Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Agence Française de la Biodiversité : un bonto en trompe l’œil.

Publié le par letang-moderne

nicolas-mayer.jpgPar Nicolas Mayer:

Le Président de la République aime le changement, il en a fait son principal argument de campagne. Constatons qu’au Ministère de l’Ecologie, en nommant successivement trois ministres en 18 mois, il aura au moins tenu une de ses promesses électorales. Il ne fait pas bon être locataire de l’Hôtel de ROQUELORE 1 dans ce gouvernement et avoir des convictions écologiques. Nicole BRICQ, débarquée pour s’être opposée à l’extraction Offshore en face de la Guyane. Delphine BATHO, limogée après avoir contesté son budget d’austérité. Philippe MARTIN pèse désormais chacun de ses arguments au trébuchet, du reste, on ne l’entend pas.

Dès lors, avec un budget d’austérité, quel crédit faut-il accorder à la déclaration de Jean-Marc AYRAULT au sortir de la Convention Environnementale, sur la création d’une Agence Française de la Biodiversité ? Que cache l’annonce du Ministre de l’Ecologie d’un Parc Naturel Marin à Arcachon et le déblocage de 20 millions d’euros pour la constitution d’Aires Marines Protégées en Méditerranée ?

L’Agence Française de la Biodiversité (AFB), telle qu’elle se préfigure, risque bien d’être une carabistouille de plus. Fruit de la fusion de l’Agence des Aires Marines Protégées (AAMP), des Parcs Naturels Marins, de l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) et de l’Atelier Technique des espaces naturels, structures notoirement sous dotées pour pouvoir assumer leurs missions, l’AFB pourrait bien n’être qu’un logo sur papier entête.

Etablissement sans moyen ni ambition, simple hochet offert aux écologistes du gouvernement à la veille des élections, le montage juridique et l’affichage de l’Agence Française de la Biodiversité, est le reflet de l’écologie politique de ce gouvernement.

Avec un budget annuel de 211 millions d’euros, soit la stricte addition des moyens actuels auxquels viendrait s’ajouter les crédits « Etat biodiversité », déjà provisionnés, l’Agence Française de la Biodiversité est une coquille vide, « cheval de Troie » de la sphère marchande dans l’environnement.

Le budget de l’AFB n’est pas suffisant ? Les hauts fonctionnaires préfigurateurs le reconnaissent du bout des lèvres et développent des exposés théoriques sur une logique dite de « redevance de prélèvements contributifs sur tous les usages de la biodiversité. » Ainsi glisse-t-on sans le dire vers la monétarisation du vivant, au nom du chiffrage des « services écologiques rendus » par l’environnement. biodibersite.jpg

Dès lors, l’abandon programmé des missions de gestion, de surveillance, de concertation, et de développement durable portées par les Établissement Publics existants dans le domaine de l’eau, de la montagne, de la forêt, de la mer et des littoraux prend tout son sens. La dotation de trois agents pour le nouveau Parc Naturel Marin d’Arcachon quand une douzaine serait nécessaire est conforme au projet.

Réduite à la seule fonction d’observatoire, l’Agence Française de la Biodiversité s’apprête à mettre en œuvre une politique capitaliste et marchande qui se résume à la simple expression : « Dis moi ce que tu détruis, je te dirai combien ça coûte ! »

Pour le Parti de Gauche, l’écologie politique ne doit être ni punitive ni marchande. Elle réclame une volonté, un cap et une ambition pour faire bifurquer, en associant les populations concernées, le modèle de production actuel qui épuise les ressources et saccage l’environnement vers l’innovation et le progrès. Là où cette politique est menée, les résultats sont là, mesurables et rapides au plus grand bénéfice de l’emploi, du progrès social et de la protection de l’environnement.

Nicolas Mayer

Secrétaire  Commission Mer du Parti de Gauche

Partager cet article

Repost 0

Pour nous, c’est Maintenant ! Vive Le Front de Gauche !

Publié le par letang-moderne

front-de-gauche-2L’année qui s’écoule, 2013, est une année particulièrement noire. Le Front de Gauche est resté l’arme au pied, paralysé par je ne sais quelle glaciation de la pensé stratégique. Nous avions pourtant impulsé de belles choses, avec la première marche contre l’austérité et pour la sixième République.

D’ici  ou d’ailleurs, déjà, quelques voix ronchonnes, quelques vieux  gardiens des dogmes de la politique autrement, c’est à dire de la politique jamais, avaient déjà émis  des râles circonspects :

«  Ce n’est pas ma façon de parler » - «  il manque du collectif à cette décision » - « ca ne marchera pas » …

Et patati et patata …

Tous ces nuls  se reconnaitront. Ils ne sont utiles qu’à leurs propres reconnaissances !

L’année avait  pourtant bien commencée,  mais des le mois de juin,  tranquillement couchés dans l’ombre, les commentateurs de notre volontarisme  vendaient  à la découpe les fruits de notre travail, au cœur de l’été, ils faisaient mine de s’indigner des propos de Jean-Luc Mélenchon  concernant Valls donnant ainsi la garantie attendue de leur coupable commerce avec l’adversaire.

L’automne qui est là, est véritablement tragique.

Pendant que la France s’asphyxie peu à peu des choix économiques du gouvernement des patrons, des banquiers et des eurocrates, s’opère un tournant décisif  au cœur du parti socialiste.

Là ou l’ensemble des électeurs de ce parti attendaient une volonté contre la finance, les malheureux avaient entendus le candidat Hollande au Bourget, ils constatent que l’immigration, ignoblement liée aux problèmes de sécurité, est au centre du débat que l’on tend à nous imposer. C’est une véritable révolution conservatrice en court.

