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Il était un homme de principe.

Publié le par letang-moderne

6264472097_98edd4ed85.jpgIl voulait l’unité des socialistes. C’est là son plus grand enseignement. « Une humanité fraternelle  sans dieu, ni roi, ni patron ».

Il  y a 99 ans, un Villain le tuait, il y a 99 ans que l’extrême droite française s’engraisse de l’assassinat de celui qui avait réussi, quelques année plus tôt, au « congrès du globe » en 1905,   l’unité des socialistes, la seule façon de rendre la « révolution populaire » !

C’est parce que le mouvement ouvrier est depuis lors artificiellement divisé que prospère la gangrène réactionnaire, nationaliste, xénophobe et raciste. Elle ne cesse de s’étendre de la faiblesse de notre organisation. Lorsqu’il est une évidence que la République est grippée, que les affaires et leur monde  dominent tous les champs de la vie sociale, que la société est éclatée en tant de groupes aux aspirations apparemment si éloignées,   que la mondialisation affecte chacune de nos destinées  sans que, pour autant, nous soyons mieux informé de l’existence de nos lointains semblables, ce n’est pas avec l’histoire qui nous mord la nuque  qu’il faut courir, mais avec les grands principes qu’il nous faut renouer.  

C’est la méthode de Jaurès que les véritables socialistes d’aujourd’hui qui ont commencé à se rassembler  dans le  Front de Gauche doivent mettre en œuvre.

 Ouverts et en constante évolution, nous nous devons de penser au-delà de l’échelon national avec des propositions pour de suite, efficaces au local, efficaces  dans la plus reculée de notre campagne désertée.

Le temps immédiat nous regarde autant  que les projections  des Grands Lendemain espérés.

C’est un socialisme décomplexé pour une société démocratique, compliquée et en crise, que nous devons mettre en œuvre.

Un humanisme de combat, seul  terreau fertile de la citoyenneté révolutionnaire. Indispensable ingrédient de la révolution  du même nom !

Sa méthode de réflexion, sa passion de la liberté comme principe politique et social, sa quête d’une fraternité réelle interpellent et doivent encore inspirer ceux qui aspirent au grand bouleversement de l’ordre établi.

Défendre les droit des salariés (salaires, retraites, code du travail) et offrir des débouchés politiques aux luttes sociales pour ne plus que la démocratie ne s’arrête devant la portes des entreprises où beaucoup de patrons règnent encore en maîtres 

Défendre l’école républicaine et laïque contre les attaques des libéraux ;

Reprendre le combat internationaliste et pacifiste pour construire un autre monde débarrassé de la dictature des actionnaires et des impérialismes de tout poil.

Et enfin oser  le mot d’ordre de l’Unité !

Le « congrès du globe »  fut une victoire éphémère des révolutionnaires, livre-henry-poulaille-damnes-terre-L-1parce qu’elle était d’abord la victoire des jauressiens.

Il n’y aura aucune victoire possible contre les  puissances de la finance et les oligarques qui la servent  sans une démonstration évidente du rassemblement puissant des socialistes.

Pour séparer le bon grain de l’ivraie, nous prendrons à la lettre la locution de François Mitterrand : « Celui qui ne veut pas rompre (avec le capitalisme), celui-là ; n’est pas socialiste ! »

Voilà, au-delà de la nouvelle séquence électorale qui s’avance dès la rentrée, qu’elle doit être notre tâche prioritaire, inventer la forme nouvelle de l’unité des socialistes.

« L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches  et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ».

Jean Jaurès.

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Entre deux orages…

Publié le par letang-moderne

191897273_7f321585c3.jpgL’espace dans lequel on vit regarde la ville du bord des trottoirs. Les trottoirs… Ces esplanades surélevées de quelques centimètres pour ceux qui crapahutent. Dans la gâtine humanoïde qui surplombe le chahut des gens qui vont, sur la chaussée, perce la bouillasse de la confusion des femmes et des hommes qui éclatent de  la lueur topaze des taxis.

Des  trombes d’eau attendent, suspendues entre deux cumulus, des trombes d’eau attendent leur moment. Les chevelures toquées des filles qui errent sont autant de signalisations masquées  d’une foule sans nom, de rues sans plaque. Quelques chiffres exaltés promènent leur légende  le long d’un parcours élémentaire.

La cohue qui joue des épaules hante l’anonymat de la foule ordonnée. Qui du ciel ou de la terre résistera à la tension électrique de l’aqueuse grisaille qui se répand, se délaie, s’étend ?

Il faut avoir la nuque droite au moment de rentrer dans la mêlée. Quand l’œuf  s’éventre, et que le cuir pourrait s’écailler de l’orgueil qu’il  engendre, les faibles se décousent, s’étripent, s’éventrent.

On dirait qu’il pleut. J’argote et je jargonne. J’enquête, j’interroge, je sonde…je  braille des mots juste pour subsister. Comme la goute de vin qui coule le long du cristal lorsque décidemment, il n’y a plus rien à boire !

J’ai une nuque d’acier. A rompre la glace, à  moquer les éclairs. Grêler, les grêlons. Les nuées qui s’entassent n’obscurcissent en rien l’horizon, je suis plus fort. Tandis qu4092282915_ba13afd8f7.jpge le monde s’inonde de la facilité des pluies d’été, je me retourne encore une fois. Les bourrasques de flotte glacée qui s’abattent sur ma destinée giclent le long de mon fatal malheur.   J’aime l’ondée et sa mécanique gloutonne. J’aime les langues de goudrons qui suivent les trottoirs. Les larmes d’ici et d’ailleurs sont des fleuves paisibles que seuls les  tourmentes orageuses révèlent au passant  de l’été.

