président de l’ARF. (Association des Régions de France)

Pour honorer la parole du Président Hollande, il faut mettre les moyens : « La décentralisation […] sera même une source d’efficacité de la dépense publique, car il y aura forcément, partout des économies à faire ».

La décentralisation est pensée comme un outil de la réduction de la dépense publique. Il fallait oser !

En soumettant l’ensemble des budgets publics de la nation à la sacro-sainte règle d’or, c’est l’intégralité des politiques publiques, de l’Etat, des régions, et des départements qui sont livrés à la notation des intérêts capitalistiques !

L’effet ne se fait pas attendre, et voilà le département de la Gironde soumis aux appréciations de Moody’s, le conseil régional d’Aquitaine lançant un appel d’offre  pour savoir qui le notera !

L’intérêt général et le service public, le développement harmonieux des territoires et le cadre de vie des citoyens, la préservation des espaces naturels et le bien-être de nos vieux, le transport public et les politiques de l’emploi, tout cela, en vrac et en totalité, n’est plus déterminé au travers du prisme du bien public mais à la lumière de la note de Fitch ou de standard and poors !

Pour casser les résistances  citoyennes, sociales et ouvrières qui ne manquent pas de s’organiser l’acte III de la décentralisation apparait comme un outil remarquable !

« Réformer l’Etat c’est régionaliser le pays » nous explique Alain Rousset, « je serai le ministre d’un Etat territorial » compléte Manuel Valls dés fois que l’on n’aurait pas bien compris ! Le Haut conseil des territoires qui est dans les tuyaux de ces grands liquidateurs est la structure qui parachève l’édifice. En faisant de notre République une juxtaposition de régions pourvues d’un pouvoir réglementaire et normatif, le but est d’inscrire durablement notre pays et ses institutions dans la logique européenne de la  concurrence et du libéralisme2710505626_5f8fe8708b.jpg !

La République n’est plus le cadre d’une nation solidaire, une et indivisible, elle devient une juxtaposition de territoire, concurrent les uns des autres. Ainsi lorsqu’Arkema vient s’installer en Aquitaine sur le bassin de Lacq, pole d’excellence et cluster à la fois, tout ce baratin qui constitue la novlangue du libéralisme, l’heureux Président décentralisateur de la région Aquitaine se félicite,  se réjouit… une extase ! 

Pourtant il devrait mettre un bémol à tant de félicité exaltante car derrière les emplois créés en Béarn se cache des milliers de licenciement dans le bassin Lyonnais !

C’est cette vision destructrice de l’Etat redevenu ni stratège ni régulateur, comme avant Colbert, qui ouvre la porte au dumping généralisé. Car pour s’installer en Aquitaine, pour dynamiser le cluster, le groupe Arkema a reçu plus d’un million d’euros de la collectivité territoriale !

3815522958_9f5b182765.jpgLa décentralisation a pour but de rapprocher le citoyen de la décision politique, de l’y associer, d’organiser le débat, le texte qui prévoit ce nouvel acte dit de décentralisation vise un objectif tout à fait diffèrent, élaboré loin des citoyens et dans l’absence totale des syndicats et des associations, écrit  autour de quelques grands patrons dans les salons de l’ARF, il ne vise qu’à  briser les principes égalitaires de la Grande Révolution !

Quand ils évoquent le ciel c’est pour usurper la terre,  disait Robespierre, ses ennemis d’aujourd’hui évoquent la République  pour lui en usurper son contenu !

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A Toulouse, la gauche sera dans la rue !

Publié le par letang-moderne

toulouseLe ciel est abattu, le fond de l’air est consterné. Tout est disgracieux, les pensées sont difformes le fond intérieur du congressiste affilié au Parti Sournois est moche… Comme il rêvassait d’un monde plus beau, plus marbré, plus bigarré, il avait imaginé autrement le changement !

En passant le long du canal,  c’est à Francis Blanche qu’il pense notre délégué… « Il ne suffit pas d’être inutile, encore faut-il être odieux »

Sa  fantaisie progressiste l’avait mené, de conjoncture en extrapolation, a penser le changement, pauvre changement, il se reflète comme le bec du cygne dans le canal, tordu, déformé, flou et  tremblotant… des petits rondins qui flottent, des petits buis… du pont du roi à  la Gironde, c’est ou la mer ?

Comment rester fidèle à son engagement ? En allant à la mer disait Jaurès… mais le bois est là immobile bloqué par un amas de feuille et de fiente de pigeons…  Ciment gluant qui construit l’immobilisme !