L’année était à mi-parcours, lorsqu’il avait, le premier, tirait la sonnette d’Alarme sur ce misérable Valls, entré dans sa campagne personnelle, en caressant le plus sale poil de la Bête !

Ce moment est juste,  me semble t-il,  l’alerte hurlante que n’avons pas su décrypter au bon moment, par ce que les propos de Valls se sont dés lors particulièrement affranchis du socle commun qui marque la frontière entre nos valeurs et leurs intérêts, ils devaient, ils auraient du, ils doivent encore être le catalyseur de la grande recomposition de gauche.

Parce que le Front national au fond ne se nourrit que d’une chose, l’acceptation tête haute ou tête basse, mais l’acceptation des politiques économiques à l’œuvre, tout signal donné, même furtivement, qu’il est possible , ici ou là de faire un bout de chemin avec celui qui ne rompt pas publiquement avec la dérive brunâtre qu’imposent Valls au gouvernement, aux parlementaires , aux élus du parti solférinien, est un recul catastrophique de la dynamique que nous avons impulser en 2012 !ob c73f1c 487973-10151516844685379-1777314335-n

L’affaire n’est pas entre Pierre Laurent et Jean Luc-Mélenchon, l’affaire n’est pas plus Parisienne que  Toulousaine ou Villenavaise, l’affaire n’est même pas l’affaire du Front de Gauche, elle est au cœur de la reconquête idéologique que les conditions de vie des salariés, des jeunes, des précaires, des roms que l’on pourchasse, des migrants que l’on noie,  imposent.

Le chômage qui frappe chaque famille, la précarisation qui rode  autour du premier qui trébuche, le sentiment général de déclassement qui envahit les classes moyennes appelle à un sursaut d’ampleur !

Il existe un seul outil disponible pour offrir l’espoir de cette recomposition, un outil ouvert, à la disposition de chacun, un outil capable  de se renouveler  de l’apport massif de tous ceux qui le rejoindront sans rien abjurer de ce qu’ils sont.

Cet outil c’est le Front de Gauche !

L’ouvrir aux quatre vents de la contestation sociale, politique, écologique en lui donnant la possibilité de s’enrichir de ceux qui y adhérent, c’est aussi mettre une fin définitive aux guerres  statiques qui embourbent notre progression.

Le désastre  tant espéré de la gauche qui disparaît n’aura pas lieu, si nous trouvons dans les semaines qui viennent  les mots et les actes qui permettent le rassemblement  de tous les citoyens, de tous les partis et sous partis, de tous les courants de la gauche authentiquement  socialiste et écologique de faire ensemble Front !

la sixiémeL’enjeu est de taille, je suis de ceux qui pensent, que le moment est venu de porter la nécessaire refondation du logiciel  socialiste républicain et écologiste en donnant la chance  au rassemblement de ceux qui, épars, le souhaitent, sans pour autant trouver la voie de son accomplissement !

Ce n’est pas un Epinay de partis,  de sous-partis ,  de la contestation sociale qu’il nous faut construire, c’est en partant de l’exaspération populaire et de l’espoir que nous avons su créer lors de la campagne présidentielle qu’il nous faut transformer le Front de Gauche.

Osons l’adhésion directe du peuple à notre Front, ce sera le premier acte de la révolution citoyenne pour faire rempart à la révolution réactionnaire qui s’empare du Pays !

C’est maintenant et nous y sommes prêts !

Partager cet article

Repost 0

Mon Sébastien Laborde que j’ai !

Publié le par letang-moderne

229401 4581070606771 1571742892 nC’est avec un grand plaisir que j’ai découvert, en cette fin de Dimanche après-midi, ta  lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon. Comme c’est au travers de sa personne que tu souhaitais t’adresser à l’ensemble des militants du Parti de Gauche,  je me sens autorisé de cette belle qualité, pour essayer de te répondre point par point,  juste afin que l’avenir que nous pourrions envisager ensemble ne soit pas,  ne repose pas, sur de petits malentendus !

Mon Sébastien Laborde que j’ai…

Tout d’abord te remercier très sincèrement de te faire l’exégèse érudit de notre texte de congrès, mais il semble dés le début que tu te méprennes. Si, en effet, notre congrès publiait une liste non exhaustive de villes où nous souhaitions d’ores et déjà impulser des listes autonomes du Front de Gauche, à titre d’exemple, notre congrès affirmait bien :

« Le 3ème congrès du Parti de Gauche a confirmé la stratégie d’autonomie rassembleuse et conquérante. Elle s’exprimera dans les deux échéances électorales de 2014, municipales et européennes. C’est pourquoi le Parti de gauche travaille dès maintenant à la concrétisation de cette stratégie lors du scrutin municipal partout où c’est possible en France. Dans les semaines à venir, dans toutes les grandes villes pour commencer, le PG va localement prendre contact avec ses partenaires du Front de Gauche et tous ceux qui, à gauche, refusent la politique d’austérité du gouvernement, pour avancer sur ces listes. D’ores et déjà, en comptant sur ses forces et ceux de ses partenaires qui se sont déjà montrés disponibles pour cela, il a établi une première liste de 60 villes qui répondront à cette ambition. Parmi elles les dix plus grandes villes française et déjà 17 des 21 capitales régionales. »

Il est donc inutile de tordre nos propos,  il est inutile de leur faire dire autre chose que ce qu’ils disent.

La stratégie était alors bien arrêtée, nous n’en avons pas changé, ni collectivement, ni individuellement !

