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Michael Moglia un « cht’i » gars plein de courage !

Publié le par letang-moderne

michael.jpgLe combat politique est souvent une affaire de positionnement, il appelle  dans ces moments là de la hardiesse, de l’estomac, du cran ! Cette forme de crânerie, cet ersatz de bravoure  permet l’accomplissement de carrière  longue et jalonnée de succès.  Celui-ci se retrouve secrétaire national du Parti Sérieux quand tel autre assurera sa fin de carrière comme sénateur en charge des relations internationales ce qui augure toujours de quelques beaux déplacements au soleil.

Mais la forme de courage  dont fait preuve ce dirigeant socialiste ancré dans ses convictions est de toute autre nature.

En décidant de rompre avec les logiques d’austérité, en remettant le curseur de son engagement au cœur du contenu des politiques, ce militant socialiste de longue date, président de la commission des finances au conseil régional du pas de calais, ancien membre des plus hautes instances du parti socialiste, pouvait sans aucun problème continuait a se vautrer dans la suffisance de ceux qui sont majoritaire… mais en prononçant ces mots : « Notre ligne de conduite [...] doit être de donner toujours, en toutes circonstances, la priorité à celles et ceux qui en ont le plus besoin. Voilà un fil conducteur, voilà le sens d'une politique de gauche en période de crise. », Il connaît le chemin qui désormais est devenu le sien.

En rendant la majorité socialiste relative  au conseil régional, il sait combien ceux-là vont s’appliquer à le déstabiliser, le décrédibiliser. La machine à étrangler, à déboussoler, la machine qui ébranle les plus fermes des résolutions sera bien vite de sortie.

En adaptant sa détermination idéologique aux actes  de sa pratique, Michael Moglia, permet de libérer la parole et la conscience de gauche dans une région qui connaît le prix humain des politiques en œuvre. Mieux encore, il permet de faire respecter le choix des électeurs et de peser sur une recomposition attendue de la majorité.

« Comment notre région va-t-elle continuer à mener une politique de gauche interrogeait Michael Moglia lors du débat des orientations budgétaires de la séance plénière du 25 octobre 2012 .

En posant publiquement et  au nom du parti socialiste  cette question, il venait déjà de rompre avec les faux-semblants de cette masse de socialistes qui suivent les consignes, baissent les yeux  et se rassurent à pas cher de quelques pusillanimités

 «  Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. À toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant pour soi les dangers. »changer-copie-1

Michael Moglia fait bien sur partie de cette classe dirigeante en cours de constitution, peu importe, qu’à l’heure où il quitte le parti socialiste il décide de siéger comme non-inscrit, il existe maintenant, la possibilité d’une autre politique au conseil régional du nord pas de calais et je ne  peux m’empêcher de penser que cette voie est bien évidemment un exemple a suivre tant au niveau régional qu’au niveau national…

Quand la résolution et la fermeté, la vaillance et l’énergie triomphent de la couardise et de la soumission la classe ouvrière est sur le point de trouver les chemins politiques qui mènent à la satisfaction de ses attentes et de ses besoins.

Chapeau bas Monsieur Moglia et bienvenue dans la La gauche pour de vrai.

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De la mélasse à la mélisse….

Publié le par letang-moderne

melisse.jpgLe désordre et l’embrouille, le malentendu et la méprise, sont les meilleurs outils du chaos, du désordre et de la complication en tout genre…

La mouscaille quotidienne qu’entretiennent les professionnels  de la débine plonge quelquefois le plus avisé des militants   dans un épais brouillard, un crachin humide, une purée sucrée tantôt de miel, tantôt de bave.

Il est difficile de garder le cap, d’y voir clair, quand toute une série d’intérêts contraires se juxtaposent pour le triomphe du foncé, le gout de l’obscur, la vénération du sombre et la jubilation du ténébreux.

La grande chasse à l’ours est ouverte, et si les braconniers ne croisent pas le plantigrade il ne fait aucun doute qu’ils videront leur cartouchière sur Bambi.

Hier les sénateurs  du Front de Gauche  se sont abstenus sur le budget présenté par le gouvernement, et voilà tous nos commentateurs médiatiques , la lunette à l’œil et le fusil bien bandé qui tirent en rafale sur le parti communiste qui désormais aurait pris l’habitude de voter comme la droite !

Bien évidemment c’est non seulement  faux car le groupe s’est abstenu quand la droite votait contre mais en plus c’est une présentation totalement inversé par rapport à ce que sont les faits !

Les faits, c’est que ce sont les groupes socialistes radicaux et écologistes qui repoussent avec les voix de la droite les amendements que le groupe Front de gauche dépose. Et cette vérité factuelle qui devrait être sacrée par tout journaliste qui se respecte est broyée dans la mélasse des dépêches AFP que tous récitent tels aras, papegais ou perruches !

Mais cette fable récitée n’est pas sans avantage, car tenez vous bien, les amendements que les sénateurs socialistes repoussent sont à la virgule prés, les mêmes  qu’ ’ils avaient voté lorsque la droite était au pouvoir !

En voilà une information qui mériterait que l’on s’y attarde un peu. Comment puisse se faire qu’à 8 mois d’intervalle, hommes et femmes pondérés, réfléchis, instruits et sages comme sénateurs se déjugent ? Comment est ce possible  de se désavouer soit-même en si peu de temps ?

Imaginez un instant l’effet  dans l’opinion si les journalistes faisaient leur métier ! 