J’en ai marre pense notre militant mandaté, il faudrait militer  sans comprendre, parce que comprendre c’est mépriser….

Comprendre que ce congrès ne  sert à rien et que depuis mercredi, déjà, les strapontins du Conseil National sont distribués, 5 ou 7 pour Montebourg, 82 pour le quatuor des droitiers (Valls, Mosco, Peillon et le Foll) 40 aux « amis communs » de Fabius et de Martine Aubry, et 21 aux alliés de Benoit Hamon, 27 pour Lienemann, 24 pour Hessel et 10 pour Gorce…

Comprendre cette architecture, c’est mépriser, se mépriser…  Et voilà il pleure encore, notre Emmanueliste… Il a tout fait comme on lui a dit…et il a le droit de se taire… comprendre c’est mépriser.

Faire nombre et voir des ministres, boire des coups et manger gras ! Croiser le regard de Ségolène Royal, Maligne à la hauteur de son humiliation or not ? C’est le programme de ce soir ! Est-elle encore audible ? Et puis à quoi ca sert ?

Même en cage les oiseaux ont des ailes, au fond je sais bien que je ne suis pas de cette race…c’est quoi cette mascarade ?  Moi je dis que le temps de la gauche est venu… et à la radio Mosco explique que l’heure est arrivée  pour un choc de compétitivité !

En quoi me voilà déguisé… 10 ans, 20ans … Que je milite pour le partage des richesses, c’est une idée simple somme toute, mais Fleur Pèlerin, elle dit que ca n’existe pas,  la lutte des classes… on a tous les mêmes intérêts…gagnant-gagnant qu’elle dit….

Mais  pourquoi… je marche… ou je vais…. La Garonne qui n’avance pas… les feuilles, le bois, la fiente…Tout est bloqué… bloqué.

cgt.jpgC’est quoi ce cortège, ce carnaval, toutes les bêtes avancent… au même pas, tout le monde va au congrès et moi je rêve du changement… et leurs gueules ! C’est quoi ces gueules de carêmes, ce défilé, ce jubilé c’est quoi ? Qu’est ce que je viens faire ici ?

Au mois de Mars de l’an dernier, c’est avec mes amis du RESF, que je protestais contre le démantèlement d’un camp de roms…

Vrouum vroum….  Fait la voiture de Valls  en arrivant au congrès du Parti sournois…

Mais qu’est ce je viens faire ici ?

Comprendre… tenter de comprendre… ne pas se mépriser, aller à la mer avec les salariés de Pétroplus, et de Conforama, de Sanofi, de Peugeot… les Fralib, les autres tous les autres… c’est là ma place, c’est là ma place !

Inutile et odieux… Ce congrès est odieux, abject comme le renoncement, crapuleux comme un double-discours, maudit, insupportable, turpide… indigne !

Allez c’est décidé ! Je m’indigne ! Demain a 14 h30,  je serai Place Esquirol, avec le seul courant qu’il vaille, ce lui qui va à la mer !

Le changement c’est pour quand ?

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Le gouvernement des mous tarde, et la colère monte… au nez !

Publié le par letang-moderne

 mou.jpgC’est presque déjà la débâcle, la déconfiture, coincés entre une droite vengeresse et un peuple de gauche amorphe et apathique, assommé par l’ampleur de la reculade constante du gouvernement, Hollande et Ayrault  forment un couple impayable, grotesque et tragique !

Impayable lorsque tout le monde comprend que la grande réforme fiscale, seule capable de refonder concrètement le pacte républicain qui unit  les citoyens dans une communauté d’intérêts est en train de s’évanouir dans les circonvolutions hasardeuses de Cahuzac, abandonnant tout projet de redistribution des richesses, abdiquant les taxations de plus value lors de cessions d’entreprises, renonçant à la suppression des niches à riches, délaissant toutes tentatives d’imposer réellement les revenus du capital au même titre que ceux du travail….