Là où nous avons un véritable différend, c’est lorsque tu affirmes que : « L’objectif des communistes en Gironde est, comme dans tout le pays, de faire élire dans les municipalités, des majorités de progrès qui mettent en place des politiques qui répondent aux besoins des gens et qui affrontent les politiques d’austérité en France et en Europe. Il est de battre la droite et l’extrême droite et les empêcher de conquérir des villes, il est enfin d’avoir le plus d’élus communistes et du front de gauche pour que le 31 mars, les citoyennes et les citoyens puissent compter sur des hommes et des femmes de combat, libres, ambitieux, refusant l’idéologie dominante et portant dans les institutions les aspirations populaires à vivre mieux. »

Nous ne savons pas ce que signifie le terme majorité de progrès. Nous cherchons, nous, des majorités de rupture avec l’austérité. Nous ne savons pas ce que recouvre le concept d’élus communistes qui seraient élus avec l’ensemble de la dynamique du Front de Gauche sur les listes de tel ou tel parlementaire qui soutient la politique du  gouvernement.

L’argument que tu donnes ensuite pour illustrer cette stratégie est celui de la « belle et rebelle » Bordeaux,  terre de résistance mais aussi terre sombre du  théâtre de la liquidation de la République.  

C’est pourquoi, nous dis-tu,  les communistes de Bordeaux  ont fait le choix de « constituer une liste de large rassemblement au premier tour, initiée par le Front de gauche, et conduite par Vincent Maurin, président du groupe communiste à la mairie de Bordeaux. »

Les communistes pensent qu’à « Bordeaux les conditions sont réunies pour faire une belle campagne du front de gauche, contre l’austérité, pour des solutions de progrès et qu’elle peut être utile à porter le plus haut possible le score de la gauche face à Juppé. »

Nous pensons la même chose, parce qu’en effet nous sommes la gauche !

Mais nous disons haut et fort et dans le même temps que les communistes, avec les mêmes arguments, devraient penser de la sorte à Mérignac, à Pessac, à Lormont, à Villenave d’Ornon, à Cenon, à Blanquefort, à Floirac, à Libourne, à La Teste… bref partout où, d’une manière ou d’une autre, les chefs de file des socialistes ne sont pas en capacité de porter une protestation crédible aux politiques néfastes que nous combattons ensemble.

Nous pensons qu’il n’est pas utile de rajouter de la confusion à la désillusion.

Je te le dis tout net, nous ne comprenons rien à cette conduite qui fait du Front de Gauche un taxi, un coup combattif et autonome, un coup soumis et lié aux socialistes locaux !  

S’il n’y a pas, comme tu le dis, et j’ai toutes les raisons de te croire,  deux stratégies au PCF. S’il n’y pas, d’un coté ceux qui  veulent en finir avec le Front de gauche et de l’autre ceux qui veulent le prolonger. Si comme tu le dis l’ensemble de ton parti partage la même analyse en la faisant concorder par les deux bouts d’une tactique incompréhensible pour nous et le plus grand nombre.

Alors nous avons un vrai désaccord sur le rassemblement que nous cherchons !

Le rassemblement que nous voulons construire se fait d’abord sur la base du refus des politiques d’austérité. Et comment faire autrement que de les dénoncer ?

Tu reviens ensuite assez malignement sur la dénonciation du « parler cru et dru » qui serait le nôtre, affirmant au passage qu’il n’empêche en rien au Valls, Mosco  et autres de continuer à nuire !

Sans doute ami, mais il faudrait encore me démontrer que faire liste commune,  très poliment, avec ceux-là même qui les soutiennent bec et ongles  constitue une tactique plus judicieuse !

Le Front de Gauche n’est pas le taxi électoral des organisations qui le composent, il est bien une dynamique populaire qui transcende les intérêts partisans des nains que nous sommes !

Comment le Front du peuple que nous cherchons ensemble pourrait se reconnaître dans nos petites piques, nos sous-entendus, nos phrases qui ne parlent qu’à nous-mêmes :

« Nous avons dans le même temps recherché les formes nouvelles que pouvaient prendre l’action politique, des formes novatrices et révolutionnaires ou l’agressivité, la violence, le fait accompli, les rapports de domination et l’argument d’autorité n’ont pas lieu d’être. »

Il n’est pas besoin de parler cru pour se faire bien cruel !

Il n’y a qu’une seule façon de rassembler ceux qui partagent notre volonté, c’est d’isoler ceux qui la combattent !

Oui,  nous pouvons  rassembler tous ceux qui désespèrent du changement, seulement en leur offrant tout cru le visage de la sincérité et en livrant tout dru nos arguments contre l’austérité !

Oui nous pouvons rassembler tous ceux qui veulent du changement à condition de le leur proposer.

Il y a, à Bordeaux et dans toute sa communauté urbaine,  des militants, des citoyens, des associations qui en attendent l’offre et qui sont prêts à impulser des dynamiques nouvelles susceptibles de donner un nouveau visage à notre élan !

Celle-là passe par des engagements clairs, pour mettre fin à la cogestion de la communauté urbaine où les vice-présidents communistes siègent aux cotés d’Alain Juppé, celle-ci passe par des engagements clairs sur la gratuité des transports, le retour en régie, la dénonciation des délégations de services publics, cela passe par des engagements clairs contre les PPP et les montages hasardeux qui autorisent des grands stades, cela passe par un débat sur le fond, non pas sur le nombres d’élus que peut avoir le PCF ici ou là, leur dévouement et leur utilité n’est pas en cause, mais sur la force que donne l’autonomie  à ces mêmes élus !

Nous voulons des élus plus forts !

Oui, il nous faudra à Bordeaux, oui il nous faudrait dans toute la CUB, à Libourne, à la Teste, il nous faudrait, dans les prochains mois, travailler au rassemblement le plus large possible pour qu’émergent partout des mouvements, des listes, qui portent la vocation déterminée de ceux qui s’opposent à la politique du gouvernement  et qui le disent !