C’est à ce croisement. Pile à cette intersection que se rencontrent les prouesses et les  frayeurs. Le carrefour des exploits et des terreurs. Entre agitations fiévreuses et imperturbables patiences se trouve l’équateur de notre sereine frénésie.

Il faudrait résister et je consens. Il faudrait chercher la quiétude et je n’espère que du tonnerre et de la foudre ! La raison oublie vite ce dont l’œil s’éprend et ce que l’œil rejette, finalement titille le raisonnement.

Qu’importe à présent les a368161360_ca3cdc94c3.jpgverses qui s’abattent. Terreur éphémère de la bourrasque, le ciel est déjà là qui s’illumine de l’inflexible géographie  de nos immuables espérances !

Que le diable s’occupe du plomb qui tombe du ciel, et qu’il me laisse enfin humer le parfum  timide qui s’écarte des nuages. Etrange senteur qui enveloppe l’aube et le soir, comme une légère fragrance béate qui heurte les délices de nos songes.

Que j’affectionne la colère de Jupiter !  Les traits du soleil sont déjà là. Qu’importe à présent les pluies de pierres, le plomb est dans la tête et les sautillements de ton souffle d’été apaisent les grognements du tonnerre qui s’éloigne…

L’orage est une douce racaille.

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Hey ! Marisol Touraine, j’ai trouvé 80 milliards !

Publié le par letang-moderne

touraineElle me fait pitié, Marisol Touraine. Avec son air hasardeux de jeune fille bien élevé sortie d’école normale, elle est vraiment de celles et de ceux dont on ne peut rien attendre. D’abord parce que son  entrée en politique  s’est réalisée sous les hospices (auspices) de Michel Rocard  et que  toute sa vie politique est une longue litanie de choix stratégiques tous aussi faux que désastreux, l’apogée ayant été atteinte lors de  son soutien inconditionnel à Dominique Strauss-Kahn.

Marisol Touraine, c’est en encore Eric Woerth qui en parle le mieux : « Elle est dévorée d’ambition et elle est très pragmatique, mais sur le fond nous nous entendons »  

Voilà pourquoi cette agrégée de sciences économiques rabâche quotidiennement des sottises à faire voler les pingouins. Car personne, même pas elle, ne peut croire à son argumentaire sur les retraites… Et pourtant…

Elle ose : « Le symbole de la gauche, c’est la justice. C’est ce que nous avons fait en arrivant au pouvoir en permettant à celles et ceux qui ont commencé à travailler jeune de partir à 60 ans. La réforme des retraites ne peut pas être une réforme purement comptable. Il faudra proposer des mesures de justice et d’équité. Nous savons que des efforts sont nécessaires, mais ils devront être partagés par tous. Et c’est cela une réforme juste…. Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps. C’est une mesure plus juste que d’autres. » 

On ne notera que la justice n’est ni une exigence, ni une priorité, mais un symbole… tout un programme.

Et on s’extasiera devant le seul argument : « Parce qu’on vit plus longtemps on peut travailler plus longtemps !

Je me demande, si je ne vais pas tenter l’agrégation de sciences économiques, moi.

Parce que là… évidemment…Comment vous dire... Ane.jpg

 Si l’argument pour sauver les retraites à long terme est de supprimer ou de raccourcir le temps de la retraite, alors,  le Marquis de la Palice méritait le Nobel d’économie et du reste…

Prenons le rapport du COR, pourtant peu suspect d’être un organisme proche du Kominterm, comme en atteste mon ami Hervé Fayat, lui même agrégé de sciences économiques, dans cet article : bla-bla et patin-couffin les légendes-du-cor . L’organisme de propagande prophétise à l’horizon 2060,  2 scénarii.

Le premier table sur une baisse du taux du  chômage  à  4% et aboutit, tenez vous bien, à un excédent des caisses des régimes de retraites  de 93 milliards !

L’autre plus noir, qui ne croit pas à l’inversion de la courbe du chômage  pour le mois de décembre et qui semble avoir les faveurs de notre ministre, débouche sur un trou de 105 milliards !

Bref, à moyen terme, les experts sont d’une précision admirable de  plus ou moins 200 milliards !

On ne peut décidément pas faire confiance à ces pitres !

C’est pourquoi, muni de mon bac B (économie et social)  j’ai pris ma calculette. Auto-saisi du grave problème des caisses de retraites, je me suis mis immédiatement en  quête de quelque 100 milliards à l’horizon 2060 !

Qui peut le moins peut le plus !

Et j’ai trouvé ! Faites circulez la nouvelle.

 En ces temps de migrations estivales, je ne sais quel chemin a pris ma pensée pour s’arrêter un instant au péage d’une autoroute. Sans doute en lisant le rapport de cour  des comptes, mon esprit s’est mit à  a engranger les milliards. Regardez plutôt ; Si Vinci Autoroutes, APRR et Sanef ont touché 7,6 milliards d'euros de péages en 2011. C’est qu’en cinq ans, les tarifs autoroutiers jugés "opaques et injustes" par la Cour des comptes, auraient augmenté de 11%, alors qu’aucune amélioration du service ne le justifie. Comme chaque année le tarif des péages a été augmenté au 1er Février, soit une hausse moyenne de 2,01 %, plus que l’inflation.

peages.jpgCar c’est l’Etat qui en 2005 a cédé  une énorme machine à cash pour le prix ridicule de 15 milliards d’Euros. Pour le plus grand bénéfice des actionnaires... ; Les même qui expliquent qu’il faut travailler plus, plus longtemps, patati et patata…

Quarante sept milliards de bénéfices seront engrangés d’ici 2032, date de fin de la concession. Alors voilà mon idée, je la crois assez populaire et susceptible de faire la majorité des avis de nos concitoyens !