Grotesque lorsque qu’il fait adopter le TCSG par sa majorité de député inutiles, tous élus en ayant promis la renégociation du dit traité. En  se coupant ainsi durablement  des attentes réelles de celles et ceux qui l’on porter au pouvoir, en fixant comme unique objectif à la politique mise en œuvre le respect de la règle imbécile d’un déficit public ramené à trois pour cent dés la fin de l’année prochaine, le premier ministre imprime une politique ubuesque qui ne peut faire que des mécontents. D’un coté la droite qui mobilise toutes ses clientèles pour enfoncer davantage le coin, profitant de ces renoncements pour  imprégner la société de ses délires réactionnaires tant d’un point de vue économique, ce sont les exemples du lobbying ultra libéral des « pigeons » ou de l’abandon de la taxation  du marché des œuvres d’arts que d’un point de vue moral avec la débandade sur le droit de vote des étrangers, la capitulation en cours sur le mariage pour tous.

Tragique enfin, car leur choix politique  donne le sentiment d’un grand amateurisme. Limite fumisterie. Une grande mystification. Le journal Libération titre aujourd’hui : « les apprentis » !

Le parti socialiste est coupable à lui tout seul de cette situation, car à ne pas vouloir trancher entre deux orientations incompatibles, l’austérité ou le partage, ceux qui gouvernent en sont réduits à faire semblant. Ils utilisent les mots de la gauche, pour faire la politique du Medef et des banquiers. Ils disent vouloir réorienter l’Europe et sa gouvernance mais ils se privent en même temps du seul levier qui était capable de faire bouger les eurocrates : la volonté populaire. Ils votent avec la droite !

Ce gouvernement n’a déjà plus de base parce qu’il n’a pas de tête !tratitus.jpg

 En réalisant, petit à petit, tous les rêves inassouvis de la droite, je pense, par exemple, à cette folie de vouloir inscrire le concordat dans la  constitution, il ne fait que renforcer les tenants de la contre révolution libérale. Si demain il cède aux délires girondins de ceux qui veulent, en son sein,  transformer la belle idée de décentralisation en outil de casse de la République, si par exemple, il autorise les régions à user d’un pouvoir normatif ou réglementaire, il ouvrira la voie, au démantèlement d’un des piliers de la République : l’égalité !

L’impasse est là… le chômage enfle et les plans de licenciements se multiplient, Arnaud Montebourg peut bien poser en marinière de luxe, il ne fait que rappeler, malgré lui,  que nous avons à faire à un gouvernement de plage, à un capitaine de pédalo !

Pendant les campagnes présidentielles et législatives, le Front de Gauche affichait le slogan : Nous on peut !

ready+bareminerals+test+avisAujourd’hui face à la dérive du pédalo, livré aux courants contraires, le Front de Gauche doit faire passer le message suivant nous on est prêts !

Il existe une majorité à gauche, pour construire un budget de combat face à la crise, il existe une majorité à gauche pour refuser l’austérité et le déclin. Il existe une majorité pour reconstruire le logiciel de la gauche autour des valeurs de la République et de l’éco socialisme. Voilà notre tâche du moment ouvrir grand les portes et les fenêtres, pour mettre un point final à la dérive de ceux qui par leur inconstance divisent la gauche et renforcent la droite !

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Les clichés ont la vie dure.

Publié le par letang-moderne

kissing.jpgUn des plus beaux clichés de la fin de la guerre  se révèle être la photographie instantanée d’une misérable et banale agression sexuelle. On croyait voir l’instantané fugitif d’un baiser de paix, il s’agissait d’un acte de guerre individuel, dernière saloperie de la guerre du Japon.

Une passante est agressée par un marin, et c’est la photo joyeuse de jeunes  gens célébrant la paix qui est rependue dans le monde.

Ces images trompeuses ressemblent à la formulation banale de stéréotypes solidement ancrés dans l’imaginaire collectif et qui sont pourtant à mille lieux de la réalité. A lire les journaux d’aujourd’hui, lorsque on a fini d’être stupéfait des sorties conjointes de Najat Belkacem et de Malek Boutih, petit corps malade, qui, pardonnez moi l’expression, font les harkis de Hollande, pour enterrer le droit de vote des étrangers, on peut enfin se concentrer sur la grande nouvelle du jour : l’accord trouvé entre les médecins libéraux et l’assurance maladie.

En voilà un de beau cliché ! Les médecins libéraux !

 En France la médecine serait donc une profession libérale… la bonne blague que  voilà, il n’y a pas de profession dont le revenu  soit davantage socialisé...Chaque  euro qui passe  dans le leasing du  4/4 électrique de votre toubib est une cotisation sociale inscrite  dans la colonne prélèvement sur votre bulletin de salaire ! Si vous rajoutez à cela que la clientèle est captive et malade, amoindrie, et socialement dominée, vous venez de comprendre que derrière l’allégorie de la profession libérale se cache  une grande singularité française, une fantaisie originale : Les médecins sont les agents de la fonction publique le plus grassement payés  au monde !