Oui, il nous faut combattre les dérives sécuritaires autrement qu’en soutenant le Maire de Libourne et ses flics municipaux armés comme des Robocops.

Oui, il nous faut combattre le conservatisme des candidats socialistes. Je te donne en exemple celui de  Mérignac, auteur de l’amendement au sénat  qui minimise la loi d’amnistie pour les syndicalistes.

Oui, il nous faut combattre les relents populistes du Maire de Cenon lorsqu’il demande à l’Etat de prendre en charge l’hébergement des Roms de sa commune !

Oui ! oui ! oui ! Il nous faut être cohérents !

Sur tout cela nous sommes d’accord, mon cher Sébastien Laborde que j’ai…

Mais, par un raisonnement que je n’ai toujours pas compris, des communistes, au nom du Front de Gauche, accompagneront ces socialistes au nom d’un rassemblement qui, force est de le constater, nous divise !

Partager cet article

Repost 0

Mais à quelle heure ?

Publié le par letang-moderne

4991020516_2112d320f7.jpg

Les conspirations du printemps tissent  dans le silence l’ombre dégoutante d’une vieille maison percluse…

Il n’est plus le moment ni de dire ni de taire. Il n’y a plus une minute à perdre, éparpillée chaque seconde est un temps perdu, chaque minute n’y retrouve pas ses petits, et les aiguilles tournent dans le vide d’une pendule sans repères. La trahison ne se porte jamais en sautoir et la désillusion ne s’habille pas en Prada.

L’éternel mouvement de l’humanité n’est pas qu’un élan vers un idéal sacré, il est une discipline qui refuse la marche arrière, lorsqu’un ou deux des nôtres se métamorphose sans saisir l’essentiel du moment, on ne lui demande pas de se ressaisir. On l’abandonne à la triste mélopée du temps qui passe ! Nous on poursuit l’objectif, sans le saisir, sans s’en dessaisir.

Sublime certitude que nous ne  nous déliterons pas  dans l’abandon des obscures vagues, dans lesquelles chacune de nos valeurs est roulée, lessivée,  confondue…

Il n’est pas bien malin celui que ses ennemis font roi, à son tour et bien avant son heure, il lui faudra bien  périr dans les plus effroyables tourments des couleuvres et des boas qu’il devra bien avaler lorsque midi pile viendra à sonner.

C’est déjà l’heure  ami,  du grand Paris et des métropoles superbes  où ni toi, ni moi, n’auront le droit de cité. À la niche !

De suite et sans quatre heures. À la niche, les gueux. Sans bruit et sans fureur !

Ce n’était donc pas assez de notre propre martyre de porter seul la lueur éternelle d’un temps meilleur que sans pitié, sans un regard, pour une minute de douceur à ce point tu t’égares, pour un château en en Espagne,  pour devenir à ton tour, ne serait-ce qu’une seconde, un petit noble Castillan, sans autre titre spécifique, héritier par le sang de cette noblesse sans ancêtres, un Hidalgo, un traitre !

Imprudents que nous étions, de ne pas comprendre cette convoitise éternelle, imprudents que nous étions, tout attendris, quand dans le même temps qu9141621779_c70c469a9e.jpge nous jetions des étincelles, que nous soufflions sur les braises, accroché à l’aiguille des trotteuses, tu pétrissais le limon obscur de l’obstruction, l’œil oblique et le teint livide, tu négociais un arrêt du temps, une pause dans le grand mouvement, une parenthèse dans la grande échappée !

Tu ne briseras rien  de notre heure qui arrive, bien sur tes rapines nous retardent, fadent notre espoir et  grisent notre audace. Mas le vaste dessein du peuple qui reprend une à une ses places résistera à tes petits larcins !

Nous voulions partager la flamme, nous serons obligés de te ravir le feu. Nous arracherons à tes mains sales ton sceptre usurpé. Petite noblesse de nulle part, bien polie avec les puissants et bien obscure avec les nôtres nous irons  quand même de conquêtes en conquêtes !

Quel bonheur que ton pétard éclata  dans l’eau ! Il était le temps sans qu’il ne soit l’heure, va -z -y   mon  Ravachol du politburo, encore un attentat de la sorte, et le Front de Gauche était délivré !

Tic-tac, Tic-tac….. 

 

Partager cet article

Repost 0

Une bouée à la mer !

Publié le par letang-moderne

2858560500_bf56a8ab91.jpgÇa craque, oui ça craque de partout, on aurait jamais cru qu’un pédalo pouvait à ce point contenir de bastingages pour qu’à l’occasion de chaque coup de tabac, les indécisions du hollandisme créent autant de spasmes écartelés que les silences des medias complices ne savent plus étouffer.

Ça craque, de la couardise de l’équipage qui fulmine, qui peste… Mais qui vote le budget. Ça craque  de la pleutrerie  affligeante d’un Harlem Désir qui clos l’affaire Léonarda d’un bafouillis suffisant. Ça craque de la poltronnerie des lutteurs d’opérette qui défilent comme des soldats emplumés d’Offenbach dans les bouffonneries de la vie parisienne. Ça  craque de la déloyauté  de ceux qui prennent le Front de Gauche pour un taxi électoral et qui le quitte sans payer la course.

Oui c’est sûr le rafiot de  la hollandie est en train de couler. Tous ceux qui l’approchent  sont aussitôt frappés de  bassesse, de déloyauté, de fausseté, d’indignité. Les voilà devenus aussi vils que traitres.