Il y a fort à parier que l’opinion publique admettrait volontiers que la constance et le sérieux, que les chances du changement, que l’autre politique sont portées par le Front de Gauche et que oui, bien sur, l’acceptation du TSCG par la majorité de Hollande oblige ceux qu’hier se présentaient devant les électeurs avec le slogan du changement sont aujourd’hui contraint à l’abandon, à la conversion, à l’apostat !

Mais ce n’est pas ainsi  que l’on entend les choses au sommet de l’oligarchie médiatique. Et lorsque l’on entend disserter sur ceux qui se désavouent, se dédient ou se parjure,  c’est plutôt de Jean- Luc Mélenchon  que l’on choisi  de disserter.

Ainsi dans cette  livraison du parisien  un dénommé  Martin Bureau, cropped-logo-assises-ecosocialisme2.jpgfait une éclatante démonstration des préjugés hostiles qui lui servent de réflexion. Sa sottise perverse serait sans aucune conséquence si le corrompu scribouillard  ne représentait pas  l’inclinaison générale de la corporation.

Ainsi pour annoncer un événement important de la construction idéologique  du mouvement ouvrier en recomposition, l’âne des pupitres (Martin Bureau) ne saurait se contenter de parler des assises de l’ecosocialisme, d’annoncer la participation de plusieurs centaines d’association de l’écologie politique à cette journée fondatrice, non il préfère s’exprimer ainsi : « Jean-Luc Mélenchon a changé. Non pas de personnalité bien sûr, mais de logiciel politique. Dorénavant, il se veut le nouveau pape de l’écosocialisme. »

CQFD Mélenchon est une girouette opportuniste, avide de pouvoir, et prêt à tout pour devenir premier ministre. En plus il se prend pour le pape, une sorte de fou. L’idée même qu’un socialiste puisse être tout simplement conséquent n’a pas de place dans les colonnes de la désinformation..

Le reste de l’article est à l’avenant  et vous pourrez lire ici, l’impeccable démonstration qu’en fait  l’observatoire des inepies anti-Mélenchon.

Les militants et lesperruche1.jpg élus que nous sommes ont parfois du mal à s’extraire de ce bol de mélasse, parfois même ils entretiennent des querelles imbéciles que leur induit la lecture rapide des informations qui nous sont livrées…

Le temps de la réflexion, la certitude absolue que la politique en définitive ne doit être regardée qu’au travers de son contenu, est un veritable moment fait de calme, fait de reconstitution et de plaisir.

  Il y a pourtant une bonne nouvelle aujourd’hui : C’est que les assises de l’écosocialisme seront retransmises en direct ce  samedi matin sur votre ordinateur en cliquant içi.

Apprendre et comprendre, échanger confronter, imaginer le monde de demain, c’est comme un veritable bol de mélisse aux vertus calmes et relaxantes !

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Dernier minute ! Patrick Pujol est bien un homme de droite.

Publié le par letang-moderne

logo-SUDOUEST.FR.jpgHier soir c’était jour de conseil municipal à Villenave d’Ornon. Au programme le premier avenant d’un contrat de partenariat portant sur la réalisation d’équipements publics. La société AUXIFIP est donc  mandatée pour construire et exploiter un certain nombre de  bâtiments qui seront des équipements publics !  C’est cet étrange montage que l’on nomme les PPP (Partenariat Public Privé).

Le journal Sud-ouest n’avait pas jugé utile d’envoyer un journaliste, alors je m’y colle.

Voilà donc un PPP signé, il y a moins de 6 mois, que déjà, il nous est proposé un avenant portant sur le prix d’acquisition du terrain, revu à la hausse de 160 000 euros !

Les élus du Front de gauche, que nous sommes, avions lors du conseil municipal de mois de mai 2012, exposé tous les risques que comporte ce type de montage. Les élus socialistes s’étant abstenus, nous avions sous un air condescendant de la majorité signifié notre opposition à ce type de montage hasardeux pour les finances publiques et juteux pour les grands groupes.

Alors hier soir la délibération qui nous fut proposé est une véritable démonstration de l’esprit qu’imprime notre  Maire à la conduite des affaires municipale. Vous comprenez bien que pour lui, il n’est pas question de reconnaître, une augmentation de l’échéance municipale qu’entrainerait  la hausse du prix de vente du terrain, alors pour ne rien bouger du loyer qui oblige la commune pour 35 ans , le maire qui avait prévu dans son projet initial un appartement de gardien de 95 M2, nous propose en deux coups de gommes astucieux de le transformer en studette de 25 M2. Comme l’économie ainsi réalisée ne fait pas encore tout à fait la maille, là où il avait prévu un parking pour 3 bus scolaires, l’entreprise n’en fera que deux ! Et pour faire bonne bouche on réduira aussi un peu les espaces verts ! Tant pis pour les enfants joueurs de ballons !

Le Maire peut donc, nous dit-il, nous présenter  un avenant sans incidence financière pour la commune, mieux, la gomme ayant été très efficace,  il peut même  afficher ce coup-ci une légère baisse du loyer.

Mais au fond la preuve est faite, que ce type de contrat jette le destin des finances communales au bon vouloir des intérêts privés, et pour sauvegarder ceux-ci, c’est bien le service au public qui est rogné !

Ce coup ci c’est les conditions de travail  et d’hébergement du futur gardien,  c’est la capacité du parking… la prochaine fois on rognera sur quoi  ?

