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La commission nous humilie, oui, mais poliment demande Hollande !

Publié le par letang-moderne

balai.jpgDécidément, tout est dans le ton. Barroso exige de la France qu’elle accélère les « réformes dites structurelles », entendez le massacre de tout notre droit social et le Président de la République réagit par un coup de menton affirmant devant tous les médiacrates qui reprennent en boucle : « la France ne se laissera pas dicter sa politique »

Ce que les medias ne reprennent pas c’est la phrase qui suit immédiatement : « Nous sommes d’accord avec les recommandations de la commission »

Comment  d’ailleurs ne pourrait-il  pas l’être ?  Car le président de la Commission européenne, en présentant ses recommandations macroéconomiques pour les États membres de l'UE est justement dans son rôle. C’est le traité Merkhollande  qui l’autorise à jouer cette fonction de chien de garde des intérêts supérieurs des banquiers et de la finance !

C’est ce traité voulu et accepté par la majorité des solfériniens qui permet le ton de censeur que le Président de la commission adopte.

Hollande est d’accord, seule la brutalité arrogante de cet homme, élu par personne, le dérange. Elle le dérange car ses propos sont sans fard. Ils mettent en lumière la vérité de ce que sera l’an 2 du hollandisme.

Plus d’un millier de chômeurs supplémentaires par jour ! Pour commencer. Ca c’est le prix de la politique de l’offre et des « accords de compétitivité». Mais ce n’est que l’apéritif dans un document de 9 pages  la commission détaille la liste des tortures qu’elle entend infliger à nos concitoyens.

Barroso est au dogme libéral ce que Torquemada fut à l’inquisition. Le siège de la commission est à l’Europe du 21eme siècle ce que fut le tribunal de Séville en 1481.

Désormais, le pouvoir de la commission sur la vie de chaque européen est immense. Chaque pauvre âme de plus de 12 ans lui appartient !  De la baisse de l’âge obligatoire de la scolarité à l’allongement sans fin du temps de travail, les papes du libéralisme entendent régner sur la destinée des peuples !inquisition.jpg

Désormais toute critique est vaine, tout argument est hérétique.

Dés lors le tourmenteur  de Bruxelles peut  faire briller ses ustensiles de douleurs. II dicte: relever l'âge minimum de départ à la retraite et l'âge légal de départ à taux plein, relever la durée de cotisation et "réexaminer" les régimes spéciaux. Une façon imagée de suggérer qu'il faudrait les abolir.

Tout cela doit se faire sans augmenter les contributions des employeurs aux régimes des retraites. Car l'une des priorités, "c'est de réduire le coût du travail".

Le document continue sur un inventaire à la Prévert, il s’agit en réalité de la énième resucée  du rapport Attali. Il faut libéraliser, libéraliser tout et n’importe quoi  un peu comme quand les soviets nationalisaient les salons de coiffure…

Tout y passe des commerces de détails aux professions de services, pas plus de pitié pour les taxis que pour les huissiers. Le secteur ferroviaire devra être ouvert à la concurrence pour les passagers, la fiscalité du travail devra être transférée vers uns pseudo-taxe verte ou à défaut  sur une augmentation de la TVA.

"Les deux années données à la France, ce n'est pas deux années de répit, mais deux années de réformes. Nous sommes réellement à un moment de vérité.", Conclue le bourreau !

1er-juin.jpgSi par malheur la France d’hollandréou  se mettait à suivre ses recommandations et nous avons toutes raison de le craindre,  c’est l’esprit même de notre République démocratique et sociale qui serait démantelée à la fin de l’an 2 de la bouffonnade hollandaise !

Quand dans le même temps, le même jour, dans l’affaire Tapie, Un juge, Pierre Estoup, premier Président de la cour d’appel de Versailles, poste prestigieux s’il en est, est mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » ! Je ne sais pas trouver les mots  polis et convenables pour crier combien cette République est en train de tourner au vaudeville !

Le fumet de cette essence oligarchique empeste !  Je sais …Ce n’est pas bien, mais j’ai juste envie de crier : Du Balai !

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Pourquoi nous n’avons jamais été si proches de l’unité !

Publié le par letang-moderne

229401 4581070606771 1571742892 nC’est une évidence à laquelle aucun des lucides ne peut se soustraire. La social-démocratie française, mondiale, l’internationale socialiste est désemparée face aux malheurs d’un monde qu’ils ne comprennent plus.

Le médicament que François Hollande entend faire ingurgiter à l’Europe tout entière, n’est rien d’autre qu’une purge laxative et amaigrissante qui relève de la méthode Coué !

Toute la stratégie de ce gargarisme tient dans l’idée que l’austérité permet de faire baisser la dette et que cette baisse autorise à elle-seule le retour de la croissance qui  rendrait alors possible une redistribution meilleure.