Seuls, forcement seuls, ceux qui voient un peu plus loin que le nuage d’écume que chaque vague de renoncement crache à gueule  de ceux qui pédalent, insistent. Ils s’acharnent, ils avertissent, ils s’obstinent sans s’appesantir, ils résistent sans rien renoncer, ils insistent sans rien céder.

On ne leur pardonnera pas cet entêtement. Les gratifiés de l’équipage  ont démonté les luminaires  des sorties de secours pour mettre une lumière factice sur leur  face de pierre.  Ils imaginent éclairer le monde en faisant scintiller la pale lueur de leur forfaiture !  Sur la barcasse plus aucun des embarqués n’y croient, la mort est certaine, le naufrage est annoncé.4531585887_215fa9b397.jpg

L’orchestre peut bien jouer tous les boléros du monde, les flutiots peuvent bien venir à la rescousse et le quartier maitre se réjouir  de voir le Front de Gauche s’écarteler dans la tempête. Des boléros, il n’y en a qu’un, et ceux qui connaissent le parfum de la  véritable beauté ne se trompent pas !

 Il est encore quelques braves qui refusent de mourir, ils portent la possibilité d’un avenir, la chance intacte de vivre sans la peur.

Sans la peur d’en finir. Quand toute la gauche s’apprête à disparaitre  de ne pas oser jeter par-dessus bord les pirates qui en ont pris le commandement, nous sommes ceux qui jetons  la bouée à la mer !

Le Front de Gauche  ne coulera pas, il est ce flotteur, cette balise, qui permet dorénavant à tous les vivants de s’accrocher !

Ça va  s’agiter, se balancer, ça va même branler dans le manche, ça va secouer, soulever, se brouiller, ça va valser. Mais ça va nous sauver !

Accrocher vous au Front de Gauche, il est le seul  morceau  réel de nos aspirations. La bouée  est désormais à la mer, elle est à tous !  Sautez, bondissez,  jetez-vous par-dessus bord, quitter le pédalo, prenez un bout de la bouée, elle est pour tous !

Le trou  que nous avons construit dans l’eau fétide  du renoncement ne se refermera jamais que si par milliers nous embrassons  cette chance.

 Le front de gauche est là, ou tu t’y accroches ou tu meurs !

 


 

Partager cet article

Repost 0

Pour une adhésion directe au Front de Gauche !

Publié le par letang-moderne

Iosonsl n’est de problème qu’une absence de solution ne saurait résoudre  avait l’habitude de dire le très radical Henri  Queille !

Le petit père  Queille, malgré son amabilité, sa proximité réelle avec les citoyens, sa fidélité permanente à l’humanisme et à la République, son honnêteté et son amabilité finit tout de même par entrer dans l’histoire politique   comme le e symbole de l'inefficacité et du discrédit de l’IVe République, empêtrée dans le régime des partis et, plus généralement, d'une certaine conception de la politique placée sous le sceau de l'impuissance fataliste et cynique.

Heureusement, le Front de Gauche ne saurait être qu’un simple cartel impuissant de  ses divisions et tiraillé par des intérêts antagonistes !

Le Front de Gauche n’est pas à la cinquième République  ce qu’Henri fut à la quatrième :  Une reconnaissance d’estime !

Nous n’avons pas fait tout cela pour sombrer bêtement  dans un imbroglio abracadabrantesque qui verrait  les espoirs du Front de Gauche se diluer dans une soupe insipide qui unirait dans son  bouillon des femmes et des hommes de convictions  avec des tartuffes du changement.

Demandez à un seul des militants  du Front du Gauche quel est le moteur de ses convictions et vous comprendrez de suite de quel bois il se chauffe !

C’est une évidence pour chacun de nous, ce gouvernement qui se prétend de la gauche achève le travail de la droite,  tout en précipitant les plus désillusionnés  des nôtres dans une abstention mortelle qui fait les beaux jours du F-haine. osons 2

C’est une évidence pour nous tous, qui n’acceptons ni le traité MerKel-Sarkozy-Hollande, ni L’ANI, ni la retraite à 66 ans, ni l’austérité à vie, ni la chasse intolérable aux malheureux, ni les milliards offerts au patronat  sous prétexte de « compétitivité »  de notre économie, ni la réforme qui met à mal les communes et les conseil généraux, ni la faiblesse avec la quelle  le Président Hollande se couche devant l’arrogance des nord-américains,  ni le gel du SMIC, ni la baisse des salaires, ni la casse de l’inspection du travail, ni la disparition des services public, ni la réforme scolaire… ni, ni, ni, ni…

C’est une évidence,  ce gouvernement n’est pas le nôtre, il n’est pas utile au salariat, il n’est pas utile aux aspirations du plus grand nombre !

Et pourtant Le Front de Gauche  qui a rassemblé  il y a un peu plus d’un an prés de  quatre millions d’électeurs, qui a réussit au moins à trois reprises les manifestations politiques de masse pour exprimer le refus du front du peuple aux politiques d’austérité, puis l’immense attente qui est la notre de bouleverser  le contrat entre le peuple et la République , le Front de Gauche se perd tout doucement . Il se répand en divisions incongrues   sur le thème de :

Faut-il oui ou non soutenir les suppôts de Solferino  à Pétaouchnoc ou à Bigoudis sur Tignasse ?

-Je préfère ces images à de véritables villes, pour éviter  tous les arguments de l’intelligence des rapports de forces locaux »-

Il n’y qu’une seule solution pour sortir de cette affaire, c’est  de permettre à ceux qui font le Front de Gauche pour de vrai de donner leur avis pour de bon !

prenez le pouvoir!Réunissons  le plus rapidement possible sous un chapiteau place la nation, les milliers et les milliers  de  gens qui désespèrent de nous voir si niais !