Il y avait une deuxième délibération hier soir, portant sur l’approbation du règlement intérieur des conditions d’accueil périscolaire.cm.jpg

En introduction de ce règlement figure les  règles d’admissibilité  des enfants à ce service municipal. Mon collègue Socialiste, Philippe Barbe, fait noter malicieusement  qu’il doit y avoir une erreur de rédaction dans le document, puisqu’il est stipulé  que seuls les enfants dont les parents ou les tuteurs travaillent seront admissibles à l’accueil périscolaire !

Discrimination intolérable qui pénalise lourdement les enfants dont les parents sont privés d’emplois, et qui punit lourdement ceux que le chômage a déjà meurtris. C’est la double punition, pas de travail pas d’éveil pour les enfants !

C’est une erreur forcement une erreur !

Non ! et deux fois non !  Nous répond le Maire, que ceux dont les enfants auraient été refusés à l’inscription se fasse connaître et ils seront admis de suite…. !

Quelle drôle de conception, pourquoi dés lors institutionnalisé une discrimination tout en affirmant que bien sur, le cœur sur la main, elle ne sera pas appliquée !

Parce qu’au fond il s’agit d’affirmer  son camp, de montrer son ancrage à droite, l’idéologie  doit être affirmée ! Il y en a qui abuse dit le Maire dans un dernier aveu… Faire baisser les yeux au pauvres, les obliger à venir quémander le bon vouloir de Monsieur le Maire, alors que l’accès au service public doit être garanti est le signe d’une conception seigneuriale du rôle d’un élu de la République.

pujol.jpgPatrick Pujol est bien un homme de droite, il essaie de se masquer derrière un apolitisme de façade, mais lorsqu’il s’agit de rogner c’est sur l’appartement du concierge qu’il le fait,  lorsqu’il s’agit de limiter l’accès a un service public c’est sur les plus pauvres de nos concitoyens  qu’il s’acharne…

Si sud-ouest était venu hier soir à la séance du conseil municipal, ils auraient pu informer leurs lecteurs que le Maire de Villenavene ne gere pas plus la ville comme un bon père de famille qu'il n'est un homme   du centre !

C’est un homme de droite !

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Ce n’est pas la peine de recompter.

Publié le par letang-moderne

urlIl a une belle tête de vainqueur. Je ne parle pas de Copé, je parle de François Hollande. Ravi des apparences et satisfait des mal entendus.

 Au fond rien ne marche, pas de majorité parlementaire au sénat malgré une présence marginale de la droite,  un groupe socialiste et un autre  vert qui renaudent et rouspètent en silence à l’assemblée nationale, une incapacité totale à enrayer la casse industrielle organisée par le MEDEF,  et pour finir l’enlisement dans le conflit de notre dame des landes.

Cependant rien ne l’empêche de pérorer comme à la parade. Le fard qui maquille est le dernier ustensile disponible pour masquer le visage blême, blafard, insignifiant de platitude  de la politique mise en œuvre.

Tout leur échappe, ils ne contrôlent plus rien, notre belle République se disloque en morceaux devant les coups répétés d’une droite pourtant durablement morcelée…

On reflue sur le droit de vote des étrangers, on rétrograde sur le mariage pour tous, on temporise devant les licenciements de PSA, on régresse en envoyant les CRS arbitrer un débat citoyen vieux de 40 ans… On cède, on flanche, on coule  quand au retour du dernier sommet européen, la mine déconfite, on est bien obligé de constater que l’Europe qui taille, qui élague et qui tranche  est en train de s’anéantir elle même, incapable de voter son propre budget pour la période 2014-2020.

Les restrictions à l’œuvre dans toute l’Europe viennent de stopper net  la moindre des intentions   de changement. Même l’amnistie des syndicalistes qui ne coute pourtant pas un rond nous est refusée, car après avoir bloqué toute politique de progrès social, l’important chez ces gens-là est de briser toute forme d’espérance. Rendre impossible autant que faire ce peut, l’organisation d’une opposition sociale aux politiques d’austérité.

Alors ils babinent pour masquer la hausse de la TVA intermédiaire qui frappe d’abord ceux qui se chauffent se déplacent s’éclairent, bref ceux qui essaient de vivre. Alors ils bavardent, jacassent, ils pontifient une politique faite de rien, et se réjouissent de l’apparente débâcle du parti de Sarkozy…painchoc.jpg

De 20 ou de mille voix, en bourrant les urnes ou en faisant voter les morts, ils devraient pourtant comprendre, s’il leur restait un grain de lucidité, un germe de conscience, un gamète de raison, que la grande recomposition  de l’ordre politique est en train de vivre une accélération puissante…

Les français qui ont chassé Sarkozy, le printemps dernier ont clairement signifié leur volonté d’inverser le cours austéritaire des politiques européennes. Mais le choix de l’oligarchie avait anticipé cette décision, et les primaires socialistes avait donné l’avantage au plus libéral d’entre-eux, garantissant une alternance de style au dépend d’une alternative politique et sociale…

 La feuille de route était limpide, il suffisait de singer le changement, de mimer la gauche de faire croire et de faire semblant. En continuant la besogne du dépècement des états et des peuples … mais ils n’avaient pas vu combien ca souffre, ils ne veulent pas comprendre à quel point l’intolérable était déjà atteint… Alors comme toujours la droite qui n’a jamais aimé la République, celle qui peine à contenir la sale bête qui  nasille au fond de ses tripes a brutalement choisit d’opérer la jonction avec la droite nationale et populiste, cette extrême droite française qui rode dans l’histoire de notre République depuis sa création. La brutalité avec laquelle Copé exhibe sa  décomplexion démontre de manière asse claire que de ce coté là du clan austéritaire on ne fait plus semblant.

ca-suffit.jpgEn portant à la virgule prés, le discours  pain et chocolat  de la truie qui chante, en mettant en tête de leur vote  l’hallucinante  motion de la droite forte, une partie des militants de l’UMP vient  de rendre  très difficile la possibilité d’une alternance  à la papa.

