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Temporaria humilibus…

Publié le par letang-moderne

Temporaria  humilibus…

Que les Charlie furent beaux. Par millions, anonymes et silencieux. Beaux comme une âme de vérité quand tout semble faussé par un air putride…

Vous étiez beaux du courage de ceux qui connaissent toujours le bon chemin… Tout droit de République à Nation, par millions par millions, le double de pieds que de millions, pataclop… pataclop… Sale temps pour les varices, ce dimanche le sang circule dans les artères…

La presse n’aura plus jamais peur de se retrouver seule face à un despote éteint, vous étiez là unis et debout…. La brochette de salopards qui vous précédait n’aura plus jamais peur non plus.

Quand tout le monde est Charlie, c’est qu’il n’y a plus de Charlie !

Que vous étiez beau Mr Orban, Monsieur le chef de la sécurité intérieure du Maroc, beau aussi ! Nethaniaou, très beau si vraiment… Merkel, mon Europe que j’aime ! Le turc et le franquiste de Jajoy !!! Pour tant de beauté, merci et chapeau bas !

He ho !! Calmez-vous ! Bien sûr qu’il fallait y être, j’ai même en vie de dire en être !

Bon moi j’ai pas pu, c’est que quand les cœurs murmurent en silence la cadence de l’unité nationale moi j’entends toujours, c’est plus fort que moi, le bruit des bottes, quand le clap clap raisonne au passage d’un camion de CRS, c’est plus fort que moi j’entends le bruit sourd d’une grenade qui déchire le dos d’un enfant et les applaudissements du dimanche me font songer à Jacques Martin, puis d’une pensée à l’autre, vous savez comment ça fait ? J’en arrive à Desproges et je me dis que l’on peut manifester vraiment de tout, mais vraiment pas avec tout le monde !

Alors du coup je n’y suis pas allé, j’aime les bulles que font les vents dans les bénitiers et les messes me font définitivement chier !

Pour autant, ami et camarade, ne t’emballe pas ! Il n’y a rien à l’instant qui mérite le courroux que j’ai vu se déchainer sur les réseaux, pas de phrases définitives, pas besoin de conjurer tel ou tel de nos chefs pour l’implorer de ne pas se joindre à la grande marche. Être lucide, comprendre, qu’il y avait bien sûr un intérêt à ne pas laisser le peuple marcher seul… Admettre aussi qu’il y a une grandeur, une noblesse pourquoi pas, à ne pas participer pas à des manifestations qui veulent imposer une unité nationale dans laquelle pourront se retrouver très bientôt le parti socialiste et la droite.

C’est eux qui portent la responsabilité de la situation de crise et de la montée de la barbarie à laquelle on assiste et dont l’attentat à Charlie Hebdo n’est qu’une manifestation abjecte.

Mais la situation pour être abominable eut pu être pire, imagine pauvre petit pigeon que les autres idiots d’assassins eurent la pauvre idée de décimer la rédaction de National Hebdo ou de décapiter Zemmour …. Ça va ? Tu le vois l’autocollant là…

Je dis pigeon, parce que tu vois de tous les ramiers de mon genre, de mon espèce, le pigeon c’est toujours de lui que l’on se moque, alors parfois, il choisit l’humilité temporaire du silence quand tous les autres se poussent du col pour tordre à qui mieux mieux notre conscience, nos doutes, notre peine…

L’humilité temporaire parce que vous les beaux Charlie, vous ne pouviez pas aller au carré des huiles, des Schultz , des Valls, alors un pigeon s’en est chargé…. Et dans un esprit tres Charlie vraiment, c’est tout à fait délicatement que sur l’épaule du Président, une belle fiente il déposa...

Il fallait y être... quitte à être pris pour un Pigeon.

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EXCLUSIF: le script intégral du dialogue entre Fillon et Jouyet

Publié le par letang-moderne

EXCLUSIF: le script intégral du dialogue entre Fillon et Jouyet

-Fillon: il faut tout mettre en Œuvre pour sauver la cinquième République

- Jouyet: Oui oui, il faut vraiment éviter que le peuple se mêle de nos affaires.

- Fillon: Cette 6e République pourrait se répandre comme une trainée de poudre.....

- Jouyet: Cette idée de referendum révocatoire et de peuple souverain, quelle Horreur!!!

Fillon et Jouyet ensemble: Heureusemnt il y a Le Pen!

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C'est juste un état des lieux. Un état juste des lieux.

Publié le par letang-moderne

C'est juste un état des lieux. Un état juste des lieux.

Cautelerie… le Bourget- des gogos, des applaudisseurs… escobarderie, fausseté, fourberie, hypocrisie, mensonge, roublardise…. Rouerie aussi. Ruse-Hollande !

Pan ! Un mort, des morts repan ! La foudre-un scooter, la promotion voltaire des têtes d’anus, une politique de merde, des mots à chier !

Pan , panpan et ratapan ! Tout le monde se tait !

Patinage cataclysmique sur une flaque épaisse – un flan périmé s’écoule goute à goute- virgule qui nous pend au nez !