Débattons avec tous ceux qui passent la porte et tournent  le dos à la politique d’austérité, créons dans tous le pays, sur le principe d’un Homme- une voix des comités du Front de Gauche, structurons un collectif politique, une direction, et une stratégie de conquête du pouvoir et nous aurons passé l’étape  en grandissant, sans même s’apercevoir que deux ou trois pékins auront préféré les replis sur eux -même , auront regardé le monde  du haut du promontoire de Trifouillis- les- oies !

Le Front de gauche à  un destin, c’est celui de faire vivre la possibilité d’un autre monde, c’est celui de garder intact la capacité des femmes et des hommes  à refuser la soumission et la vie de bête que le marché leur impose !

En autorisant les millions de gens qui ont soutenu le message d’espoir de notre campagne présidentielle à devenir les acteurs décisifs de la conquête du pouvoir, nous aurons résolu  dans l’unité tous les  faux problèmes qui paralysent la gauche de rupture depuis déjà trop longtemps !

Osons !

Partager cet article

Repost 0

Savez-vous qu’ils meurent ?

Publié le par letang-moderne

burlot.jpgHier après midi un des sept salariés de PSA en grève de la faim a été transporté d’urgence à l’hôpital. Les autres tiennent de moins en moins bien, ahuris de fatigue, épuisé de la bêtise féroce de ceux qui jouent le pire, au  trente-sixième jour de grève, sous le barnum qui barre la route des cadres de PSA pour se rendre au bâtiment de la direction du groupe,  se joue  un drame dans l’indifférence quasi-généralisée des medias aphones.

Les militants du Parti de Gauche, Georges, Olivier, Rachida, Jean Michel et Phillipe  et tant d'autres qui se relaient jour et nuit  à leur cotés sous l’impulsion de notre camarade Laurence Sauvage, secrétaire nationale en charge des luttes, ne parviennent pas a briser le mur du silence qui entoure cette immense souffrance.

Vendredi, Moukrim s’écroulait d’une violente douleur thoracique à la suite de 5 heures de négociations inutiles avec la direction épaulée par le sous préfet !

Pourquoi est-ce la gauche qui fait ça ? Dans quel but ? Pourquoi ?

 Ce n’est même pas une question d’argent, de coût, d’économie, c’est une question de droit, de droits syndicaux !

Pourquoi  c’est la gauche qui ne soutient pas ces sept salariés qui contestent les brimades liées à leur activité syndicale ?

 Pourquoi acceptons-nous les punitions, les vexations, les rétrogradations barnum.jpg

Voyez comment on les traite  en leurs changeant leurs horaires de la nuit au jour, pour qu’ils gagnent moins  d’argent!  Prend ça dans ta tête sale syndicaliste têtu !

 Pourquoi est ce le gouvernement de la gauche  qui laisse mourir  ceux qui l’on élu ? Pourquoi le gouvernement de la gauche n’exige pas séance tenante de faire régner l’ordre social en exigeant de la direction de PSA  qu’ elle s’exécute  sur le champ en rétablissant  le droit pour ces syndicalistes d’avoir des panneaux d’affichage ?

Dans quel but ?

Dans le but de confondre, de nous faire  baisser la tête. Voilà l’œuvre des solfériniens. Souvenez-vous du débat sur l’amnistie des syndicalistes !

Ca y est, ca vous revient ?

Souvenez-vous le petit désaccord qui naissait déjà au Front de Gauche… ca vous revient ?

Olivier Dartigolles  disait à l’époque de cette vraie fausse loi d’amnistie : « que la gauche quand elle se rassemble et se retrouve construit de belles choses ! »

Ah la voilà la belle chose  que nos syndicalistes humiliés et  rétrogradés se retrouvent à ce point désemparés qu’ils en meurent !

Non décidément, pas plus aujourd’hui qu’il n’y a huit mois l’heure n’est pas au rassemblement, combien  nous avions raison,  cent fois raison, mille fois raison de ne pas semer d’illusion sur ceux qui ne voulaient pas d’une véritable loi d’amnistie !

Reconstruire la gauche et battre la droite n’est pas une ballade digestive, les petits feux domestiques qui entretiennent le bon manger du logis ne permettent pas de mettre le feu à la plaine.

Tous ceux qui sont trainés devant les tribunaux, qui sont condamnés à de lourdes amendes, tous ceux qui ont vu leur carrière stoppée net, payent aujourd’hui  les hésitations d’hier !

Savez vous qu’ilspoissy.jpg meurent ?  Ils meurent de nos lâchetés quotidiennes, ils meurent des rassemblements  contre-nature.

Je me souviens, ici,  de l’amendement déposé par ce sénateur socialiste de Bordeaux, Alain Anziani, celui-ci fut longtemps le premier secrétaire de la fédération du Parti Sérieux de Gironde. Notez l’objet de l’amendement : « Le présent amendement a pour objet de limiter le champ d’application de la proposition de loi aux mouvements sociaux au sein des entreprises et aux mouvements collectifs relatifs au droit au logement. »  Il est aujourd’hui le candidat des socialistes dans la troisième  ville d’Aquitaine, Mérignac.

C’est aussi pour soutenir leur lutte, la lutte de ceux qui meurent,  qu’il nous faut bâtir  une liste du Front de Gauche  autonome dans cette ville.

Décidemment tout se tient…. Puissent les militants communistes de Mérignac s’en souvenir  ou nous mourrons tous de nos lâchetés !

Partager cet article

Repost 0

Il faut que je cache ma joie !