 En offrant une victoire inespérée aux factieux du Front National…

Ce n’est pas la peine de recompter, les 4 millions de voix du Front de Gauche à l’élection présidentielle préfigurent désormais la  seule base sociologique et politique capable de dessiner une majorité alternative. Ce n’est pas la peine d’entendre cinq ans. Nous sommes disponibles de suite.

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Et si on passait à autre chose ?

Publié le par letang-moderne

game-over.jpgQuand on prend un peu de recul sur le matraquage médiatique on s’aperçoit que l écume de l’information passe aussi vite qu’elle nous matelasse les esgourdes…

DSK, n’est pas président de la République, personne ne s’en plaint, ni le FMI ni les banquiers, sa politique  est à l’œuvre et l’outrageur coule son libidineux désœuvrement sans tambour ni trompette dans un quelconque bordel du sud, paradis de l’indulgence et du mercantilisme…

Pourtant la vague  médiatique qui satura notre information pendant plusieurs mois quand lui vint l’idée de trousser une femme de ménage  sans qu’il n’y est mort d’homme, comme le disait élégamment, le très disparu, sans regret, Jack Lang, est assez comparable à l’incroyable reality- show  que nous servent les média depuis une semaine, et qui pourrait utilement s’intituler : « Devine qui veut gouverner l’UMP… »

Les réseaux sociaux  sont des trucs fabuleux et surprenants. Combien de fois, je suis resté interloqué par l’usage crétin que des ami(e)s pourtant  éveillés font de ces machines à diffuser. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, J’ai vu des malins s’exhiber comme des abrutis, des judicieux,  devenir épais.

L’immédiateté de l’analyse, de la réaction, la  « Warholisation » du jugement transforme l’intellectuel en reporter, le militant du temps long, en esclave de l’instantané…

Au fond, la droite qui se déchire aujourd’hui, saturant l’espace médiatique  de bassesses ordinaires, restitue le moment exact, où le job accompli, une bande de scélérats de la nouvelle droite, cachés derrière Buisson,  en ont terminé de leur besogne. La droite xénophobe et différentialiste, la droite de Sarkozy qui commençait sa campagne présidentielle en exhortant les Français à l’aider  à se débarrasser des corps intermédiaires  (entendez les syndicats, les associations, les journalistes,) a définitivement gagné... La  jonction avec  l’extrême droite est maintenant a porté de main, Fillon qui voudrait faire plus discret, qui aimerait bien que l’on farde un peu cette réalité n’est pas en phase avec la réalité. Il se contenterait bien d’une droite qui s’afficherait comme libérale  européenne et sérieuse, mais il n’a pas compris que le créneau est déjà occupé… par le gouvernement.facebook.jpg

Quand DSK, décide de quitter la vie politique  en ne laissant que quelques taches sur un bout de moquette, c’est qu’en réalité, il sait lui aussi que le job est fait, son job. La ligne libérale d’accompagnement d’un espace économique mondial reposant uniquement sur les bestiales lois du marché et du profit n’est pas que triomphante, elle est désormais admise par l’ensemble des partis sociaux démocrates d’Europe, et par le Parti Sournois qui sévit en France..

Moscovici appelle cela une révolution copernicienne mais c’est d’une éclipse totale  de la volonté de changement dont sont atteints les socialistes français.

Le moment qui se passe sous nos yeux est l’aboutissement  d’un temps long, la victoire momentanée mais bien réelle de l’immédiateté, immédiateté des profits,  immédiateté de l’argent qui préfère la rente à l’investissement, immédiateté du commentaire face au travail qu’appelle l’analyse…

chamboule-tout.jpgLe cliquetis médiatique, le grognement des banquiers, le fracas des bateleurs d’extrême droite, le glouglou des sapins, les vociférations de Valls sont les bruits de la fureur de notre temps…

Les pipeaux de Hollande et d’Ayrault peuvent bien siffloter l’air connu  de ceux qui avancent la tête haute les jeux du cirque ne font plus rire personne…

Et si on passait à autre chose !

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La classe ouvrière va au Paradis, chez Ruquier, Mélenchon fait l’archange !

Publié le par letang-moderne

AVT_Jean-Luc-Melenchon_881.jpegComme chacun le sait, Arthur Rimbaud inventa le cinéma dans le même trait qu’étendu dans l’herbe  un jeune soldat qui ressemblait à un enfant inventait le « zoom » de Pétri, et le travelling de Godard !

C’est donc une affaire entendue, vu d’un avion la ZAD de notre dame des landes n’est que verdure et landes, une rivière s’accroche à la mousse dans une  sorte de zone humide ou baignent dans la clarté d’un lit de paix  quelques tritons crêtés…. A y regarder de plus près, en resserrant le plan, on aperçoit des femmes et des hommes qui vivent, qui besognent et qui peinent. Agriculteurs  ou maraichers, labourent et façonnent  les reflets verts, bleus et pâles des marécages qui enveloppent sous la nue de vrais  cressons frais… lorsque le zoom ce fait très précis, c’est le visage  battant consciencieux et courageux  d’hercules de la citoyenneté qui se frottent les yeux. Ils pleurent les larmes rouges des gaz déversés sur leur juvénile bobine…. Ces irréductibles du maquis reprennent le contrôle de leur terre en inventant une nouvelle forme de lutte et de résistance, faite de radicalité et de précision, sans jamais délaisser l’infusion poétique dont se nourrissent, forcément, les causes justes…