Lobby puissant fait de notables du bourg, de sommités de l’imagerie médicale, de grosses légumes de la prostate, ils portent la notabilité en sautoir, glabres et lunetteux, ou bien barbus et pensifs, ils cultivent cet air intelligent et penché. Medecin.jpg

Observez-le, mesurant votre tension… il compte jusqu'à 13, des fois 18… et puis il prend le retour et là, ô surprise ! il compte de nouveau  jusqu'à  7, des fois à 11. .. Vous avez vu comme il est  concentré, 10 ans d’études… asseyez-vous, toc-toc dans le dos…  ilprend le stéthoscope, véritable légion d’honneur du carabin, symbole de sa puissance, de son savoir, négligemment posé sur l’épaule, ou déposé, bien visible, dans la poche de la blouse, il le prend et le met à l’oreille…. Il écoute… respirez, soufflez… encore une fois pour le fun… et là hop… vous pouvez vous rhabiller…

Assis derrière son bureau, il fait son boulot… il sort la machine à carte vitale !

Deux ou trois considérations bidons sur l’hygiène de vie, une poussée en arrière sur le siège à bascule et il rédige l’ordonnance… heu…il la renouvelle… puisque tout le monde à le nez qui coule, et des courbatures, la gorge irritée et le sommeil introuvable…

Un sirop, un fluidifiant  nasal, un paracétamol et 23 euros !

La durée moyenne (tout le monde sait que les moyennes ne veulent rien dire) est de 14 mn, avec le bonjour et la blague dans la salle d’attente comprise, en enlevant la pause pipi et la lecture du Figaro, on peut donc considérer que le poly-thérapeute effectue 3.5 consultations par heures, et comme l’étude de  l’ordre des médecins nous le dit, les médecins travaillent, en moyenne toujours, 10 heures par jours. Donc il est facile de poser, qu’en moyenne, un médecin fait 35 consultations par jours ! Il faut tout de même rajouter les ordonnances prise au comptoir du secrétariat qui renouvellent un traitement récurrent, les attestations d’aptitude s pour les moufflets qui s’inscrivent au basket ou à la danse rythmique et qui vous seront aussi facturées 23 euros.

 Allez hop !  

Une côte mal taillée et  je vous fais le paquet moyen à 39 consultations jours. Soit 897 euros dans la musette !

Comme l’omnipraticitirelire-cochon.jpgen n’est pas un fainéant, nous le ferons travailler 24 jours par mois et c’est donc par une simple multiplication que nous découvrons, éberlué  le chiffre d’affaire mensuel moyen de notre bon docteur soit : 21 528 euros  que l’assurance maladie et les mutuelles  vont devoir débourser!

J’entends déjà les cris dénonçant ma mauvaise foi,  mon incurable sottise, et les charges ? Le loyer ? La secrétaire ? Le chauffage ? L’eau…  Et le sopalin ? Hein ils sont où dans ton calcul ?

Ok Ok… Enlevons, soustrayons, étêtons. Mais de combien ? Faisons une moyenne. Les médecins partagent  souvent leur cabinet à plusieurs, disons 3, ils partagent aussi la secrétaire, et les frais de fonctionnement. Alors on y va : un beau cabinet, en ville, joli et accueillant, disons 1500 euros de loyers mensuel, une secrétaire médicale dignement payée 1500 euros net, disons un coût de 3500 euros, du téléphone et des fluides, de l’essence  et de l’entretien,  on en remet 2000. On additionne et voilà 7000 euros mensuel qu’on divise par trois et que l’on soustrait au chiffre d’affaire de ton généraliste. 19 000 euros… il lui reste encore 19000 euros….

Et ses charges personnelles ? Et sa mutuelle ? Et sa retraite ? Et son assurance … allez, allez, le tout pour 4000 ca vous va ? 15000.radiologue.jpg

Quand un fonctionnaire gagne 15 000 euros mensuels (en moyenne) les pouvoirs publics ont le devoir d’interdire purement et simplement tout dépassement d’honoraires. Point à la ligne !

Les clichés ont vraiment la vie dure… et cette pauvre Marisol Touraine aura bien du mal à nous faire croire qu’elle a obtenu quoique ce soit de ce lobby ultralibéral que sont les médecins généraliste.