C’est une grave erreur qui méconnait l’accroissement extraordinaire de l’accumulation capitaliste des bénéficiaires de la dette. L’austérité est la seule politique qui garantit à coup sûr l’éternité de la rente. En limitant sans cesse les ressources et les  capacités créatrices des Etats, les politiques mises en œuvrent livrent les peuples, les états, les démocraties, la République au bon vouloir des financiers qui décident seul, à tout moment, du prix qu’ils consentent à donner à notre survie !

Que nous décidions de construire des écoles, et des hôpitaux, que nous considérions un instant que le prix du travail doit comprendre le repos, la santé, l’éducation, la culture et la retraite du travailleur et qu’instantanément ils coupent le robinet, rabâchent la fable de la dette, et instaurent le terrorisme du coût !

En convertissant la gauche qui nous gouverne à la théorie ultralibérale de l’offre, les fauxcialistes qui squattent les locaux de la rue Solférino ont définitivement tourné le dos aux aspirations historiques de la gauche !

Dans le même temps, l’idée qu’il faut bâtir une nouvelle économie capable d’assumer la transition industrielle et énergétique, la certitude que face aux périls mondiaux qui menacent l’existence même de l’humanité, la vie sociale, l’intégrité des personnes qui meurent dans l’indifférence générale devant la guitoune de pôle emploi ou de la CAF, l’environnement et l’ensemble même des êtres vivants,  cette idée ne cesse d’apparaître comme le point de synthèse de toutes les gauches.

L’écosocialisme tient sa force dans le fait qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle utopie  née des adaptations de la pensée progressiste mais bel et bien d’une alternative concrète capable de bouleverser l’existence de milliards d’individus !

L’écosocialisme est un mot qui permet la synthèse des aspirations commune à toute la Gauche. 

Quand Yannick Jadot député européen d’EELV écrit : « Engager la conversion écologique, c’est donner du sens et de l’efficacité à l’action collective. Ce n’est pas repeindre en vert le capitalisme ou la croissance et ignorer la justice sociale. Ce n’est pas non plus verdir le socialisme et refuser les choix fondamentaux. Qu’est-ce qu’on produit, comment, et pour répondre à quels besoins? Avec quel impact global et sous quelles contraintes? La nécessité impose de choisir entre les OGM et l’agriculture paysanne, entre ­l’aéroport Notre-Dame-des-Landes et plus de ferroviaire et de transports en commun, entre le nucléaire, les gaz de schiste et les économies ­d’énergie et les renouvelables, entre des ­incinérateurs supplémentaires et le tri sélectif des déchets et l’éco conception des produits. »  Il pense écosocialiste et affirme très clairement que la transformation écologique, le changement, ne peut pas se faire dans le cadre de la fable du marché libre et non faussé.553484 334880419937389 1182366882 n

Lorsque Laurence Rossignol qui n’incarne pourtant  plus vraiment la gauche du Parti socialiste écrit : la transition écologique n’est pas une option mais un devoir, ce n’est pas une contrainte mais une chance : celle  de refonder notre modèle de développement pour le bien-être commun et l’interdépendance de l’Homme et de la nature. Elle décrit les bases de cet  humanisme,  à la fois projet de justice sociale et  de rupture avec la logique productiviste. En fondant le renouvellement de notre action politique sur l’émancipation de la personne dans son environnement, elle met le curseur là où il doit être : au niveau du devoir.

C’est bien une évidence les références à l’écosocialisme se développent, elles s’enracinent dans toutes les organisations de la gauche, dans tous ses courants de pensée.

 Hier à Bordeaux, c’était les jeunes du MJS qui organisaient une réunion autour des écrits d’André Gorz, à la fête de l’humanité de Gironde on m’a rapporté que de vieux communistes discutaient d’objection de croissance, qu’une jeune militante expliquait le Buen vivir, qu’au stand de la CGT d’EDF se tenait un débat calme et dépassionné, argumenté et sérieux sur l’impasse nucléaire.

Parce que nous portons une politique de contenu, et non un prêt à porter idéologique, parce que nous nous épargnons aucun effort sur les vieux dogmes d’une certaine idée du socialisme sur laquelle nous nous sommes pourtant construits, nous offrons à la gauche, toute la gauche, la perspective d’une unité retrouvée, seule capable de mener à bien la lutte indispensable contre les démons de la finance !

Aux croyances des sociaux-démocrates déboussolés nous opposons une méthode.

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Parfois les oiseaux sont battus par la tempête…

Publié le par letang-moderne

5911714680_5815e9f9b7.jpgIl y a d’abord la mort du poète, sa révolution permanente et son temps de vivre qui s’éteint net. Sans doute quelque part, quelqu’un a pu entendre  le chant d’un rossignol.