Publié le par letang-moderne

cirque.jpgC’est comme un chapiteau,  un soleil factice pour les fourmis. Pour délivrer le ciel de ses lourdeurs automnales on recouvre la voute d’une piste aux étoiles !  

Que d’intelligence déployée, que de marins prolifiques se sont donnés rendez-vous au hasard des opportunités, au gré des  sempiternelles postures…

Rassemblons donc ce qui est épars, en évitant aussi bien que l’on peut de ne pas déranger le maitre. Les figures de styles font leur retour, les gros malins   ont leurs grosses ficelles, c’est la saison des métaphores et des allusions.

Depuis le ciel d'où je vous regarde, tout apparait en ordre,  que n’ai-je donc pas compris de l’intelligence collective, de l’analyse des rapports de forces, de la puissance obscure des  anaphores !

Rassembler des majorités, rassembler la victime et le bourreau, rassembler pour gagner !

 Là où l’on cueille les récoltes pour engranger, on ne sème pas la révolution.  

Imbécile rêveur aux soubresauts insomniaques qui préfère « marcher à jeun, marcher malade, marcher vaincu » mais marcher ! Marcher   avec le grand Hugo plutôt que de goûter au hasard des promenades incertaines de quelques cantiques  anciens.

Rassembler la gauche pour en faire l’union, c’est stopper tout nbelle-et-rebelle.jpget la longue marche de sa reconstruction !

Quand la nuit tombe sur Paris,  c’est la fête qui commence, envoyez la musique, en voiture Simone, roulez petit bolide, il y a de la joie.

 Chez nous en province, quand la nuit tombe c’est le jour quis'affale en déliquescence,  ce sont nos ardeurs et nos labeurs qui s’éteignent comme des vœux sanguinolents.

C’est une bien amère plaie aux relents fétides qui nous foudroie de sa magnificence ! Pas de musique pour accompagner les jongleurs et les cracheurs de feux, pas la moindre note pour accompagner l’œil hideux  des trahisons orchestrées! Les plus grandes émotions sont silencieuses.

Quand  Paris est occupé, Bordeaux la belle et la rebelle, fait toujours semblant de protéger l’essentiel ! 

Et c’est pourtant toujours là, face à la Garonne,  moqueuse  comme un croissant de lune dessiné par un enfant, que commencent les plus perverses et ignobles des nuits.

loic-raison.jpg
Dans la vague période qui s’avance, éperdu comme un enfant au milieu du cirque, je me sens protégé de l’horizon lépreux qui s’annonce. Les instants perdus depuis déjà trop longtemps ne me rongent plus  de leurs immenses peines.

Ce qui est déjà mort, ne me fera  pas languir de froides plaintes. Je n’errerai pas. Ni en regrets ni en remords. C’est sans musique et sans flonflon  que je quitterai ce cirque, et sous le soleil enfui, me tournant de nouveaux vers les grands cieux, l’âme légère, je reprendrai la route, sous les étoiles éteintes, je me souviendrai des soleils anciens …

Il  faut que je cache ma  joie… Comme le dit  ce matin Loïc Boisson, secrétaire du parti communiste de Bordeaux dans cette si belle interview   « il n’y a de toutes façons pas grand chose à perdre dans l’histoire »

Il faut que je cache ma joie !!


Partager cet article

Repost 0

Il y aura d’autres matins.

Publié le par letang-moderne

3895843760_6ce67a1423.jpgQuelle idée incongrue m’est donc venue pour lire au petit matin le rapport de Mr Battesti, inspecteur général de l’administration, au sujet  des « modalités d’éloignement de Leonarda Dibrani »

Les mots me manquent pour décrire l’exacte nausée qui s’est alors emparée de moi. Haut-le- cœur insoutenable à la lecture de cette prose qui n’hésite pas un instant à jeter en pâture à la France dé- diabolisée  les  conséquences d’une vie d’errance et de misère. Dégout et malaise à chaque ligne quand les plus hautes autorités de l’administration de notre République osent argumenter des pétarades du bistrot du commerce !

L’ignorance stupide de ce pauvre malheureux de Dibrani  sert de charges à l’éloignement de ses enfants…. Leonarda n’était pas une élève modèle, il lui arrivait de sécher l’école et même de « découcher »

Vous pourrez lire ici, et comprendre l’objectif de la manœuvre. Il s’agit désormais de salir en reprenant tous les poncifs décomplexés de la droite et de l’extrême droite. Inassimilables forcement inassimilables ces gueux qui chapardent, ces monstres qui découchent à 15 ans, volent de la ferraille aux portes des décharges publiques, inassimilables forcement inassimilables ces envieux qui rêvent de RSA et d’allocations familiales.

Maudit soit ce gouvernement et tous ceux qui ne le combattent pas, je ne dégobillerai jamais assez d’effroi pour rendre compte de la pente fatale dans laquelle ils nous entrainent désormais !

Lorsque hier soir, j’apprenais le vote des communistes parisiens, je me disais juste que ça tombait vraiment mal ! Mais vraiment, ça tombe mal !

Juste avant de fermer les yeux, mon camarade Jean-Michel Mespouléde m’écrivait : « ils vont crever, Alain, tu sais ? Ils vont crever ! »

Il parlait des sept syndicalistes  de Poissy qui entament leurs trente tro2385018819_154651d332.jpgisième jours de grève de la faim. Chaque jour qui passe met un peu plus leur vie en danger et déjà, sans doute, des lésions irréversibles meurtriront leur existences…. S’ils survivent !

PSA s’en moque et Moscovici qui est l’ami de ce délicieux patron de PSA commandera un rapport le jour de leur décès ! Cet  après-midi à 16 heures très précisément, mes amis du Front de Gauche, des citoyens  en colères, et toutes celles et ceux qui accompagnent  ces braves depuis le 18 septembre  organiseront un rassemblement musical à Poissy. 

