L’âme contaminée… (La lettre à mes amis de Gauche)

Publié le par letang-moderne

l-ancienne-ministre-evoque-le-personnage-de-francois_247813.jpgEntre les lignes, il y a toujours un silence, une interrogation,  une genèse, un signe.

Georgina Dufoix qui défile en ce moment contre le mariage pour tous et  toutes contamine l’âme de la gauche…  c’est l’histoire de l’âme contaminée….

Elle marche dans le cristal, elle vomit dans le sang, semeuse de nuit, une croix réformée sur le dos, elle est la poussière du temps, l’ombre du vent ; le pas qu’il ne fallait pas faire… 

Le jardin de la Gauche est si petit, ils se moquent tous de nous voir avaler tant et tant  de coronelles. Hier c’était la fin du droit du travail, et demain ? Demain, ils reviendront, revendiquant l’ordre naturel des choses, il y un papa et une maman tout comme il y a des faibles et des forts, des patrons et des ouvriers, des blancs et des noirs, c’est comme ça depuis toujours et la lutte des classes n’existe plus….  

Des familles entières de cinglés marchent contre une  « rupture anthropologique » bigre !

 Et la seule présence d’une personnalité dite de gauche prend la signification d’un merle qui chante au beau milieu du mois de Janvier…

 Le printemps vient de capituler dans une longue nuit d’hiver…

Oui ! Je sais que j’en fais trop… J’en fais toujours trop…

 Mais enfin, les peurs antiques qui tirent la main des essoufflés, ces ballots qui se jettent dans la première flaque  rétrograde nous font tous tomber… et ça fait mal…

Et puis il y à l’odeur aussi, elle pourrait tout à coup devenir la nôtre, si par mégarde, par contaminations successives, pour telle ou telle promenade elle décidait de nous accompagner…

 Même si juste l’orage tombait… nous serions nous obligés de marcher avec toi, de te défendre de te protéger, nous te chéririons.  Nous t’abriterons, nous te défendrons… et là l’odeur sera là… Faite d’encens et de poudre, de techno et de château Talbot…

Pourquoi  Georgina tu nous salis comme ça ?

Je te vois, je t’entends tomber…je ne veux pas de tes cris, qu’ils ne descendent me prendre. Des siècles et des  siècles que je lutte pour l’égalité lumineuse et tes vieilles jambes qui ne tiennent plus, tes yeux  révulsés ne voient que du noir et ne regardant pas devant, ils obscurcissent même en arrière…

Dans ton ciel bas, très bas, personne ne sait rallumer une étoile… alors les étoiles…voilà le boulot !

Amis et camarades protégez-vous…les vertiges de nos aspirations sont éteints, nos cris ne peuvent pas raisonner si partout, tout le temps, un ou une des nôtres sème la confusion….

Hier Cahuzac et aujourd’hui Dufoix, où voulez –vos que nous vivions dans cette nuit ? Où ?

Entre les lignes, il y a toujours un silence, une interrogation,  une genèse, un signe. ombre lumiere1

C’est à vous que je m’adresse mes camarades, vous  qui supportez la nuit… ou vivez-vous ?

 Votre silence enterre le plus petit des cris dans le plus éternels des sommeils. Nos cris ne résonnent que de votre arrogance, pourtant votre position est éphémère… Cessez de vivre dans la nuit, cessez !

C’est toute notre âme qui s’abime, c’est dans vos nuits pleines et  éblouissantes d’une facilité trouble, d’une embarrassante commodité que vous tombez…. Que nous   pourrions tomber…

Emparez-vous, emparez-vous camarades de notre voix, elle est votre cri  devenu abattu, morne, apathique et terne !

Ne les laissez pas contaminer votre âme… dans ma voix, il y a votre cri !

Commenter cet article

silvestre 13/01/2013 16:01


A propos de Cahuzac ...



Ni Dieu, ni Gène, ni lutte des classes !


12 janvier 2013




Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, la fabrication de l’être humain à partir de l’œuf (ontogénèse) ne se fait pas selon un plan rigoureux, prévu par l’organisation des gènes dans
l’espèce (phylogénèse) mais par suite de milliards de sélections darwiniennes portant sur les molécules et les cellules, répondant au hasard, et dont seule l’approche statistique à grande
échelle peut nous donner une image d’homogénéité. C’est une véritable compétition pour les ressources extérieures qui structurerait les populations cellulaires, et non le programme génétique,
comme les écosystèmes se structurent autour des chaînes alimentaires.