Je propose un gel du prix des autoroutes après en avoir baissé le coût global du Km parcouru de 14 milliards sur 60 ans, il me restera donc 80 milliards de bénéfice à l’horizon 2064.

Vous avez compris la solution des retraites passe par la nationalisation immédiate et sans rachat des autoroutes de France. Que nous avons déjà payée de nos impôts !

Je propose donc que tous les bénéfices  des autoroutes de France soient immédiatement affectés aux caisses de retraites. Je fournis gratos l’élément de langage qui doit permettre la popularisation du programme : Voyager plus pour vivre plus ! Si en même temps le chômage se mettait à baisser on  va pouvoir aller vers la retraite à 50 ans pour tous !

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Royal Fab Fucking !

Publié le par letang-moderne

batman.pngDonc ça n’a pas pu vous échapper, le petit est né.

Sans doute une information de première importance si l’en en croit les medias. Ce qui m’étonne le plus, mais je ne suis pas un aigle, c’est que nous soyons amené, les uns et les autres, à commenter cette royale naissance.

 Il me semblait que deux événements concomitants pouvaient revêtir plus d’importance pour nos blogs et nos communiqués, plus d’intérêts pour nos lecteurs, chez qui l’information aurait pu passer inaperçu.

Hier à l’Assemblée Nationale, un fraudeur, un menteur, et un parjure  étalait sa morgue devant une commission d’enquête parlementaire avec une habileté instinctive qui frôle le génie. Cette figure de l’arrogance  qui se moque sans détour des députés qui le questionnent exhibe la puissance de son camp !

Il ne respecte pas ces députés qui font mine d’enquêter, lui sait bien qu’ils savent !

Il ne faut jamais se fier aux apparences, son insolence affichée n’est pas qu’une gageure, une crânerie de puissant. Elle signifie l’appartenance à la caste de ceux qui savent.

Elle dit tout le mépris que cet homme porte  à ces pantins qui font mine d’enquêter. Eux savent bien que le service aux banques, à la finance, à l’oligarchie est toujours rémunéré en Suisse ou ailleurs. Ce que leur reproche Cahuzac c’est leur  trahison, ils n’ont pas respecté la règle du jeu. Recruté pour assumer à la place de toutes les coteries solférinienne la politique au service de la Banque, il n’admet aucune immoralité dans la captation de son dû !

La lâcheté la filouterie, le mensonge, la trahison ne sont pas chez lui, mais bien chez ceux qui feignent de s’offusquer aujourd’hui de découvrir un être vénal. Ce que leur répond Cahuzac c’est : « la vénalité, c’est notre morale bouffon va ! »Cahuzac-soucieux.jpg

Aujourd’hui au Quai d’Orsay, Laurent Fabius reçoit Madame Le Pen. Je dis Madame, car je dois bien reconnaître mes torts. Si un ministre de la République, d’Etat qui plus est, numéro 2 du gouvernement, ex premier ministre, ex Président de l’Assemblée Nationale reçoit officiellement le leader d’un mouvement d’extrême droite, c’est bien que l’époque n’est plus à la porcherie. Les cuillères d’argent sont de sortie puisque la dame n’a plus rien avoir avec le diable !

La dirigeante du Front national est donc  reçue par Laurent Fabius pour faire un point sur la situation internationale et évoquer les questions européennes.

Fichtre !

Que de reconnaissances, pour celle qui s’amuse a caricaturer ses opposants de gauche avec une moustache hitlérienne à la sortie d’un décor de camps de concentration !

Peut-être qu’ente la poire et le fromage, pourriez vous échanger sur les vertus théoriques de la communication de confort !

Cela m’emmène, tout suite et sans  plus de précaution, à la justification que donne  le ministère des affaires étrangères  à ce rendez vous tout de même surprenant. Même pour ceux, et j’en suis, qui se sont fait une idée très précise de ce dont  Fabius est fait.

Le Ministère disculpe tous soupçons malvenus par la volonté du ministre « d’échanger » avec le principal leader d’opinion du pays !

Voilà qui est un aveu de taille ! Deux  même !

D’abord Marine Le Pen peut se glorifier d’être enfin admise à la table de ses maitres. La meilleure garantie du système immuable qui assure le fonctionnement du mécanisme  d’alternance entre « les amis de Jouyet » et « les amis de Jouyet » est officiellement reconnu comme un leader d’opinion. Les déclarations moisies du Maire de Cholet en attestent !

Ensuite, il  s’agit d échanger. Que peut bien vouloir dire ce vocable, au premier sens on peut comprendre qu’il est quesadmise.pngtion de discussion courtoise entre gens de bonne compagnie, de causerie parfumée  à la fraicheur  d’un ministère climatisé…

ou bien il  s’agit d’échanger ?

Mais que Fabius peut-il échanger avec Le Pen ? Que peut-il troquer, brocanter, chiner, commercer, négocier,  revendre, vendre ?

L’information d’hier n’était donc pas la naissance  d’un petit anglais sans nom.  Elle résidait  plutôt dans le foutage de gueule outrageant que l’oligarchie se  croit autoriser à nous  administrer.