A marcher de gré ou  de force, le nez levé, face aux vents contraires,  il  se peut que tout à coup, l’âpreté frissonnante  du souffle transforme sa caresse en un tournoiement d’horreurs.

L‘exigence quotidienne de battre le tambour contre la nuit dans laquelle les banquiers et les néo protestants, les normalisés du coup de poing et de la ratonnade, ceux-là , qui au fond sont les mêmes, nous enferment, cette exigence nous  afflige parfois du rire atroce immobile et nerveux de la peur qui foudroie !

En voulant désosser comme on désarticule ou démembre le squelette d’un monstre antique, en jouant de mes mots, comme un oiseau se joue de la bourrasque, j’ai  levé des monticules insensés  de haines séculaires. La vengeance de ceux qui feignent de prendre mon texte pour un  appel à la violence offre la plus belle illustration de ce que l’exécration fasciste pour le genre humain recèle de ruses abominables. Apaisées un moment, jamais éteintes en réalité, la plus glorieuse des médailles réactionnaires, la plus grande distinction du collabo, du nazi, du pauvre esprit rongé par la haine reste la lettre anonyme, le twitt masqué, le coup de fil harceleur !

N’allez pas croire un seul instant, que j’ai pu en cette aventure, regretter une seule seconde d’avoir tant fâché la « fachosphére »,  qu’elle m’affligea de 2450 twitts, 321 mails, un nombre incroyable d’appels masqués et de quelques dizaines de lettres anonymes.

Moi qui déteste la violence physique,je porte les commentaires de Mr Gollnish, la promesse de dépôt de plainte de l’obscur chef aquitain du Front national,  comme autant de marques de la réelle utilité qu’il y a  à désosser la panoplie de squelette du Front National !

Les moins habiles d’entre eux en feront les frais, on ne fait pas trembler une enfant de douze ans en promettant de me casser le dos à coup de marteau !2652455802_01c60fcbca.jpg

Elle a eu peur ma Justine, une seconde, deux peut-être, mais elle a eu peur !

 J’eus moi-même dans cette seconde une telle frayeur du cœur, un tel frisson de l’âme, un putain de tremblement du corps, que sans vos mots et vos gestes, amis et camarades, la pari terroriste de cette bande organisée de phalangistes des « réseaux sociaux » eut une chance désespérée de m’atteindre !

C’est juste parce que nous refusons de virve dans les prisons que nous allons continuer à désosser les liens qui existent entre ceux qui tordent le réel et ceux qui vendent les machines à couder.

Les prisons sont la promesse  des maitres de la planète.  Peu importe qu’ils lui allouent tel ou tel lieu, tel ou tel espace. Là c’est usine au Bengladesh, ailleurs un camp de réfugiés, une galerie marchande, un chantier. C’est un ghetto, un immeuble de bureau, un bidonville, une banlieue, une école ! hier c'était le net !

Le monde dont ils rêvent est une prison, le capitalisme financier y enferme tout ce qu’il touche de près ou de loin. Pour maitriser  les flux d’informations dont on nous abreuve, et qui chaque jour nous noient, ils ont besoin de chiens de garde haineux et prêts à tout !

C’est le rôle des brigades « fafs » du net !

5814237513_b8ae93c348.jpgNous empêcher de dire, nous empêcher de décortiquer, de désosser la colonne de la bienpensance. Les dédiabolisés ne sont pas pour autant  devenus des anges, eux  qui sèment  la terreur contre la loi, exigeant de la République qu’elle renonce à son rêve d’égalité !

A peine la loi sur le mariage pour tous votée qu’ils en exigent la suppression, à peine mon pauvre blog publié qu’ils en appellent à mon exécution.

Parfois les oiseaux sont battus par la tempête, le plus souvent ils chantent !

 

 


 

 

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Puisque nous ne sommes rien !

Publié le par letang-moderne

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Nous ne sommes rien ! C’est bien le message qu’a voulu délivrer François Hollande hier tout au long de la journée.

Nous ne sommes rien qui ne mérite  la clémence d’une justice contrainte par les lois de Sarkozy qui pénalisent les syndicalistes.

Nous ne sommes rien, que notre peine à la tâche ne mérite un salaire, une retraite, une éducation, une santé, nous ne sommes qu’une variable d’ajustement dans un délire  de baisse des coûts généralisée !

Nous ne sommes rien, que notre vote constant pour une Europe des peuples  ne débouche que sur une fuite en avant a-démocratique, d’un gouvernement de la zone Euro aux conditions exactes des préconisations de la droite Allemande, nous ne sommes rien à un tel point qu’il ose affirmer que l’Europe a sauvé la Grèce ! Il ose parler de la retraite des salariés comme d'un fardeau !