Bien sûr, Madame Hidalgo ne sera pas là, elle essaiera à la même heure d’embarquer sur sa « liste d’union de la gauche » des  personnalités de droite ! Il faut ce qu’il faut pour gagner des élus ! Peut-être même dénichera-t-elle un actionnaire de PSA ? Qui sait ?

En tout cas les nôtres continueront à chanter l’espoir  sur un air de blues qui se joue des limites que l’on accorde aux octaves !

404698 2868700310362 1477280331 nIl y aura peut-être  treize élus communistes au conseil de Paris, 7 au conseil communautaire de Bordeaux, et puis nous, nous continuerons de sautiller en dehors des normes  communément acquises, parce que nous ramons à contre-courant et en musique en plus, avec ceux qui meurent debout !

Oui il y aura d’autres matins, et je rêve à voix haute, du jour où des millions de poules défileront sur les champs Élysées derrière cette banderole unitaire sur laquelle il y aura marqué :

«   Les roms vous rendent vos poules, bande de salauds » !

Puissent-elles vous transmettre la grippe aviaire…. De Chine !!!

Partager cet article

Repost 0

Louison bobet ne peut plus s’arrêter de pédaler ! « Va z’y Louison !»

Publié le par letang-moderne

2767994533_a8f563a088.jpgAujourd’hui, se tient le grand prix cycliste de l’Humanité (le journal) au vélodrome de Bordeaux, c’est une véritable belle fête de la jeunesse et de l’éducation populaire, la piste ce sport cycliste méconnu est une véritable école  de l’apprentissage du rapport de force, de l’intelligence du placement,  du choix de l’attaque et du moment de l’effort. J’adore le moment où la cloche sonne !

Depuis plusieurs années, j’accompagnais mon fils à cet évènement, j’y étais invité  par le Président de l’USV, le truculent et bondissant  François Bidou, personnalité incontournable  des communistes Villenavais de mon village, et de la gauche en général. Est-ce le fait que mon Maximilien ne pédale plus dans la boue, ou bien que je ne partage pas le  souhait des communistes bordelais de nommer le nouveau grand stade inutile  du joli nom de Nelson Mandela, toujours est -il que je ne suis pas invité cette année et ça me fait un peu de peine.   

D’autant plus que le chef de file des communistes bordelais, désigné hier soir par le parti communiste pour entreprendre la construction d’une liste Front de Gauche à Bordeaux-ce dont je me réjouis- a cru utile d’inviter à débattre sur les enjeux du sport business les très libéraux Vincent Feltesse ( Président de la communauté Urbaine et soutien indéfectible de François Hollande) et Pierre Hurmic ( aile droite d’EELV) tout en oubliant d’inviter un seul des représentants des autres forces du Front de Gauche !

Ni Gérard Boulanger qui s’est pourtant longuement exprimé  au sein des instances du Conseil Régional d’Aquitaine contre l’opportunité  de ce stade privé  financé pour les 2/3 du PPP par de l’argent public, ni le secrétaire du comité du Parti de Gauche de Bordeaux qui s’est réjoui hier de la possibilité enfin clairement exprimée de pouvoir construire désormais une liste bordelaise fidèle aux contenus de notre Front de Gauche n’ont été convié à débattre  de ces enjeux  pourtant fondamentaux pour l’ensemble des citoyens de Bordeaux, mais aussi de toute la communauté Urbaine de la ville centre !

dans sa lettre aux deux libéraux, Vincent Maurin insiste  de nouveau sur le débat du « naming » du futur grand stade inutile, il déclare   dans une phrase alambiquée son intention de batailler pour appeler cet « équipement public » du nom de Nelson Mandela !106577653_be5bb5327e.jpg

« Comme tu le sais, j'ai pris au début de l'été l'initiative de proposer au Maire de Bordeaux de rendre

hommage à Nelson Mandela, en donnant son nom au futur stade du Lac. Cette proposition a été ignorée par Alain Juppé qui reste enfermé dans le schéma de financement privé de cet équipement public. »

 

Il y a  bien dans cette phrase l’aveu de l’acceptation d’un PPP. Il ne peut y avoir d’équipement public autre  que dans la propriété de collectivité locale ou de régie. Les cadeaux faits aux grands groupes, que  soit Vinci ou Veolia, que ce soit Bolloré ou Lahyére sont au cœur du choix de la gouvernance des collectivités territoriales !

 

Voilà le débat que n’importe quel membre  du Parti de Gauche aurait pu  impulser lors de cette rencontre de conseillers communautaires,  ils auraient pu  mettre en évidence et questionner  nos amis communistes  sur la DSP transport de la communauté urbaine de Bordeaux, ils auraient pu interroger les vices-présidents de Vince4717004159_bc7561b062.jpgnt Feltesse sur la co-gestion de la métropole avec Alain Juppé et l’ensemble des élus de droite ?

Mais voilà, nous n’étions pas invités, ni nous, ni aucune des composantes du Front de Gauche de la Gironde, je suis  pourtant certain que notre ami  Yves Baloup de la FASE  qui fut le président de la fédération_sportive_et_gymnique_du_travail eut sans doute un avis sur la question tout comme  les autres têtes dures du Front de Gauche de la Gironde  à qui on ne la fait pas !

 

Je termine donc cette note, avec une attention toute  tendre pour les plus jeunes de mes lecteurs qui, sans doute, ne connaissent pas ce tube des années 80 ! Une sorte de désinvolture, une sorte d’avoir l’air de rien ! Roule sur les pavés !!!

 


 

 

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>