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« Etre de gauche,c’est être un homme en colère »

Publié le par letang-moderne

ob c73f1c 487973-10151516844685379-1777314335-nJ’enrage et je peste. Je fulmine. C’est sûr, je suis un homme de gauche. Nous avons ramassé les grains un à un, nous avons redonné le courage nécessaire au salariat pour qu’il puisse se débarrasser du sarkozysme  avilissant. Nous avons fait et refait la démonstration que les politiques conduites par les sociaux libéraux étaient une accélération de nos souffrances. Plus personne, à gauche, ne conteste aujourd’hui l’ineptie des cette politique de l’offre !

Et pourtant, nous qui savons faire, nous qui pouvons, ne sommes toujours pas au cœur  de l’attente de nos concitoyens. Il nous faut tirer une ligne au dessus des basses fréquences, la chose est loin d’être simple. 

S’interroger sur la nature du Parti Socialiste est un débat sans fin. Il suffit juste de constater qu’il n’est plus le même  qu’en 1997 car il est maintenant devenu un outil reconnu du libéralisme. Les satisfécits du MEDEF le prouvent. Pour autant la difficulté n’est pas levée car la grande majorité du salariat espère encore de son nom !

Dans le même temps, nous sommes devenus la seule parole de gauche utile à la reconquête idéologique qui  précède toujours les victoires électorales. Mais nous avons du retard. Beaucoup de retard. La nouvelle droite qui pourrit la société depuis bientôt trente ans s’est étalée avec entrain dans les draps du peuple rendu aboulique de la mollesse passionnée des fainéants de la rue Solferino !

Dans le même temps, nous avons su donner à la Gauche républicaine, sociale et écologiste  un logiciel nouveau et susceptible de nouer des synthèses dynamiques. Appelez-la comme vous voulez, mais cette synthèse écosocialiste est l’assise nécessaire, le fondement, le socle sur lequel nous allons construire la majorité politique  nécessaire dont nous avons besoin pour gouverner.

Le moment est périlleux pour notre Front de Gauche, il est à l’intersection de deux logiques. Feindre de croire qu’il est possible d’être l’aiguillon d’une gauche  cotonneuse et avachie ne conduirait qu’à l’amplification des déceptions populaires, déjà trop bien ancrées dans nos propres  rangs. Poursuivre la démonstration, déjà réussie, de l’échec annoncé de la conversion libérale des politiques des sociaux-démocrates européens,  nous enferme dans une logique de contestation qui nous assigne  au rang  de ceux qui ne gouvernent jamais !

A l’évidence l’alternative n’est pas là.

Le seul débat qui nous occupe est de savoir comment et dans quel délais nous allons pouvoir gouverner ce pays.gouverner-face-aux-banques.jpg

 C’est cela l’urgence. C’est aussi cela qui fait suinter un air de crise autour de notre Front de Gauche !

C’est donc l’occasion. C’est le moment de faire un choix. Le temps de la colère doit offrir la force nécessaire qu’il nous faut pour chasser les contrefacteurs du changement.

C’est le moment opportun où l’impossible devient possible, l’immuable se met en mouvement, l’indécis choisit.

Les mois qui viennent de passer ont montré que notre force était intacte. Les rassemblements de masse que nous avons impulsés sont la preuve de la disponibilité encore réelle de notre peuple à se mobiliser pour le changement.  Le restera t-il encore longtemps ? Quand les coups se font de plus en plus rudes, c’est en se recroquevillant que l’on a moins mal.

Le temps presse, comme à chaque fois que les institutions européennes et leurs politiques sont rejetés par le peuple, les griots expliquent qu’il faut davantage  d’Europe, quand ce gouvernement  se sera abattu par lui même,  des sacrifices offerts aux banques, ils expliqueront qu’il faut plus de libéralisme. A  Ayrault succédera Gallois ou un autre… pour continuer la même politique !

Les mois qui arrivent doivent nous permettre d’articuler la mobilisation sociale sur les retraites que nous allons soutenir de toutes nos forces  avec une offre politique puissante et crédible. C’est la seule façon d’éviter ce scénario catastrophe

La politique c’est comme les échecs, il ne faut jamais jouer un coup avant l’autre. Pour construire la majorité nationale qui doit nous permettre de gouverner, après les élections européennes, pourquoi pas,  le plus tôt sera le mieux, il nous faut faire la démonstration de notre capacité à construire  pour de vrai, dans chaque commune, les équipes qui s’engagent contre l’austérité !

melbuff.jpgNous ne sommes pas l’aiguillon  d’une bête qui par ailleurs est déjà morte et qu’il ne sert à rien de piquer, c’est parce que nous nous respectons et que nous savons voir le désarroi qui bâillonne l’immense majorité des militants de gauche   et de l’écologie politique  que nous devons proposer un nouveau rassemblement !

Il faut maintenant refonder la gauche en grand !

Je connais des femmes et des hommes en colère qui y sont disponibles.

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Insidieusement vôtre….

Publié le par letang-moderne

2489656063_376c2f17d7.jpgLe venin insidieux du passé se mêle au présent et l'empoisonne. Lorsque la nuit s’enflamme à Trappes de quelques colères retenues derrière un fichu foulard aussitôt les poncifs poilus de l’extrémisme religieux côtoient sur la même gamme  les ficelleries de l’islamophobie…

Ils s’en donnent tous à cœur joie,  en définitive peu importe le comportement du policier, peu importe le comportement de l’ « eniqabéé » et de son  crispé de mari. Peu importe, le résultat c’est celui de la petite musique que tous les ennemis de la République se décident  à jouer au même moment avec chacun sa partition.