Nous ne sommes tellement rien, qu’au détour d’une conférence de presse qui s’affiche comme décisive, importante, cruciale, le Président de la République, trouve nécessaire de lâcher ces mots : «La gauche de la gauche ne fait pas partie de la majorité.»liberaux.jpg

Ainsi les presque 4 millions d’électeurs du Front de Gauche qui ont apporté le coup décisif pour se débarrasser de Sarkozy se voient nier le droit, le permis même d’espérer du changement !

Nous ne sommes rien, que nous voilà revenu au temps ou nous n’existions pas !

 Pauvre perfide qui se rend lui-même crédule des fables qu’il nous sert ! Et qui nous présente comme une victoire décisive sur les politiques d’austérités l’acceptation du diktat bruxellois d’engouffrer notre pays dans la spirale mortifère de ce qu’ils appellent les « réformes structurelles »

Nous ne sommes rien, que nous ne  nous rendrions pas compte, bercé par les propos insignifiants du machiavel d’opérette, que tous les jours, à un rythme devenu insoutenable, le chômage enfle déposant parmi les nôtres sa triste ribambelle de misères domestiques.

Son offensive pour l’emploi, la croissance, patati et patata, les courbes qui s’inversent et la récession qui s’en va,  me font penser à ces soldats d’Offenbach qui chantent la garde montante dans un décor de carton pâte faisant oublier la réalité des armées en déroute. Pendant que la guerre Franco-prussienne de 1870 bat son plein, devant un Paris assiégé, le maitre sert la bouffonnade !

Hollande se prend pour le Roi-carotte rêvant à voix haute  de la reconstruction de Pompéi en ignorant le volcan qui grogne !

Puisque nous ne somme rien, pauvre ignorant, toi qui te ranges aux cotés de ceux qui nous oppriment, toi qui t’arranges avec la triche, puisque nul devoir désormais n'est destiné aux pauvres, je veux remettre à la mémoire des solfériniens ces quelques vers tellement d’aujourd’hui :

Hideux dans leur apothéose,

Les rois de la mine et du rail

Ont-ils jamais fait autre chose ?

Que de dévaliser le travail ?

Si ca ne te dis rien, écoute donc le refrain ! « …Le monde va changer de base, nous ne sommes rien, soyons tout….

C’est la lutte finale groupons nous et demain, l’internationale sera le genre Humain »

 


 

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Sans fleur ni couronne ! La loi d’amnistie est enterrée.

Publié le par letang-moderne

fleur-et-couronnes.jpgRien, on n’attendait rien d’eux. Mais les députés solfériniens sont magiques, ils enchantent les désirs du MEDEF au fur et à mesure que croît la longue plainte du monde du travail !

Ils ont cette après midi passé un nouveau cap dans la longue route de leur errements déboussolés ! Rompant net avec ce qui  était la tradition léguée par François Mitterrand de ne pas condamner les nôtres lorsqu’ils furent tellement utiles au changement  souhaité par tous !

Les cervelles atrophiées  de ces  réjouis ne se souviennent bien sur pas des lois d’amnisties votées par la gauche au pouvoir dont le seul but était de préserver l’honneur de ceux qui avaient lutté,  qui pour les radios libres, qui pour le droit à l’avortement !

Imbéciles ! Qu’il aurait  dit le Vieux…

Imbéciles qui ne voient pas que la droite ne les remerciera jamais d’être durs à ce point avec ceux qui ont assuré leurs élections, imbéciles qui ne comprennent pas que la loi d’amnistie était leur dernière chance de rattacher leur mandat avec un lien, aussi petit soit-il, à la gauche réelle ! Imbéciles qui n’avaient déjà plus de boussole et qui dés demain se retrouvent sans embarcation, sans équipage !

Ce choix est celui de l’acceptation, il est l’aveu que le parti des solfériniens coupe non seulement les derniers des liens qui les rattachaient au monde du travail, mais aussi toutes passerelles avec les militants associatifs, écologistes, faucheurs volontaires, désobéissants… bref toutes ces petites lueurs de courage qui , souvent avant les autres,  montrent la voie .imbeciles-copie-1.jpg

Imbéciles et pleutres qui argumentent  par la voix de Thierry Mandon que cette loi n’était « ni fait ni à faire »  Outre que l’appréciation a dû aller droit au cœur des sénateurs socialistes qui ont beaucoup amendé le texte initial pour accepter de le voter, le 27 février, cette appréciation n’est guère plus flatteuse pour la Commission des lois de l’Assemblée qui a examiné le texte le 24 avril, quelques minutes après qu’Alain Vidalies, ministre des Relations avec le parlement , ait rendu public le veto du gouvernement.