Le soldat mort de Charleville que nous décrit Rimbaud, s’indigne de la bataille de sedan comme de l’absurdité de la guerre franco-prussienne, les parfums qui ne font plus frémir sa narine, sont la marque d’une folie humaine qui brise la nuque de ceux qui ne l’ont pas assez raide.Continental-Manifestation-de-soutien-a-Xavier-Mathieu_refer.jpg

Luis Massa, est le héros de ce film de Pétri : «  La classe  ouvrière va au Paradis ». C’est l’histoire banale d’un laborieux normalement usé par les conditions qui lui sont faites, un ouvrier quoi… un ouvrier qui perd une phalange dans un accident banal de son labeur, il découvre alors, la solidarité des siens, la gaité de la lutte, l’ivresse de la solidarité, la jubilation des discussions qui refondent le monde et ces liens d’affections qui se nouent dans l’espérance commune du militant… Engagé comme aucun dans les luttes de son existence, le voilà devenu syndicaliste et « gauchiste » à la fois… licencié de son usine et  quitté par les siens, sa femme en premier, il déprime jusqu’à envisager, épuisé et éreinté, la mort comme une immobile victoire.

Ceux qui contestent l’ordre établi, qui cultivent la différence, tordent les contradictions, pour surpasser oppositions er ruptures apparentes d’une société pensée à leur dépend ont quotidiennement besoin de la solidarité fraternelle des leurs, et des leurs d’abord !

C’est la grève et la lutte qui en  renaissant sauvent Luis Massa  de la pente mortelle du découragement qui ont failli le gagner, le voilà réembauché, le voilà de nouveau prêt à lutter.

La semaine qui vient de s’écouler aurait pu être lourde de son lot de découragements, de déceptions et de désillusions. De  la stupéfiante et inouïe sortie du président de la République sur la conscience et ses clauses de la réaction  dévotieuse au matraquage militaire et rigoureux de la troupe envoyée sur la ZAD de notre Dame des Landes  pour apprendre aux enfants que l’on ne se révolte pas, que l’on ne se révolte jamais… Le militant que je suis, passe aussi parfois  tout près de ce corridor ténébreux du découragement…

Mais sans doute fallait-il espérer en ce  samedi de lutte et de redressage de menton, dès le matin le ton était donné par une lettre ouverte  d’une militante écologiste, vice-présidente de la région Aquitaine. Des le matin, les mots qui sont les siens, simples, beaux et vrais étaient de nature à ne pas classer ce samedi comme l’aboutissement d’une immonde semaine de recul. La résistance à une histoire, elle forge les caractères et dessine les croquis des victoires à venir ! Il a fallu attendre 23 h30 et écouter pendant presque une demi-heure les cris niaiseux d’une godiche de tabernacle pour comprendre avec jubilation que désormais, de nouveau, serais-je tenté de dire, la gauche qui espère et qui lutte peut compter sur un militant fidèle et loyal, présent à l’heure où les doutes pointes leur sales faces de carêmes, présent de lui-même avec la force de nous tous, les autres, reconnus enfin, pour ce que nous sommes : la Gauche !

le vieuxC’est avec un gilet de bourgeois de la 3eme République, que par ces mots et ses gestes,  par ces moues, ses colères et  ses piques, par son raisonnement aiguisé et ses démonstrations implacables, par aussi tout ce qui n’est pas dit mais qui se voit, que Jean- Luc Mélenchon   s’est permis d’inviter sur le plateau de Laurent Ruquier  la Canaille ! Merci Monsieur, comme Carole Bouquet je préfère mon pays avec vous que sans.

Merci Monsieur, hier soir juste avant de m’endormir, c’est en chantant que j’ai monté l’escalier :


Dans la vieille cité française
Existe une race de fer
Dont l'âme comme une fournaise
A de son feu bronzé la chair.
Tous ses fils naissent sur la paille,
Pour palais ils n'ont qu'un taudis.
C'est la canaille, et bien j'en suis. !

 


 

 

 


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Hollande est un réac… comme son papa !

Publié le par letang-moderne

singe.jpgLa stupidité d’un mal consiste en générale en sa permanence. En se faisant élire sur des idées qui ne sont pas les siennes, François Hollande se retrouve aujourd’hui face à sa « conscience ». Il voudrait en ériger des clauses, permettez que l’on se gausse….

Ce gamin vaniteux a toujours voulu croire en un destin fabuleux, tout le monde a en mémoire ses gestes disloqués qui accompagnaient ses discours lors de la campagne présidentielle quand croyant singer François Mitterrand, le caniche du haut de son perchoir ne faisait que lécher sa queue !

Il ne suffit pas d’avoir subi un père réactionnaire, pour imaginer en un corps si flasque incarner un pan de l’histoire des passions françaises…

Sur sa table de nuit, l’ecclésiaste et l’évangile, dans son cœur un vers de chateaubriand, derrière ses yeux, la conscience bleue des encres Waterman posée sur les lectures de Pablo Neruda ou de Gabriel Garcia Marquez… L’homme qui traverse seul la place du panthéon, n’a pas une seule rose à la main, il en a deux. Deux roses rouges, sous la bruine légère d’un soir de printemps. La foule silencieuse, saisissait l’instant, à la fois mystérieux  et patent, poésie  réelle, d’une attente si longue d’une vérité si cruelle ! C’était au printemps 1981, une époque heureuse pouvait commencer.