Les Républicains sincères feraient bien de se demander pourquoi dans un endroit comme celui de Trappes où les travaux de rénovation se voient pour de vrai, dans cette citée qui s’est réellement embellie, en plein ramadan, une altercation banale engendre un coup de sang au cœur du quartier Thorez !

Valses de camions de CRS, ballet d’hélicoptère, la dramaturgie d’une guérilla urbaine est aussitôt convoquée. Les chroniqueurs  de l’info en continue peuvent dérouler leur propagande lepéniste. La  bêtise de Front National s’attrape à la télé !

Ces histoires-là seraient pourtant si faciles à éviter. La police de proximité que Sarkozy a volontairement détruite  avait justement ce rôle. Inscrite au cœur du quartier elle pouvait aisément par sa  relation constante avec les habitants jouer son office de normalisation républicaine. Pas besoin de soulever l’hijab de la dame qui habite le cinquième lorsque l’on sait qui elle est puisqu’on la voit tous les jours.  C’est une vexation inutile, car voyez-vous, il y aussi beaucoup de braves gens qui sont croyants et pratiquent ce qu’ils pensent être leur chemin spirituel avec juste les dogmes et les rites qu’ils leur ont été enseigné.

L’incroyant définitif que je suis connait bien le rôle que jouent ces formes d’endoctrinement millénaires, c’est par une sorte de jeux de miroir permanent et sournois que l’affirmation du communautarisme religieux  renvoie de la peur, de l’incompréhension, puis de la terreur jusqu’à déboucher sur la haine !5354440328_0d8f984255.jpg

Les cranes  d’œuf de la sécurité publique assureraient des économies énormes à leur ministère en réfléchissant un instant sur les conséquences d’une police en camion, d’une police habillée pour réprimer déguisée en tortue ninja des comportements reflexes que la société elle-même encourage !

Le communautarisme ne vient pas de rien. La reculade organisée depuis des années des valeurs laïques de la République en sont une des causes première. Il y a une injustice fondamentale à financer les écoles privées catholiques à tour de bras, les crèches religieuses, et les lycées où l’on parle avec un béret sur la tête sous prétexte que la communauté basque à une langue !

Les hommes qui font ramadan et les femmes qui portent un fichu ont aussi une langue, une culture, parfois ils ont une religion et parfois non, ça existe aussi.

Il n’y a qu’une manière  d’assurer le vivre ensemble dans notre République. C’est  celle des mêmes droits pour tous, de la même police, de la même école, du même hôpital et de la même justice !

3765737879_d1b2f392b4.jpg La manière dont on fait reculer la République est la cause unique du désarroi de cette partie de nous-même. Les violences de cette nuit au cœur d’un quartier en rénovation sont un pain bénit  pour tous ceux qui espèrent de la fin programmée de la gueuse…. Insidieusement  tout concourt  à la dédiabolisation de la réaction…

C’est ce que les édiles faucialistes appellent la montée des extrêmes… Vous verrez les mêmes pendant la campagne municipale demander des quotas de noirs, de beurs, ou de chinois sur les listes électorales selon la communauté la plus nombreuse dans le quartier…

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Peur sur Libourne, les milices se cachent derrière les buissons !

Publié le par letang-moderne

videosurveillance4.jpgQu’est ce qu’il faut de peur, de mal-être et d’abandon pour que des braves gens passent leur nuit à guetter le rodeur, à traquer le chapardeur. C’est pourtant cela qui se passe à Libourne dorénavant, comme en atteste le journal sud-ouest. Libourne, sous préfecture bourgeoise au milieu des vignes, Libourne et sa gare TGV, Libourne la paisible dans laquelle le Président François Mitterrand aimait à faire une halte.

Depuis quelque temps Libourne n’est plus ce bord de Dordogne où l’on peut goûter aux délices du Saint-émilion, glisser tranquille sur le velours du Pomerol. Désormais grâce à son nouveau Maire, la ville est une zone de sécurité prioritaire, c’est Valls lui même qui est venu amener les euros sonnants et trébuchants qui financent la mise en place de plus de la moitié des cameras qui filment le Libournais maintenant.  Comme il restait 3 euros utiles, la police municipale se trouva fort bien pourvue en pistolet Taser, cette arme si bien appropriée au maintien de l’ordre dans les villes de haute insécurité...

Le Libournais est un ingrat . Avec une si belle politique entièrement dévouée à son bien-être, il aurait pu considérer la bourgade comme désormais sécurisée de tous les dangers que la classe dangereuse imprime sur les villes . 

Hé bien non,  ne le voilà t’y pas qu'il s’organise en « comité  de vigilance » !

Il rode, il tourne, il traque, il assure la sécurité le bougre : De nuit comme de jour, le « voisin est vigilant » .

Quelle est donc cette menace qui oblige à cette auto-organisation de brave gens ?

Je crois, moi, que les citoyens pensent de manière générale que leurs élus ne sont pas des buses.  Si leur maire met des cameras dans toutes les rues, si leur maire fait venir le Ministre de l’intérieur en Personne, si la police municipale a besoin de s’armer de Taser, c’est bien que la menace est réelle.

Les citoyens sont des braves gens, alors ils servent, ils veulent se rendre utile, rendez vous compte deux cambriolages dans l’année ! Il faut stopper net cette montée de la délinquance  ou c’est la société toute entière qui en périra.