Les solfériniens ne servent plus à rien, c’est le grand enseignement de la journée !

Le fait du jour est que désormais incombe au Front de Gauche  l’immense tâche de reconstruire l’outil politique efficace nécessaire à la satisfaction du monde du travail d’abord et de l’intérêt public  aussi !

Des forces  réelles sont disponibles pour  construire la majorité dont les salariés et le pays ont besoin, des dirigeants écologistes de premier plan ont signé une tribune exigeant le vote de la loi d’amnistie, parmi eux : Sandrine Bélier, Sergio Coronado, Elen Debost, Eva Joly, Noël Mamère, Jean-Vincent Placé et Lucile Schmid.

Un nombre important du marais des députés socialistes étaient absents ce matin,  rongés de honte ou avachis de leur paresse… peu importe ! Le fait est que seuls 95 godillots ont permis le vote qui enterre l’espoir de quelques dizaines  braves et qui meurtris la confiance de millions d’autres.

Apres les enterrements, chacun fait son deuil, moment intime de sa propre douleur, incomparable et pourtant semblable à chaque malheureux, le temps de la reconstruction collective sonne la fin des introspections individuelles !

Voilà le moment dans lequel nous nous trouvons, celui où chaque femme, chaque homme de gauche, simplement de gauche, sait que la machine des solfériniens n’est plus la bonne.

Foutue, cassée, morte et enterrée !

epinay.jpgNotre initiative politique doit consister à ouvrir une perspective de rassemblement majoritaire à gauche sur une politique alternative à celle qui est conduite aujourd'hui et qui est devenue de plus en plus libérale.

Les marches pour la 6éme République  doivent permettre de donner une force populaire à la reconstruction de la gauche, les assises de 16 juin doivent acter le lancement d’un grand processus de recomposition !

Maintenant ca urge !

 

 

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Je boirai une mousse avec Romuald le 1er Juin à Toulouse !

Publié le par letang-moderne

7426213008_ef10d961ec.jpgLui il écrit, ca.  Alors nous, après, pauvres blogueurs  de l’heure d’après, n’avons juste qu’à nous taire, lire et liker comme des malades... Ensuite il nous faut  sécher, discret comme on peut, notre larme.

Mais je le connais l’ami, ce n’est pas  glacé ni rêveurs au coin d’une allée rongée par les vents et la pluie, qu’il souhaite nous amener.

La larme a roulé sur notre joue, mais elle laisse la trace souriante et sereine des blonds soleils du mois de Mai !

Garde donc tes secrets enfouis au fond de ta cuvette Romuald ! Pauvre pierre fracassée, envoyée vivante,  au cimetière des morts du même nom !

Ton crâne qui souffre en dit beaucoup plus que les effluves que portent  les méchantes nouvelles du facteur, « le hoquet qui secoue encore tes entrailles fragiles »annonce en vrai, les incroyables  baisers que seul le printemps sait donner.

Laisse-nous ravir la force qui nous unis, les mots de Nathanaël sont de ceux-là, ils ont l’intensité étudiée et délibéré d’une conscience qu’ils ne peuvent même pas imaginer.

Laisse-nous rire du salut qui se pointe, on le voit déjà au bord de leurs lèvres glacées. Eux  ce sont les affectés du syndicat des jaunes, les composés du Parti Sérieux, les contraints du système, les faux, les factices, les outrés….

Laisse-nous nous retrouver par dizaine de milliers, ensemble nous composons une force intacte, joyeuse et conquérante capable en un instant d’inverser le cour3976970723_0d3ab4481c.jpgs d’une histoire  qu’ils nous vendent comme inévitable…

Il y aura bien d’autre soirs Romuald !

Nous ne sommes pas les porte-drapeaux d’un nulle part ou d’un ailleurs, nous ne sommes pas les ambassadeurs du rien ni du néant comme  la Le Pen, nous n’acceptons pas qu’une partie de nous- même nous échappe, l’improbable storytelling que l’on nous sert est terminée !

Tu n’es pas seul au milieu de cette gerbe orange et rose, tu n’es plus seul, aucun d’entre nous n’est seul ! Le Peuple  est en train de se retrouver, de se poser les bonnes questions, de se reconnaitre….

« Ou étions nous tout ce temps » ?

De la Bastille il y a plus d’un an, à Nation l’autre jour, des plages du Prado au capitole le 1er juin, la manifestation qui s’avance est celle  des retrouvés ! par millions !