Bien sur, les déceptions suivront, un admirateur de Lamartine et de Jacques Chardonne ne peut être qu’un amas de particules conservateur et rétrograde… francisque par ici, Bousquet par là… gogos incultes et farouches ennemis de la gauche qui fait, n’ont pas besoin de se creuser les méninges de trop… l’apparence ne raisonne pas elle exhibe !

Le nouveau président du changement est normal, oison innocent et nigaud, cravaté de biais et de bleu comme un vulgum pecus, cacochyme valétudinaire de la finance et de la morale, il se forge une conscience du flux et du reflux des lobbies, not dangerous in the city et  chevalier ardent de la lutte contre la finance au Bourget, prometteur de l’égalité pour tous et pris d’une mauvaise conscience  quand il s’agit de passer à l’acte. mitter.jpg

On ne s’élève pas de sa condition, quelque  soit le point de départ, sans un effort continu de dépassement de son état. Il s’agit d’exiger des circonstances qu’elles se plient à la volonté d’un raisonnement, d’un dessein, d’une vision. Celui qui met en préalable à son action les contingences et la conjoncture  sera sans cesse chahuté par le hasard et les incidences.

Qu’importe qu’à ce jour la droite puisse revêtir la mine décrépie de ceux qui jouant avec les allumettes ont mis le feu à leur maison, le fond de l’affaire est que jamais ils n’ont  atteint ce niveau de domination idéologique  qui est le leur depuis l’apparente défaite de Sarkozy…

De reculade en reculade, quelque soit le domaine, quelque soit la semaine, le président Hollande imprime sur  la société française l’air tragique de la grande réaction..

Ce gugusse anthropoïde  peut bien se cabrer dans une posture improbable d’homme de gauche, il peut bien tenter de nous faire croire que son livre préféré serait Germinal, je vois dans cette déclaration le fruit d’une étude marketing, d’un sondage, d’une finasserie, un positionnement conforme à l’idée que le grand nombre se fait  de ce que doit être un homme de gauche !

Celui qui a aboli cardo.jpg la peine de mort et les tribunaux militaire, octroyé la cinquième semaine de congés payés et les trente cinq heures, dépénalisé l’homosexualité et ouvert le pacs. Celui -ci avait choisi un chemin, il n’était pas un imposteur, il allait … de la droite vers la gauche.

Sans rien renier de ce qu’il était, sans camoufler, sans clause de conscience… il aimait,  plus que tout autre écrivain, Jacques  Chardonne  sans nier qu’il fut un collaborationniste honteux,.

François Mitterrand  lisait avec bonheur Chardonne parce qu’il a écrit ça : « C'est beaucoup d'être pleinement un homme, dans ses limites. » pas parce qu’il partageait avec lui l’histoire d’avoir pour père un marchand de cognac charentais…

François Hollande, aime Germinal, parce que c’est le livre le plus cité par les Français de gauche, il est contre le mariage pour tous, comme l’était Jean-Louis Tixier-Vignancour…. Le meilleur ami de son papa !

 

 


 

 

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Oh ! Mais comment saviez-vous que j’aime tant les châtaignes !

Publié le par letang-moderne

chataigne.jpgNous voilà donc revenu au bon vieux temps de Jacques Chirac, lorsque les élus de Corrèze jouissaient de leur rond de serviette délicatement posé sur la table présidentielle. L’un est vaguement normand, l’autre assurément parisien et pourtant ils partagent tous les deux d’avoir vécu ces longues années récurrentes ou tous les week-ends, dévoré d’ennui comme un monde de Bernanos, affriandés de châtaignes et de cèpes desséchés, épaissis de Limousine charnue, ils se sont engraissé de la sottise ordinaire . Joyeuse, plaisante et légère, au coin d’un comptoir en formica, vernis par la chaleur envoutante d’une poêle forcement mal réglé.

Epouvantable destiné de ceux qui rient quand la compagnie raconte des blagues, abominable providence pour celui qui colle à l’air du temps, tel un chien qui jappe et qui sautille quand son maitre arrive !

Lundi soir, le Président Hollande recevait à l’Elysée les élus de Corrèze…

Le japon suffoque de la poisse nucléaire, le continent africain s’éteint doucement, tout doucement de ne pas manger, de ne pas produire, d’ouvrir ses marchés, le moyen orient ne peut plus dissimuler la folie religieuse qui ravage les vies, les corps et les esprits… Une roquette jetée au hasard faite de haine et d’antisémitisme engendre instantanément des centaines de morts, on crève à Gaza ! 10 millions de pauvres misèrent en France… et des dizaines de millions d’autres dans toute l’Europe….

Le monde vit cet instant de folie, et sans doute serions-nous trop malheureux, presque on en pleurerait, si nous prenions  les décisions que pourtant la réalité s’égosille à crier.