L’idée est que nul Dieu, nulle finalité, nulle forme préétablie ne guide le processus de réplication, sélection, amplification. Celui-ci se fait au hasard, et ne réussit qu’aux réplicateurs
(entité capable de se reproduire à l’identique) capables de trouver des sources de nutriments plus abondantes ou nouvelles, par rapport à ce que trouvent leurs concurrents. Ce processus est
appelé « hasard-sélection ».
Les cellules vont là où elles sont le mieux à mêmes de trouver des sources de nourriture, provenant de l’extérieur ou provenant de l’activité des autres cellules composant le biotope.
Jean-Jacques Kupiec et Pierre Sonigo – « Ni Dieu ni Gène »


L’individu humain ou l’espèce humaine, comme tous les êtres vivants d’ailleurs, ne sont que des assemblées de cellules momentanément unies par des intérêts égoïstes.


Il n’y a finalement pas de véritables différences, sur le plan des mécanismes reproductifs et de sélection, entre une forêt, un homme, un virus et une protéine.


Heureusement chez l’Homme civilisé s’établit une rupture dans le processus de lutte pour la survie, fondée sur l’élimination des faibles : « Nous autres hommes civilisés, au
contraire, faisons tout notre possible pour mettre un frein au processus de l’élimination ; nous construisons des asiles pour les idiots, les estropiés et les malades ; nous
instituons des lois sur les pauvres ; et nos médecins déploient toute leur habileté pour conserver la vie de chacun jusqu’au dernier moment. Il y a tout lieu de croire que la vaccination a
préservé des milliers d’individus qui, à cause d’une faible constitution, auraient autrefois succombé à la variole. Ainsi, les membres faibles des sociétés civilisées propagent leur
nature. » C.Darwin.


Darwin conclut alors par l’hypothèse d’une forme d’extraction de la nature humaine de la loi de la sélection naturelle, sans pourtant contrevenir à son principe originel, à travers le processus
de civilisation, fondé sur l’éducation, la raison, la religion et la loi morale.


Qu’est ce qu’une classe, maintenant ? C’est un ensemble d’êtres ou d’objets réunis en raison des traits
qui leur sont communs.


Une classe sociale est donc un sous ensemble de la société fondée sur des considérations d’ordre économique ou culturel et tendant à grouper les individus selon leur profession, leur niveau de
vie, leurs intérêts communs, leur idéologie.


La lutte des classes n’est rien d’autre que ce processus, des enjeux et des tensions dans une société (divisée en classes sociales), chacune luttant pour sa situation sociale et économique à travers l’accès aux ressources (l’argent
étant dans les sociétés modernes « La ressource », permettant l’accès aux ressources nécessaires pour vivre). Elle s’inscrit dans ce mouvement du darwinisme étendu (généralisation de la théorie de
l’évolution qui s’observe dans des domaines aussi variés que ceux de l’intelligence artificielle, des neurosciences, de la systémique, la psychologie, ou la sociologie).


Car c’est un fait établi, il existe bien entre les organismes vivants une lutte pour la vie, une lutte pour la nourriture, l’espace, la lumière, etc… bref une lutte pour les ressources.


Et quoi qu’en disent certains, l’individu moderne n’y échappe pas, car ceci est inscrit dans le principe même de la vie.


Et nier l’existence même de cette lutte des classes à l’œuvre dans toute société, n’est pas anodin ! Ça signifie au minimum, que l’on considère les syndicats totalement inutiles (cocasse
pour un ministre socialiste !). Un syndicat n’est autre qu’un groupement de personnes physiques ou morales ayant pour but d’« assurer la défense des intérêts matériels et moraux
de ses membres ». Pas de lutte des classes, pas de conflit pour l’accès aux ressources entre les différents groupes composants la société, donc pas besoin de syndicats ! Tout le monde
est satisfait de sa situation, et plus particulièrement les plus pauvres qui ne désirent pas changer de statut, ni pour eux, ni pour leur descendance ! Waldeck-Rousseau doit se
retourner dans sa tombe !