Le jour du rapport Gallois, le surlendemain de la mort d’un enfant.

Publié le par letang-moderne

gallois.jpgAujourd’hui est le jour du choc de compétitivité. Samedi, c’était l’heure du flashover, un embrasement généralisé éclair, phénomène redouté des pompiers qui produit une conflagration brutale des gaz accumulés dans une pièce.

Comment ce fait-il qu’un enfant de 16 ans puisse se retrouver confronté au plus redouté des phénomènes thermiques, véritable hantise de tous les pompiers… Comment ?

Ils sont nombreux les enfants, petites filles et petites garçons à se projeter dans l’héroïsme du sauveteur… Bien sur l’âge légal pour intervenir sur une mission est  bien de 16 ans pour un pompier volontaire. Côtoyer la mort, le feu et la noyade, ne sont  pourtant pas des missions anodines.

Les impératifs du service… le sous effectif… la RGPP…  sans doute mais la polémique serait de mauvais gout…  l’enfant est mort que la loi autorise…  l’enfant est mort  que ses rêves l’ont conduit au feu…

Il n’y a pas que les enfants qui meurent au travail, c’est aussi ça le véritable coût du travail, la souffrance et la maladie, la mort, lente, et dés fois brutale.

Qui parle de cet apprenti de 15 ans mort broyé dans le pétrin de la boulangerie industrielle  de Mulhouse… un accident. Personne n’en parle, comme si c’était le destin, la vie… ca va passer…

Et pourtant ce qui permet cela, c’est la loi, la politique de Sarkozy et de Villepin qui, en août 2005,  qui, sous pression du Medef, ont rétablit l’apprentissage à 14 ans au lieu de 16 et la possibilité, comme au XIXe siècle, pour des enfants de 15 ans, de travailler de nuit et de dimanche.acctra.jpg

Le travail tue… il y a 750 accidents du travail mortel en France chaque année, le coût du travail ce sont les cancers et les 47815 maladies professionnelles reconnues en 2 011, les amputés, les suicidés… le coût du travail ce sont les 9 milliards d’euros  qui correspondent  au coût global des arrêts maladie dus à une cause professionnelle !

 Et puisqu’il n’y a pas de sujet tabou, entamons le véritable débat sur le coût du travail, non pas au travers du prisme de Gallois, mais à la lumière des attentes de 80% des salariés  qui ont voté contre Sarkozy, discutons des mesures à prendre immédiatement pour baisser le cout social du travail, créons un choc de solidarité et de croissance. Pour commencer sortons  de ce débat mensonger sur le temps de travail et imposons une nouvelle avancée pour les travailleurs en réduisant, en réduisant la durée  du maxima hebdomadaire de  48 heures à 44 heures, car c’est ca la réalité ! 

Réduisons le contingent des heures supplémentaires et  rendons-les si coûteuses pour le patron dés la première heure, qu’il lui vienne l’idée de préférer embaucher. Pourchassons le travail clandestin qui pèse sur nos comptes sociaux. La recherche de la compétitivité passe par l’éradication du précariat qui tire à la baisse la productivité des travailleurs. Mieux former, mieux soigner, mieux éduquer, prévenir les risques et garantir les indemnisations, voilà le choc qui permettra d’entrer dans une nouvelle phase de croissance.

Il n’y a aucun problème du prix du travail dans ce pays ! Il faut rechercher la compétitivité en agissant sur tout ce qu’y est « hors coût », la recherche et la stratégie industrielle, le rôle des banques et le prix des dividendes, 15 milliards qui dorment, inutiles….

INCENDIELes chefs d’entreprises qui travaillent savent que le problème principal du frein à leur développement c’est la banque ! La banque qui refuse de prêter pour l’emploi et le développement parce que le rendement de l’argent qui dort est le  plus grand.

La finance et les financiers mettent le feu partout en Europe, le Medef attise  et sans surprise le rapporteur Gallois préconise comme le défend la clique à Parisot, depuis plusieurs mois, les 30 milliards d'allégements de cotisations concernant à la fois les « charges salariales » (à hauteur de 10 milliards) et les « charges patronales » (à hauteur de 20 milliards). Tous les salaires jusqu'à 3,5 fois le smic bénéficieraient de la réduction des cotisations, qui serait compensée par une augmentation de la CSG, de la TVA et de la fiscalité écologique.

L’enfant qui est mort au feu samedi en effectuant une mission de service public ne coutait rien, pas un euro de charges…. Il en dit rien Mr Gallois !

 


 

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