Des intrus en quelque sorte, des intrus dans un système de sécurité sociale qui est devenu un outil de la rémunération des médecins ultralibéraux !

Si demain on se met à parler des radiologues, la photo sera encore plus éclatante.

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ô temps suspend ton vol... et mes burnes! (suspension en tout genre)

Publié le par letang-moderne

Burnes.gifJe suspends mes  fleurs que j’aime tant aux goutes qui tombent, je suspends les heures molles aux pendules rigides de la morgue et du dédain…

Je suspends mon temps à l’arrogance, à l’insolence,  au mépris de tous ceux qui ont le temps !

Je suspends l’éternité au crochet des heures perdues, je suspends les paroles sans voix aux sonotones des  voyageurs d’Orly. Mon amie la LGV, ne passe pas encore le mur du son, je suspends son fracas aux glouglous du néant.

Je suspends la longue nuit qui tombe sur mes rêves et mes amours, je suspends mon heure à mes attentes, elle ne viendra pas, elles ne viendront pas.

Je suspends mes diners à la gare, mon aller-retour, je suspends le ramdam de vos regards venimeux à la fielleuse malveillance dont on m’honore…

Je veux désormais évoluer, subsister, respirer, réaliser être et exister ! Je suspends les accrocs,  les attaches, les clous, les vis,  les coins, et les  crampons, les patafix et les rivets !

Je suspends les pentes fatales aux chemins de la résistance, l’automne jaunie de leurs sales affiches staliniennes sur le front buté de leur inconstance versatile !

Je suspends mon adhésion aux vases d’Andernos, et ma passion des  bigorneaux à mon âme bigornée !pendu07.png

Je suspends l’inutile à quelques heures de rangements, mes chemises à un cintre, les luttes imbéciles aux imbéciles lutteurs et  à leur grand débat sur le mode de scrutin !

Je suspends mon machisme à la corne d’un taureau  et les passages en force à la belle ondulation du drapeau rouge, la muleta n’est pas un fanion rouge comme les autres, elle  est un leurre.

Je suspends les bourreaux à leur potence et les ténèbres de leur assemblée générale à la farandole de nos souffrances.

je suspends le spleen à l'oreal , ma carte bleue à l'azur.

Je suspends leur droit à mes règles.


Je suspends aussi mon abonnement à canal plus, mon vélo au crochet, mon boa et la carotte.

Je suspends mon aveuglement à la lumière de la cime des cerisiers, les transparences à la décalcomanie d’une improbable robe légère…

Je suspends mon exaspération à ta colère, mon impatience à ta fureur.

Pourquoi couines tu ma détermination?  Ma force, ma résolution, te voilà donc suspendue à la suspension.jpgmollesse des vents contraires….

Je suspends toutes velléités irrésolues  à l’évidence !

Je suspends le résistant à la consigne, le militant à un réveil, les palombes aux pigeons et les huitres à leur parc.

Je suspends mes pas aux marques du sables, mon temps au mépris, mes mots à tes lèvres et mon âme au diable !

 

Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé !

 

 

 

 

 


 

 

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Touche pas à ma blogosphere... "des hommes, **des femmes** et des blogs"

Publié le par letang-moderne

 

  placeauxblogs1.jpg Chacun de nos billets de blogs est l’occasion de susciter des avis, des commentaires, des questions, des discussions, à l’occasion du débat. En un mot, de l'interaction. Les internautes qui « nous rendent visite » sont parfois blogueurs eux-mêmes. En commentant « chez nous », ils nous permettent de découvrir leurs propres blogs et ainsi d’étendre notre réseau, nos liens : ce que nous nommons la blogosphère. Avec le temps, parce que derrière chaque blog il y a un homme ou une femme, sa réalité, des affinités se nouent, des rencontres ont lieu, des sourires sont échangés. La supposée virtualité a alors fusionné avec le réel.

 

Telle est notre vision du réseau social qu’est la blogosphère. Elle est tout sauf fermée, froide et aseptisée. Elle est au contraire ouverte sur la vie, bouillonnante, source d'autant d'amitiés durables que d'irréductibles inimitiés, et l'on peut même de temps à autre s'y faire insulter copieusement. Elle est tout simplement le meilleur et le pire de ce que sont les gens, de ce que nous sommes. Elle est vivante.