C’est la grande histoire du Front de Gauche qui a réussi à faire manquer le coup de la gauche qui disparait, c’est la force de notre union que d’avoir gardé intact l’autre scenario, l’alternative… 

229401 4581070606771 1571742892 nTout le plan des Hollandais se résumait en ce noir dessein : faire disparaitre le parti, l’organisation des socialistes. Tout le plan des DSK, des Mosco, des cahuzacs….se résume à cette photographie d’un des nôtres accablé par le mal de crane, levant l’abattant de la cuvette en répétant sans cesse ces mots qui pèsent  de la tête  au bide : A quoi bon ?

Le Billet de Nathanaël est aussi  ce baiser que te donne parfois le printemps, lorsqu’en serrant de nouveau une espérance dans tes bras, soudain vient en toi cette question : Dans quel rêve nous étions donc nous si longuement endormis !

Je boirai une mousse avec Romuald le 1er Juin à Toulouse !

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La fête est gâchée un hooligan s’infiltre à l Assemblée Nationale !

Publié le par letang-moderne

vialatte-2.jpgPour que la photo soit bonne, il fallait le parvis des droits de l’Homme et la tour Eiffel en perspective. Pour que la photo soit bonne, il fallait du bleu, il fallait du rouge, il fallait la fête. Paris est magique, Anne Hidalgo socialiste ! Et moi un populiste !

Seulement voilà, l’affaire a encore manqué et les princes qataris ne pourront pas inonder la presse mondiale d’un cliché formaté célébrant leur triomphe au pays symbole de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité…

Les esclavagistes gavés de pétrodollars  ne prendront  jamais conscience que tout ne s ‘achète pas !

Les soubresauts de ces désœuvrés   qui cassent deux lampadaires, mettent leur vie en danger en haut d’un échafaudage du Trocadéro ne sont pas que pathétiques, ils sont aussi les révélateurs des tensions extrêmes qui traversent la société, de l’impuissance manifeste des ravis qui nous administrent !

Aussitôt les échauffourées exhibées en  direct sur les chaines d’info en continu, le débat des convenus est lancé :

 Y avait-il assez de policiers sur place ? Comment se fait-il que la préfecture de police ait pu  ne pas prévoir de tels débordements ?

En route pour les débats sans fin, les logiques répressives, les experts en tous genre, des images en boucle et une belle soirée de propagande policière ! L’inénarrable Bauer qui devait avoir un cocktail chez les Fuchs m’a fait perdre un pari, j’avais annoncé sa présence sur l’une des chaines avant 23 heures, il n’est pas apparu…

Les faits suffisent sans doute, demain tous les experts en répression iront de leur couplet, et Valls annoncera très rapidement le doublement des vidéos de surveillance dans Paris, ainsi va le monde. Les hooligans ne sont pas inutiles, ni pour les promoteurs de spectacles, ni pour les pères fouettards !holligan.jpg

La véritable information du jour est dans la série de twitts du député du Var, le très réactionnaire Jean Sébastien Viallatte !

Bien sur tous les choqués de l’oligarchie ne sont pas remis du coup de balai de Jean-Luc Mélenchon, rendez vous compte, de quelle impudence populiste faut-il faire preuve pour oser de tels mots !

Mais dans le même temps lorsqu’un député de la République ose écrire sur son compte twitter : « #Valls le chimique en panne de gaz ! » personne ne réagit, personne n’est choqué, personne n’est indigné, aucune trace de populisme, aucun relents nauséabond, aucune référence à la montée des fascismes et des années 30…  Alors le décomplexé en rajoute, il faut ce qu’il faut, l’ambiance est bonne, et puisque la gauche molle baisse les yeux c’est le moment de voir jusqu’ou on peut aller…

Alors il ose ca ! « Les casseurs sont surement des descendants  d’esclaves, ils ont des excuses,#Taubira va leur donner une compensation »

arton1798-ff2adAu cœur de notre République, à l’Assemblée Nationale, un hooligan profère des injures racistes tout comme ces débiles poussent des cris de singes lorsqu’un joueur noir touche le ballon !

Voilà ce que révèle la soirée loupée de hier soir, il y bien sur un lien direct entre le fait de livrer le plus grand club français de football  à une clique d’esclavagistes médiévaux respectueux d’aucune autre règle que celle de l’argent et la désespérance inouïe qui pousse des jeunes gens a semer la terreur dans un quartier de Paris parce que la société du député Vialatte et du prince du Qatar ne leur offre même plus le droit d’aller au stade !

Bauer n’était pas à la télé hier soir, et aujourd’hui aucune belle personne ne réclamera la seule  mesure qu’appelle les événements d’hier soir : Il faut exiger la démission du député Viallatte  parce que ses propos déshonore la République.

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Chut tt…. Un oiseau chante.

Publié le par letang-moderne

474687629_e440aade59.jpgLes caprices du sort, sont une ritournelle incessante  de maux et de démons. Le chahut que font les uns se confond sans cesse  avec les petits errements des autres…

Le vacarme que l’on fuit, l’anarchie de ce monde désordonné, nous confronte quotidiennement  au chaos d’une quête éternelle : celle d’améliorer  la vie !