Heureusement que les cameras de surveillance étaient là pour immortaliser ces images qui montrent le Maire de Libourne  menacé par un dangereux délinquant. Accompagné par Cahuzac le fraudeur, le 8 mars 2013, Philippe Buisson ne se rendait pas compte des risques qu’il encourait !buisoon.jpg

La vie est ainsi faite que toutes les délinquances ne se valent pas. Le voleur de nain de jardin à droit à la milice citoyenne, les voleurs de millions aux honneurs de la ville ! C’est cette confusion  totale des valeurs qui mène à la bouillasse mentale dont le résultat est parfaitement connu.

Les législatives et les présidentielles de 2012  laissent la trace d’un Front National  qui progresse de manière spectaculaire. Non pas parce que le « sentiment d’insécurité » progresserait mais uniquement parce que le temps de la méfiance est  devenu une réalité concrète !

Les outils du vivre ensemble dont dispose un Maire s’amenuisent quotidiennement, les crédits de la politique de la ville sont en disparition annoncée, les budgets communaux perdront des millions dés cette année,  et les camera le long des grandes avenues ne remplaceront jamais ni les travailleurs sociaux, ni les  professeurs des écoles, ni les postiers, ni les politiques culturelles que départements et régions se voient contraints de réduire à la schlague !

Nos élus doivent s’émanciper rapidement des politiques d’austérité, ils doivent faire attention au gens qu’ils fréquentent.

classe-dangereuse.jpgLes policiers et les gendarmes sont faits pour capturer les délinquants, tous les délinquants, il leur faut des moyens  pour assurer les rondes, cela permettra aux braves gens de dormir paisiblement plutôt que d’user leur rangers dans la nuit.

Au même moment dans la précipitation d’un amendement bien peu réfléchi, la majorité vote la mort programmée des communes et des départements au profit d’une  métropolisation forcée. Les derniers remparts des politiques sociales et de solidarités sont en train de s’écrouler par un effet ciseau de baisse des budgets et de dépossession de légitimité au  bénéfice d’élus métropolitains devenus les maitres de la captation de la  richesse publique ou de ce qu’il en reste…

Si les braves gens ne dorment plus, il va se passer quelque chose !

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Le temps que nous donnerons est le seul qui compte ! Tic-tac au Parti de Gauche

Publié le par letang-moderne

concret« Nous ne sommes pas en compétition avec le FN pour obtenir un siège de plus. Nous sommes pour offrir une issue à la crise politique par le passage à une Sixième république. Chaque confrontation électorale doit être l’occasion de faire avancer la révolution citoyenne : renforcer la conscience qu’il faut renverser l’oligarchie et montrer, dans notre programme mais aussi par nos actes, le mode opératoire par lequel le peuple reprendra le pouvoir. »

Mais si elle ne vient pas, qu’est ce qu’on fait ? Comment on fait ? C’est juste à cela que doivent servir les dirigeants politiques. Répondre à des questions aussi simples. Comment être utile à l’attente réelle  des citoyens…. La révolution citoyenne est un concept si intelligent que je me suis amusé a interrogé nombre de mes camarades sur le sujet…

Les réponses ne sont jamais les même, d’une insurrection par les urnes, à une indignation si forte qu’elle emporterait tout sur son passage, d’une méthode pour instaurer la sixième République à une jonction politique à tous les fronts de lutte, d’un air de guitare au pied du génie de la bastille à la grande marche du peuple sur l’assemblée nationale… La révolution citoyenne est un feu qui brule à l’intérieur sans pouvoir atteindre le grand nombre. C’est une intelligence de l’intérieur. C’est une montre à complications. Un signe de reconnaissance pour ceux qui savent ! Un entre-soi de confort.

Le cadencement du temps politique n’accepte jamais les idées fixes, une fois que le plafond de verre est brisé, il ne faut plus faire comme s’il nous incarcérait encore !

L’ami Nathanaël  a bien raison d’écrire : « Le résultat de cette involution d’un parti creuset, qui se faisait fort de faire de la politique autrement – comme quoi, nul ne peut vivre hors du réel -, c’est une forme de vie hors sol. Les idées fort justes et intéressantes développées pour renouveler, en profondeur, le logiciel idéologique de la gauche : écosocialisme, révolution citoyenne, autonomie conquérante, sont souvent développées sans lien avec le monde réel. Ce qui nous colle à la peau une image de doux rêveurs, au mieux. Cette situation a aussi pour conséquence de nous voir développer des discours extrêmement argumentés, fort bien étayés, comme celui sur le PS qui serait devenu un parti objectivement de droite, et qui ne rencontrent d’échos que dans des sphères extrêmement minoritaires. » Le moment est venu pour notre parti de Gauche de prendre le parti de la gauche !

Jamais la période ne fut si propice à l’émergence de notre unité. Comment peut-on faire d’une période qui a vu l’éclatement au grand jour de la crise systémique du capitalisme,  a démontré la faillite de la financiarisation de l’économie, les révolutions arabes, le mouvement des Indignés en Espagne et en Grèce, aux États-Unis,  les résistances ordonnées des peuples d’Amérique latine la raison  d’un repli identitaire.

