On gracie et on pardonne les exécuteurs du turbin ! On n’amnistie pas les syndicalistes !

Publié le par letang-moderne

chomeur.jpgCe matin, comme hier, comme demain,  1000 personnes se sont levées l’avenir contraint, la peur  épinglée au beau milieu du bide. Les lendemains déchirés par les nécessités du marché ! Ce matin comme celui d’hier, mille salariés sont remerciés !  La vie sociale qui s’arrête, les collègues que l’on ne verra plus, l’argent qui ne rentrera pas, et ce cadeau que l’on ne fera pas à ses enfants… les anniversaires tombent toujours mal !

Cette violence de masse organisée, systématisée, planifiée n’est pas délictuelle, elle est de  l’ordre de la chose admise, elle ne se conteste pas. Absoute, tolérée, excusée la violence ordinaire n’a pas besoin d’être amnistiée !

L’ordre naturel est de rémunérer le risque de l’actionnaire, de l’investisseur, de l’entrepreneur le risque du salarié, c’est la vie !

 La vie n’a pas de prix, surtout celle des ouvriers, une feuille jaune, un entretien de compétence et le chômage… la culpabilité qui ronge, l’abattement morose qui enveloppe… l’argent qui ne rentre désormais plus et c’est d’abord la mutuelle que l’on supprime.

Pour soi d’abord, puis pour sa compagne ou son compagnon et pour finir celle des enfants !

La misère qui tue est une violence absoute.

On négocie  tous les jours avec les détenteurs de comptes cachés dans le paradis fiscaux, et lorsqu’au bout d’une  longue discussion avec l’administration de Bercy,  le voyou concède à payer  son du, juste son du, les sommes étant tellement énormes, l’Etat tellement pauvre…   que l’on gracie, que l’on pardonne, que l’on oublie !

Quand une sordité comme Mittal annonce qu’il jette des milliers de familles à la rue, menace l’équilibre de toute une région raye plus de 10 000  emplois pour protéger le rendement de ses actions, il n’y a même pas une loi pour interdire les licenciements boursiers !

La cochonnerie de ce type de prédateur n’a pas besoin d’être jugée, encore moins amnistiée, elle  permise, habilitée,  autorisée !porcherie.jpg

Voilà le système que Hollande protège, voilà le signe qu’il envoie de nouveau au MEDEF.

Aimez-moi ! Aimez-moi ! Soutenez ma politique, elle garantit vos intérêts !

En refusant d’accorder l’amnistie  pour des syndicalistes que la loi sarkozyste a criminalisés, il affiche sans la moindre pudeur l’indécence du niveau de soumission auquel est arrivé ce gouvernement !

A peine vient-il de tenir tête à la réaction des anti-mariages, qu’il se croit contraint dans l’instant de s’excuser de son audace, offrant coquetterie et amabilité à l’autre branche combattante de la même  réaction : les destructeurs du droit social !

Douceurs et salamalecs pour les rédacteurs de l’ANI, grossièreté, muflerie, amendes et condamnations  pour ce malheureux qui jette un œuf sur la maréchaussée !

Cette stratégie  du renoncement apostasique, cette démission qui tend à la capitulation est une voie de supplice, un abîme infernal qui conduit le gouvernement à se mettre  sans cesse sous la pression d’une droite ragaillardie,  qui après chaque renonciation se sent légitime pour exiger une nouvelle abdication !

melp.jpgL’ANI n’est pas encore définitivement acté qu’ils exigent la suppression du CDI, l’accord sur les 20 milliards de cadeaux aux entreprises n’est pas sec qu’ils en demandent 60 de mieux ! L’amnistie des syndicalistes est refusée, ils embrayent sur la dissolution du syndicat de la magistrature !

Ainsi va la pente fatale dans laquelle ils nous ont engagés !

Il faut d’urgence un gouvernement à la gauche ! Sinon le peuple ne lui pardonnera pas sa déloyauté !

Commenter cet article

coco 27/04/2013 18:35


Les socialistes


quand ils s'adressent au medef lèvent le doigt,


et quand ils s'adressent aux ouvriers lèvent l'autre