Ce qui pose problème avec le mal, c’est juste qu’il nous illusionne sur ce qu’on espère être le bien. Sans doute ne devrait-on jamais sortir de quelques enseignements simples, faire ce que l’on doit pour tordre le cou aux excentricités du hasard, de l’imprévu, de la coïncidence… De la vie !

C’est au fond la leçon essentielle que l’on doit tirer de l’enseignement croisé du marxisme et des Lumières…. C’est au fond si simple que lorsque l’on oublie, c’est perdu au beau milieu de débats métaphysiques à n' en plus finir, que l’on se retrouve errant, au moment même où pourtant il s’agit d’agir !

Appréhender la réalité telle qu’elle est, c’est trouver les voies qui autorisent son changement !

Ce n’est pas Lisbonne et son terrible tremblement de terre, pas encore de quoi à se prendre pour Candide, mais quand même un tout petit moment de lucidité, le temps est simplement venu de faire !

Quand on regarde le tableau devant nous, toute cette générosité, niée, pervertie, disconvenue, quand on pense à tous ces efforts ébréchés, rompus, aplatis, à nos mains tendues que l’on ne serrent pas si n’est que pour les tordre, les déformer, les plier pour finir par les entortiller, quand on pense à celui-ci qui ne comprend rien, l’autre qui fait le malin et celui -là qui est déjà mort, quand tout cela vous envahit,  il n’ y  a plus, du jardin à la mare, qu’un seul pas .

Les traits de lumières ont bien deux extrémités !

Cette époque est comme un jour qui ne parvient pas à se lever,01-cauchemar-OK l’urgence est partout, omniprésente, l’envie aussi. Nous avons tant de choses à faire sur notre propre vie (pour commencer) que la somme des ennuis contingents nous paralyserait jusqu’à devenir les spectateurs transis de la victoire de tous ceux qui retiennent la nuit !

Parfois en moins d’une seconde, tout le tableau revient dans ma tête, le bourdonnement des rats, le bruissement des hyènes, le chuchotement des peureux, le chuintement des vicieux, parfois en une seconde l’orchestre des malfaisants m’entraine au fond de son gouffre… Quelle pétarade que tous ces bruits  qui ont l’impudence de  me froisser !

En une seconde le monde m’étouffe, en une seconde le spleen s’engouffre, la fatalité de ma condition dépendrait alors du grincement grognon de quelques hurluberlus ?

C’est à ce moment-là  qu’aidé, sans doute par les délices d’un printemps frileux, chut, un oiseau se met à chanter.

 


 

 

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Et puis quoi encore ?

Publié le par letang-moderne

4134012085_2b435ddee3.jpgIl est là, je l’ai vu ! Il a élu domicile chez moi. Au début il était discret, et puis il s’est mis à retourner les autres, les obligeant  dans une posture de soumission pour que chacun comprenne bien la hiérarchie qu’il était en train de mettre en place…

Il s’est mis à pousser tout le monde de ses petites épaules épinglées au sommet de son buste chétif, juste en dessous d’une tête grotesque  qui lui servait de face...

Ainsi installé au sommet de ce qu’il pensait être ses troupes, le chef s’est laissé aller  à parader, n’hésitant plus  un seul moment  à délivrer ses consignes  à organiser sa petite bande, à récompenser les plus fidèles, à mordre cruellement tous les autres !

C’est que c’est un malin le bougre, en inculquant ce qu’il apprenait de ses vieux congénères, il assurait toute la cohésion du groupe par toute une série de codes sociaux garant du respect de sa place dominante dans leur hiérarchie !

En exploitant les moindres failles de ma propre construction, de ma maison, tout en étant extérieur à notre organisation il en est devenu si proche qu’elle semblerait lui appartenir…

En faisant preuve d’une extraordinaire capacité d’adaptation  il vient de créer  une société toute parallèle à la mienne et entièrement nourrie et blanchie par mes soins, et ce bien contre mon gré !  

La bestiole se nourrit de mon activité !

Véritable réservoir géant de germes et d’idées toutes autant spécieuses qu’insidieuses il répand une grave maladie sur tous mes congénères les transformant en moins de temps qu’il ne faut pour manger un bout de gruyère, en une véritable armée  de  rongeurs qui coupent un à un tous les fils qui nous relient…144394914_9af7fd032c.jpg

Entre lui et moi c’est maintenant définitif, la guerre est déclarée ! Je suis donc très déterminé,  seule une lutte sérieuse adaptée et permanente doit pouvoir permettre d’en finir avec cette prolifération de nuisibles !