Ca beugle aux quatre coins du monde, ça braille sur tous les continents, ça grince et ça crisse, bientôt c’est sur ca va craquer…

Et pourtant on feint toujours de croire, qu’immuablement le temps passe, l’hiver sur la neige de Super-Barèges  et le cul au soleil d’Agadir pour les vacances d’été… Une autoroute par ici, une LGV par là… les métropoles ont leur madone et pas que dans les landes….  (NDD est en Loire-Atlantique) a65.jpg

La cécité qui frappe   nos élites  doit se nourrir quotidiennement  de fadaises et de balivernes. L’entêtement bovin qu’ils mettent à nourrir la bête de la finance ne peut pas ce concevoir sans approvisionnements réguliers  en ineptes platitudes, en boniments et sornettes…

Bien sur les experts ne font pas semblant, ils mouillent la chemise les Gallois et Attali, ils ne ménagent pas leur peine les BHL et les lauvergeons, ils ne s’épargnent d’aucune bassesse les colombs  et les Valls… Ils sont prêts les Juppé et NKM... Interchangeable, en accord parfait... il n’y a pas d’alternative, il faut que ca passe…  Mais parfois ca résiste, plus que l’on  ne l’avait imaginé…

Les vies sont humaines et parfois tout- bas, les femmes et les hommes se saisissent de leur cœur d’abord, ils se mettent à appréhender le monde, ils essaient de le pénétrer,  de le déchiffrer, de le comprendre…  et souvent à la fin, ils imaginent même qu’ils peuvent le concevoir !

C’est ce moment plus que nul autre que redoutent  les maitres et leurs conseils, cette heure où une assemblée humaine décide  de l’économie  et de l’ordre, de la hiérarchie et des normes, du régime et de la structure… et même du goût et de la texture…  C’est ce temps, ce temps moderne et précis, aussi infini que l’espace qui le sépare de la seconde d’avant qui les effraient…. Ca peut casser à tout moment, les maitres s’apercevront de leur condition de valet… et tout peut s’écrouler…

PAF ! Et plus rien ne tient…

violenceJ’aime a appeler ce moment le tiers-temps, référence au classement dans lequel, en définitive, ils nous ont toujours assigné… Nous qu’il est urgent de ne pas prendre au sérieux, nous qu’il faut museler dans le mépris puisque nous ne voulons pas de leur muselière…

C’est sans doute pour cela, que le Président Hollande, incertain sur ses valeurs républicaines, en appelle à la conscience intime du Maire UMP des trois bœufs-sur Corrèze…

C’est parce que ca rassure, ca légitime les experts …

« En fait la différence profonde entre un riche et un pauvre, c’est le pognon »….lui dit cet élu de Corrèze  en lui remettant lundi soir deux petits châtaigniers

«  Comme c’est gentil, Mais comment saviez-vous que j’aime  tant les châtaignes ! »lui a répondu le président

 


 

 

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Le recul, la dérive, la régression… Hollande abandonne la République !

Publié le par letang-moderne

abandon.JPGC’était bien sur une évidence, l’écoulement progressif  de nos valeurs, le ruissèlement continu de nos repères, le dégoulinement flasque de nos convictions ne pouvaient mener le gouvernement qu’au plus profond de l’abime moral.

Quand il n’a pas augmenté le SMIC de plus du prix d’un carambar, ils n’ont rien dit, quand il a fait croire qu’il avait renégocié le traité européen, ils ont simulé leur approbation, quand il a attaqué sauvagement les campements de rom, ils ont baissé les yeux et bégayer… rien !

Quand il a fait de la politique de l’offre le nouveau crédo de la ligne économique gouvernementale, ils ont choisi d’être désinvoltes, quand vulgaires comme un Woerth et éveillés comme une Morano, ils ont matraqué les ménages en augmentant la TVA, ils ont bredouillé des mots les uns à la suite des autres…faisant croire, feignant, prétendant, simulant, fabulant…. Tournoyant comme une feuille morte définitivement abandonné à son destin…

J’ai dans ma  mémoire ces images  d’un Henri Emmanuelli, les bras croisés, visiblement affligé des sornettes que l’on lui donne à entendre pendant le congrès de Toulouse. Il a choisi de se taire, cacher derrière une moue dubitative, soustrait à ses combats, réduit à la silencieuse humiliation de celui qui sait combien la catastrophe est d’ampleur !emmanuelli.jpg

La pente est la plus forte, et en quelque six mois, le Gouvernement de ces gens-là, a fait reculer la légitimité socialiste comme jamais aucun gouvernement de la droite ne l’avait fait…

La défaite idéologique qui accable toute la gauche  est en réalité une ligne politique, un plan, un projet, un stratagème.

Leur machination se révèle au grand jour, en parlant devant les Maires de France, symboles républicains de notre démocratie locale,  et maillons essentiels de notre patrie républicaine, d’une « clause de conscience »,  le Président de la République taille des brèches, ouvre des coins au cœur même de l’édifice républicain. En autorisant une dérogation philosophique ou morale à l’application de la loi, il sape le fondement même du contrat qui  fonde la république et qui chez nous s’appelle la Nation !

Hollande choisit la croyance individuelle contre la nation ! Hollande privilégie l’intime contre le commun, Hollande privatise le droit public !

L’acte 3 de la décentralisation, et la répétée volonté d’hisser le contrat au même niveau que la loi, sont d’autres armes qui servent le même calcul, la même et sordide volonté : Briser la République pour éloigner le socialisme !

Tout est intrigue et machination, en flattant les esprits les  plus rétrogrades et réactionnaires, Hollande fait le choix d’attaquer la République par  l’apparence d’un tout petit débat sur le « mariage gay ! » prenant bien le soin de centrer cette  affaire comme si elle n’était  porteuse d’enjeux que pour une communauté gay en soif de cérémonie. Le Mariage pour tous n’est pas une histoire d’orientation sexuelle c’est un débat sur l’égalité ! Sur la liberté, et sur la fraternité !

egalite-copie-1Oui c’est bien à la République que l’on s’attaque lorsqu’on distingue  du droit selon telle ou telle de vos orientations, fussent-elles même sexuelles !