 

Des blogs et des liens

 

La société Wikio avait en son temps joué un rôle important dans l’émergence de cette communauté de blogs, et donc de blogueurs et de blogueuses. Wikio assurait la promotion des blogs, leur apportait un surcroît de visibilité et eux-mêmes le lui rendaient bien. Et puis la petite société est devenue plus grande, elle s’appelle aujourd’hui Ebuzzing et a de nouvelles ambitions. 

 

Dans un premier temps, Ebuzzing a choisi de préserver l’outil qui avait fait la popularité de Wikio auprès des blogueurs, ses classements des blogs, se contentant d'adapter ceux-ci aux évolutions majeures d’Internet, l’émergence de Twitter par exemple.

 

Basés sur les liens entre blogs, divisés en catégories - politique, sport, technologies, société, etc... -, ces classements permettaient dans une certaine mesure d’apprécier le poids de chaque blog dans la blogosphère, l’étendue du réseau de chacun, pas nécessairement son audience. C’était intéressant ou amusant, pertinent ou farfelu, utile ou inconséquent, les avis étaient partagés. Chacun d’entre nous savait cependant y retrouver une photographie plus ou moins déformée de la communauté ou des communautés que nous formons.

 

Des blogs sans blogueurs

 

Mais récemment, l'outil est devenu tout autre chose. Des blogs institutionnels, des blogs de personnalités dont les médias traditionnels font la notoriété, ont été intégrés à la liste des blogs. Pis encore, des agrégateurs de liens et de contenus, des sites semi-professionnels, ont soudainement rejoints les bases de données d'Ebuzzing, y compris des sites d’extrême-droite qui usent à grande échelle de méthodes plus que suspectes pour gagner en notoriété – démultiplication de pseudos, retweets automatiques en masse, commentaires copiés-collés de manière industrielle, etc...

 

Les uns ne sont pas des blogueurs, les autres ne sont pas des blogs. Autant considérer comme des blogs Atlantico et le Huffington Post, les sites du Figaro et de Libération. Et pourquoi pas les pages Google News ?

 

De fait, les classements de "blogs" d'Ebuzzing ne nous parlent plus de la blogosphère, ne sont plus en "lien" avec elle et de qui nous y est commun, ce qui nous fait vibrer, fait sens et nous motive. Plus grave, il apparaît évident que tout ceci, cette définition nouvelle de la blogosphère que voudrait imposer une société de droit privé, nous englobant dans tout autre chose que ce que nous sommes, vise à nous étouffer, à faire taire notre spécificité : celle d’une parole libre venue d’un endroit d’où il n’est pas habituel qu’on parvienne à l’entendre, la parole des citoyens. Car la blogosphère n’est que cela, la caisse de résonance des citoyens et de leur diversité – diversité d’opinions et de centres d’intérêts, diversité sociale et professionnelle. La blogosphère, finalement, c’est le média de ceux qui n’en ont pas.

 

La blogosphère se rebiffe 

 

Le choix fait par Ebuzzing est un choix politique. Nous en sommes d'autant plus convaincus que Pierre Chappaz, son patron, est aussi un des fers de lance du mouvement des « pigeons », un homme qui s'affiche sans ambiguïté en tant que libéral – ce qui ne nous pose aucun problème en soi – et qui, tenant lui-même un blog, a choisi de le faire figurer dans les classements établis par sa propre entreprise selon des algorithmes qu'il est seul à connaître, prenant de facto le risque du conflit d'intérêt, donc du soupçon. 

 

Considérant que Pierre Chappaz devenait en cette affaire juge et partie, nous le laissons seul juge de ses choix et décidons de partir, afin de ne pas cautionner plus longtemps une conception de la blogosphère qui ne repose plus sur aucune réalité. 

 

Parce que nous ne saurions nous retrouver à servir les intérêts commerciaux d’une société et les nouvelles ambitions politiques de son patron, parce que nous refusons que la blogosphère dont nous sommes à la fois le cœur et les poumons puisse ce faisant se trouver assimilée à quelque chose de plus vaste et qui ne lui ressemble pas, et d’où les blogs ne sauraient plus être visibles et les blogueurs se faire entendre, nous, blogueurs et blogueuses, 1er, 10ème, 100ème ou dernier des classements actuels, avons décidé de ne plus en être et avons exigé de Wikio-Ebuzzing la suppression de nos blogs de ses listes.


Texte collectivement rédigé et publié en même temps le 22 octobre 2012 à 12hres par les "Leftblogs" (socialistes) et les "front des blogs" (front de gauche)

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