Toute ma maisonnée n’est plus que crainte et horrification, maintenant ça suffit !

Il faut que je l’attrape vivant !

C’est là sur le trottoir à la sortie de l’égout que je vais le chopper, ça va faire Spaaaack ! Spaaack sur sa tête comme le claquement d’une mâchoire qui se referme et coupe net  le cou de la sale bestiole !

Les autres, tous les autres, je l’espère seront tellement horrifiés qu’ils s’enfuiront, déboussolés par la perte de leur chef, ils finiront par se battre et se tuer entre eux….

Allez zou ! Du vent de l’air dégagez les salles bêtes !

Je ne vais quand même pas me laisser emmerder par un RAT !

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Au petit bal des copinages, ouverture de la grande braderie !

Publié le par letang-moderne

danse.jpg«Non, ce n'est pas le retour des privatisations mais c'est une gestion fine du capital de l'Etat, en conservant son rôle d'Etat stratège», a déclaré Moscovici la buse, «Nous avons besoin d'investissement. Ce qui est crucial aujourd'hui, c'est la relance de notre économie, la croissance, la création d'emplois, et pour cela, il faut tout faire pour investir et le faire sans creuser les déficits puisque nous voulons garder le cap du sérieux budgétaire», a-t-il expliqué.

A mourir de rire ! Pour ne pas fondre immédiatement en pleurs…

Toute l’habileté des solfériniens se résume en une seule technique : ôter leur sens aux mots pour farder la réalité jusqu'à ce que la photo qui nous en livre finisse par être bonne !

La politique d’austérité n’est qu’une gestion rigoureuse, les cadeaux aux actionnaires ne sont qu’une boité à outil quand les mesures de coupes budgétaires ne sont que des graines semées dans un jardin  imaginaire !

Ainsi la seule réponse politique qui aura été apporté à ce beau dimanche de la gauche retrouvée est d’inscrire sur l’agenda du gouvernement une série de privatisation qui sonne le début de la grande braderie !

Dans le viseur des liquidateurs il y a bien sur  GDF-SUEZ, mais aussi des fleurons  comme EADS, l’Etat a déjà d’ailleurs vendu nombre de ses parts qu’il détenait dans le groupe safran 1er équipementier de l’aéronautique !privatisation.jpg

Début avril, le ministère de l'Economie avait ainsi annoncé avoir cédé 3,12% du capital de Safran, soit 13 millions d'actions, à des investisseurs institutionnels. Et quelques jours plus tard, EADS a révélé avoir conclu un accord avec l'Etat pour lui racheter hors marché 1,56% de son propre capital, pour 482,7 millions d'euros.

C’est ce qui s’appelle le bal des copinages ! Car dans  le même temps, ces mêmes entreprises reçoivent des subventions  publiques non négligeable, ainsi récemment la région Aquitaine soutenait à hauteur de 160 000 euros le projet d’un avion électrique développé par EADS, cette somme venant abonder elle-même les écots du conseil général de Charente-Maritime et des fons européens  FEDER. SAFRAN idem, … Vous pouvez trouvez tout cela en vous baladant sur les sites institutionnels des collectivités territoriale ! Toutes les collectivités territoriales !

C’est comme ca, sous la pression de l’emploi, face au chantage au chômage, que les pôles dits d'excellence, les clusters à trois balles exacerbent la concurrence entre les territoires drainent de l’argent public et rémunèrent leur actionnaires !

C’est une tuyauterie impeccable, la privatisation de la richesse publique se fait par les deux bouts ! On donne l’argent  qui sert à l’achat de notre bien !

donations.jpgLes milliards coulent à flot vers les entreprises et dans le même temps on nous explique   par tous les moyens combien l’idée même d’entreprise publique est saugrenue,  une nationalisation de ce qui reste de la sidérurgie « coûterait trop cher », comme si on ne pouvait pas faire autrement qu’indemniser des actionnaires, surtout quand, depuis quarante ans, ceux de la sidérurgie ont reçu au bas mot 60 milliards d’euros.

Quand la nationalisation est imprudemment  évoquée par le « ô combien révolutionnaire » ministre du redressement productif elle n’est pourtant que temporaire.

 Autrement dit, on aurait accrédité, pour le coup définitivement, l’idée qu’on nationalise juste le temps qu’il faut pour socialiser les pertes avant de reprivatiser les anticipations de profits.

La seule cohérence de ce gouvernement est dans le consentement assumé du triomphe de l’accumulation financière, ce qui se passe sous nos yeux  est une mutation extraordinaire des socialistes en solfériniens qui accompagnent, précédent, organisent la transformation nécessaire du capitalisme en une petite dictature oligarchique.

Pendant la braderie, le bal des petits copinages fait tourner la tête.

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