L’inverse est pourtant  vrai : c’est l’incapacité du Parti de Gauche  à démontrer son leadership sur le Front de Gauche et son utilité dans cette période de crise du système et de révoltes de masse qui a est un  facteur puissant de crise que les mots ne pourront plus cacher longtemps…

Tout le travail fait par notre petit Parti de Gauche est validé par les faits. Nous avons eu raison de frapper et de frapper fort pour faire éclore la réalité. La déroute du logiciel social démocrate est patente au point tel que le Président Hollande mise sa survie politique sur la réélection de Merkel. L’impasse des politiques austéritaires est validée  non seulement par la misère dans laquelle s’enfonce la part la plus fragile du salaria,t mais aussi et surtout, par les prises de positions tardives mais réelles de la gauche du PS, des écologistes et de tant d’autres.

Le salariat qui est le cœur de notre sujet n’en finit plus d’étaler sa déception vis à vis de la politique menée par ceux qu’il a pourtant élu. Enfermés dans un carcan d’une répartition partidaire qui n’a plus de sens, les socialistes et les écologistes pour de vrais s’étiolent dans une impuissance léthargique  qui les contraint à accepter une politique néolibérale qui n’a pas de majorité, ni dans le pays, ni dans l’immense pluralité  des militants qui font la gauche !

Pendant ce temps, notre parti est là,  qui espère des ralliements alors que sa seule tâche devrait être de faire émerger des convergences.gramsci

 « Si la radicalité n’est pas concrète, ce n’est qu’un songe creux » il y aujourd’hui la disponibilité politique pour ouvrir la plateforme unitaire de mise en œuvre d’un programme de radicalité concrète, ce n’est pas la peine d’attendre la révolution citoyenne… dés fois qu’elle ne vienne pas.

 En disant cela, je ne veux pas que vous imaginiez  que je suis en train d’en rabattre, de raccourcir la voile ou quoi que ce soit dans cet esprit là… non je dis exactement l’inverse, le moment est venu de des travaux pratiques.

Il fallait faire la démonstration que face à la dérive des solfériniens il pouvait y avoir une autre gauche que celle de Rober Hue, naine et velue comme un diable, c’est fait !

Il fallait démonter que le nombre d’énergie disponible ne cesserait de grandir, à la Bastille à la République, sur les plages du Prado, à Toulouse… c’est fait !

Il fallait démontrer  notre capacité à construire un parti nous qui n’avions jamais rien dirigé, nous qui sommes arrivés sous le regard presque moqueur  y compris de nos partenaires…  avec 14000 adhérents, c’est fait !

Ce qui nous reste à faire, c’est de donner un coup d’arrêt décisif à la crise dans laquelle le capitalisme plonge l’Europe !

C’est possible, il suffit juste de s’y coller maintenant avec les forces disponibles pour accomplir la tache ! Un changement de gouvernement en France créerait une telle onde de choc chez les pétochards de la rente… que la tache en serait même  facile !

Le programme que nous devons proposer pour construire cette nouvelle majorité est simple. Il tient en quatre points. Et c’est lui que nous devons rabâcher et rabâcher jusqu’à que l’hypocrisie solférinienne cède de son inconséquence.

Premièrement, inverser le rapport du partage des richesses ! Récupérer les dix points de volés au travail pour engraisser les comptes off-shore et les paradis fiscaux nous donneront assez de marges pour satisfaire nos besoins en services publics, en aménagement du territoire, en autonomie pour les collectivités territoriales !

Deuxièmement refonder le pacte social ! Cahuzac, Tapie, Moscovici, Gueant, Coppé ne sont pas les dérives individuelles que l’on nous présente. C’est la manifestation évidente d’une République vermoulue par les intérêts d’une caste qui s’émancipe de la règle commune. La sixiéme République  c’est juste redonner au droit la force de la légitimité populaire !

Troisièmement  en finir avec la soumission aux institutions européennes, leur union, leur monnaie et sa gouvernance ne sont que les outils de la guerre que la finance organise contre ceux qui travaillent !

Quatrièmement imposer l’écosocialisme au cœur de la nouvelle synthèse  de la gauche de rupture, c’est l’outil central de la majorité que nous allons construire. C’est la clé de voute du changement que nous allons opérer entre le modèle actuel de production, de consommation, de vie et d’échange et le modèle de développement écologique qu’il est urgent de faire naître.

Victor-HugoC’est avec ce programme que nous voulons gouverner la France, c’est ce programme qui est majoritaire à Gauche, c’est celui là que nous devons appliquer pour qu’enfin le peuple puisse ensuite prendre le pouvoir…

Si tu crois l’inverse, c’est avec une stratégie du NPA, que tu te retrouveras avec un score du NPA  à attendre la Révolution Citoyenne !

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Hollande ou le règne de l’insignifiance…

Publié le par letang-moderne

l-insignifiant.jpgFallait-il donc que la torpeur ambiante de ma terrasse soit à ce point pesante que pour, sur le coup de 13 heures, en ce 14 juillet, je termine affalé sur mon divan en regardant d’un œil distrait un petit homme bleu à la sueur du front perlante, lui-même posé sous un soleil de plomb au beau milieu d’un jardin  effrontément vert !

On sait bien depuis longtemps que ces rendez-vous politiques estivaux ne sont que conventions et qu’ils n’existent que pour cadencer les jours qui s’égrainent sans d’autre intérêt que le temps qui passe… Pourtant, il y a une chose qui m’a sauté aux yeux.

Il y a un lien intrinsèque entre cette espèce de nullité de la politique, ce devenir nul de la politique et cette insignifiance dans les autres domaines, dans les arts, dans la philosophie ou dans la littérature. C’est cela l’esprit du temps. Tout conspire à étendre l’insignifiance.