Les femmes et les hommes qui peinent à finir les mois et à boucler leur budget quotidien, peuvent se sentir éloignées de ce débat, tant la vie de chaque jour porte son lot de blessures, de misères et de vexations…

C’est ce moment là, précisément, que choisit  ce gouvernement de la honte pour frapper au cœur de la loi Républicaine….

Nous sommes tous abaissés, dégradés, honteux, prosternés d’entendre ces gens-là se réclamer du même mot que celui qui nous honore : la gauche !

La Gauche c’est d’abord et avant tout le combat universel pour l’égalité !

Leur renoncement est un ruissèlement de honte, leur lâcheté est une dégoulinade de capitulations, leur politique est un écoulement nauséabond  de sécrétions réactionnaires.

Le parti de la Gauche, c’est nous...  Désertez ! Quittez les rangs, abandonnez-les.

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Et, Fillon nous fait une demie-Jospin arrière…

Publié le par letang-moderne

gymnaste-super-fort-300x217.jpgOn est mardi et malgré un lundi chargé, on vient juste de finir le weekend ! Quelle Marrade au fond que cette séquence de l’élection du Président de l’UMP, de véritables championnats du monde de la figure imposée…

Bien sur, tout le monde aura remarqué l’époustouflante prestation de Valérie Pécresse du Dimanche soir, réalisant dans le plus pur style  de la vierge chaste, innocente et pure, le plus beau des sourires figés, réalisation parfaite, qui en fait, sans contestation possible, la championne du monde. Incomparable et inégalable prestation accompagnée d’un triple cligné de paupière, instant magique du foutage de gueule  devenu grand art des olympiades médiatiques !

Quelques minutes plus tôt nous assistions, littéralement scotché devant BFM, spécialiste du reality- show de la droite débridée, au coming-out  séditieux de Jean-François Copé. Devant ses amis, fillonnesques médusés par une telle audace, la buse de maux s’est livré à un pronunciamiento décomplexé au point de  faire rougir le moins timide d’un quarteron de généraux à la retraite !

Magnifique coup… Bas… comme il se doit. Tout y est ! La surprise, la violence, l’arrogance, l’orgueil l’insolence et le mépris !

Quelle magnifique attaque du fond du court, reléguant les plus élémentaires des principes de la démocratie élective  au rayon de souvenirs obsolètes, à la remise des mobiles pour enfant en bas-âge…

C’est un peu con tous ces trucs  que l’on met au dessus des yeux des nourrissons pour étouffer ce que l’on croit être leurs angoisses nocturnes !

PIM, PAM, POUM, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire le vrai visage du nouveau Président de l’UMP est apparu : l’œil  fielleux, amer, hypocrite, malveillant  comme celui de son ami Zemmour. L’arrogance faite de familiarité et de suffisance perfide à la mode d’une Elisabeth Levy. L’animosité antipathique, misanthrope  et dégoutante d’une Rober Ménard libéré de tous complexes. Le front bas et sournois d’un Patrick Buisson inspiré, arriéré et revanchard, s’en prenant au bouffeur de pain au chocolat pour mieux inséminer sa haine de l’autre, son délire identitaire…robert-menard-2.jpg

Hier soir le sénateur, le Sénateur Patrice Gélard, Ephémère président de la COCOE, est devenu célèbre. Retenez le nom de se professeur de droit soviétique (ça ne s’invente pas !) car en validant, après maintes palabres, causeries, après les échanges et les arrangements, les querelles et les deals, l’élection de Jean-François Copé, le garant de l’orthodoxie vient en fait d’entériner  l’ancrage du premier parti de la droite française au corps-mort des tenants de la nouvelle droite, des identitaires et des réactionnaires bornés !

On a bien rigolé en regardant les télévisions et en lisant les journaux, mais  avec le weekend  qui se termine, l’envie de rire disparaît peu à peu, le triomphe de cette ligne de la droite forte révèle la pente fatale dans laquelle la classe politique est engouffrée.

La victoire de cette pensée moisie n’a entrainé chez les commentateurs du Parti Sournois aucune remarque sur le fond, tout au plus, ils ont fait observer  combien ils étaient désormais les représentants les plus légitimes d’une politique sérieuse et bien comme il faut. Ils ont insisté sur leur capacité de gestion, leur savoir faire pour organiser des primaires qui accouchent du candidat  attendu par les marchés et les banques…

Valls qui aurait sans doute fait plus de voix auprès des électeurs de l’UMP que dans les primaires socialistes  n’a retenu de ce Week-end  bleu et brun que les propos de Jean-Luc Mélenchon sur le premier ministre. Il les trouve indigne !

2304PatrickBuisson-Reuters930620 scalewidth 630En ne proposant aucune réplique, aucune réponse face à ce glissement inédit de la droite française vers les thèses subversives de la nouvelle   droite, ils accompagnent lourdement la grande récession idéologique dans laquelle nous sommes désormais engagés !

François Fillon, qui sors, épuisé et meurtris  d’avoir mis en œuvre la politique réactionnaire de Buisson pour le compte de Sarko vient de perdre la dernière tentative de la droite républicaine d’endiguer le flot xénophobe, ultralibéral et sécuritaire que portera désormais ouvertement l’UMP !

En se retirant de la vie politique dans une pirouette improvisée, Jospin avait lui aussi, d’une certaine manière, signifié son abandon devant la dérive du parti socialiste, comme celui qui ne veut pas voir la suite… Hier Fillon a réalisé une demi-Jospin, bancale et hésitante encore…

Mais au fond il vient de naitre une nouvelle discipline olympique face à la violence inouïe de la droite extrême : la reculade.

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