Hollande est un maitre de l’impuissance scénarisée. Dans un monde contraint par l’acceptation du dogme  intégriste et cynique du néolibéralisme désormais tout se vaut, tout est vain, il suffit d’attendre…

Les politiques se succèdent dans un décor de crises et de fractures. L’inefficacité avérée des choix économiques de nos gouvernants est sans effet sur le réel. Sans conséquence sur le raisonnement. La querelle entre la droite et la gauche a perdu tout sens. Si bien, que l’on peut entendre au cœur du mois de juillet, le Président de la République, élu avec  l’immense majorité des voix des salariés, se venter (vanter) d’avoir brisé le code du travail, sans créer de drame.

Inscrit dans la logique de l’autre gauche, celle des américains, des Rocard et des Sapin, des Cahuzac et des Moscovici, le président vient se pavaner en assumant le choix des renoncements de 1983. Le temps politique est un temps long et force est de constater que depuis cette date les socialistes ont fait une politique, puis Balladur a fait la même, puis ils sont revenus, et Pierre Bérégovoy  s’est tué à faire la même politique. Balladur est revenu pour continuer, et Chirac et Jospin, et Chirac de nouveau et Sarkozy et Hollande !mode.jpg

L’insignifiance de leur discours comme de leurs actes politique est la marque d’une dérive oligarchique. Au fond ils connaissent  leur asthénie. Incapables et stériles, ils savent qu’ils n’ont aucun moyen d’inverser le courant, alors ils le suivent. Ils suivent la mode. Ce ne sont pas des politiques mes des lilipoliticiens, microscopiques, des particules de libéralismes jetées au gré commun de la grande marée.

Leur challenge n’est pas de peser sur le réel, mais juste de chasser les suffrages par n’importe quel moyen. Ils n’ont aucun programme. Leur but est de rester au pouvoir ou de revenir au pouvoir, et pour cela ils sont capables de tout. C’est comme ca qu’ils deviennent très dangereux .

Ainsi dans un pays où le chômage galope, où le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer, dans un pays où les pauvres n’en peuvent déjà presque plus, dans un pays ou les 500 premières fortunes amassent en année le nombre suffisant de milliards pour régler ne serait ce que le problème des retraites, de la sécu et des services publics, dans ce pays où ce multiplie les épiceries sociales et les soupes populaires, Hollande peut venir annoncer la « reprise » sans déclencher un éclat de rire généralisé !

 Mais est-ce si important ? Si délabré que soit le grand théâtre de la communication publique, il fonctionne encore, même si ses fauteuils se vident peut-être lentement : des élections ont lieu, des journaux paraissent, et les plans se succèdent pour préparer l’entrée dans la société insignifiante.

Tout va bien… 

stade-mandela.jpgLes accordeurs  s’accordent et l’essentiel est sans doute là…

Si nous ne renversons pas le décor, nous nous retrouverons accrochés au mur comme des tableaux insignifiants !

C’est tellement vrai, que la période électorale qui s’ouvre doit être pour nous l’occasion de ramener la politique  a son contenu et  à rien d’autre ! Le nom des stades ne m’importe que peu, je me crois même capable d’être d’accord avec Hollande pour baptiser celui-ci ou celui là du nom qu’il voudra !

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Trois cailloux posés le long de la route…

Publié le par letang-moderne

ain-leu.JPGIl y a des cailloux à tout casser. Lui joue avec un scorpion et l’autre… soudain me pique, me mord, me tue. Trois cailloux posés le long d’une route  qui mène à la forêt d’Aïn Kahla ont fait de moi un macaque berbère

Trois cailloux de trois jours. Trois jours de juillet. Trois cailloux de toujours. Posés en plein milieu d’un mois qui laisse toujours des traces. Tout prés de la ferme solitaire, il y a un de ces cimetières berbères que rien ne peut distinguer de la terre. Les agneaux regardent les chiens que les pierres jetées ne font plus cavaler.

Là bas, il y a un chêne vert  et quelques genévriers, trois cailloux posés le long de la route, comme pour contenir le feu, là bas,  il y a trois gouttes  de pluie cachées. Comme un trésor qui n’a jamais disparu.

Les serpents réclament de l’eau et je leur en donne, le chacal a soif et il se régale, le scorpion picole encore, quand je m’aperçois que je n’ai plus rien à donner  aux fleurs.

Trois cailloux posés le long de la route que je reconnais à chaque seconde de mon existence. Trois cailloux livrés à l’admirable précaution des bergers, au vent du promontoire, à la caresse du sable qui vole  de l’étrange stupidité de ceux qui ne font que passer .

 Parti quand il n’y avait plus rien à voir, que le désespoir, ne rien prétendre et vouloir tout, c’est la marque des jours de juillet .

Il n’y a rien de mieux que la poésie de trois pierres polies  qui s’assemblent comme le murmure de la vie qui s’en va en esquivant le brouhaha des conventions des survivants.

Les pierres que l’on pose se transportent comme des fruits, dans un baluchon fait de branches mortes, en attendant de trouver le chemin.ma-route.jpg

Trois cailloux et un brin de muguet séché de blanc. Extraordinairement minéral, posé derrière la vitre d’une bibliothèque pré-révolutionnaire et les éclats de rire des enfants….

Trois cailloux le long du chemin, en plein cœur de l’été. C’est en cherchant une fin a cette immodeste divagation que j’ai trouvé un point.

Un point et une virgule, aucune exclamation. Sans mes cailloux je ne serais qu’un chemin sans repère.

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