Comment un astre mort peut-il diffuser tant de froid?

Bassesse, déloyauté, fausseté, indignité,trahison, vilenie ! Tête basse - ça fronde au palais bourbon -

-Tiens un enfant est mort ?

- Ne - te déconcentre pas, fronde !

- Je te dis qu’un enfant est mort !!!!

- Ta gueule abstient toi !

Abattement,faiblesse,flou, mollesse …. Putain de chasse-neige ! Good-bye pipeline ! Total respect monsieur le commissaire ! Et bien le bonjour à Mosco !

Sur les murs des peintures de Soutines - des corps qui pendent des carcasses qui saignent. Il arrive que des avions, en reniflant, aspirent des peuples…. Des peuples de bouquéques Hein ! Ça les terrorise les peuples ! Alors ils baissent la tête et mettent un voile… d’abord sur leur femme, ensuite sur l’humanité !

Pan pan! Qui fait le char ! Ouille qui fait l’humain !

Affaiblissent, affliction, alanguissement ,consternation ,démoralisation, dépérissement, dynamisme, morbidité ... ( cherchez l’intrus)

Ils sont presque 12 000 flingués par an ! Presque 40 par jours, un peu moins de deux par heures ! C’est bon ça ! Mieux que les radiations ! Guirlande dans les sapins… c’est le chômage qui tue… pépère, comme une tronçonneuse dans la forêt !

Bravo les suicidés ! On vous fera des plaques devant les pôles emplois ! Ou devant les dispensaires à dent !

« Aux caisses de retraites reconnaissantes ! » Faites Peter les trompettes et le chœur des enfants de notre dame des bigoudis. Ça aura de la gueule ! Hein madame la ministre de la culture ?

Dérive, éloignement, recul…. De la réaction en tube ! Rétrogression tiens, c’est encore mieux ! Involution !

Pan ! Contre les pauvres, pan au Mali, pan en Irak, pan pan en Ukraine ! Pan pan… Pan ! en Syrie, Pan dans le Tarn aussi…

Mourir, mourir surtout pas pour des idées … ça pourrait en donner ! Et la centre Afrique pas PAN ? si Pan !

Tous les mauvais prétextes sont bons pour punir !

On ne pouvait pas savoir la gueule de l’abattoir, on ne pouvait pas savoir. Je crois bien que non. Le sang des bêtes dégouline dans un ballet impeccable…

En fond sonore Barbelivien chante du Ferrat… La seule question du moment est de savoir qui de Sarkozy ou de Sarkozy ? Qui de la droite ou de la droite ?

Hier un camarade m’a dit il ne faut pas laisser gagner le désespoir…

Moi j’ai dit : d’accord !

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Ouah-ouah !

Publié le par letang-moderne

Ouah-ouah !

C’est une buse. L’affaire est entendue. Thomas Thévenoud est un incivique, il n’y a rien d’autre à dire là-dessus.

Pourquoi, dès lors ce déchainement médiatique et politique pour livrer ce qui reste de ce pauvre bonhomme aux chiens ?

De Rugy s’étalant sur toutes les radios pour nous faire part du dégoût que lui inspire le bougre, lui l’ami fidèle de Jean Vincent Placé, celui-là même qui ne paie pas ses contraventions, omet de déclarer sa participation à une société de conseil dans sa déclaration d’intérêt remise au bureau du Sénat ! Ouah-Ouah !

Copé , l’excellentissime Copé qui exige une enquête fiscale croyant nous faire oublier les quelques dizaines de millions d’euros détournés des poches du contribuable pour financer l’éternelle campagne de Sarkozy ! Ouah-Ouah !

Alain Juppé, le meilleur d’entre-eux , semble lui-aussi tout à fait offusqué par le vol si bas de la buse , lui condamné le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et une peine complémentaire d’un an d’inéligibilité par la cour d’appel de Versailles, pour «prise illégale d’intérêt» et, ce faisant, avoir «trahi la confiance du peuple français souverain» Ouah-Ouah !

Pourquoi tous ceux-là, et tant d’autres, se font chiens quand la plus élémentaire des décences les amènerait juste à se taire !

Parce que tout simplement le bruit des chiens couvre le hold-up silencieux qui se déroule sous nos yeux détournés de la noire réalité. Hier pendant que tout le petit monde politico-médiatique jetait des pierres sur le pauvre toto, les « frondeurs » ravalaient la fronde, l’élastique et le cuir qui va avec…

Ce matin le ministre Sapin annoncera la poursuite de son plan de destruction de l’économie française, aggravant la saignée de l’investissement public de quelques milliards supplémentaires.

Les difficultés quotidiennes des jeunes, des précaires, des millions de sans-emplois, s’aggraveront dans les mois qui viennent, la défiance populaire vis-à-vis du politique en général enflera jusqu’à l’explosion finale dont on ne sait ce qu’elle engendrera…

D’autres chiens aboieront à leur tour, c’est le rôle assigné par ce système à Madame Le Pen, à qui Valls vient d’attribuer en grande pompe le statut d’épouvantail en chef, dernier chien de la garde des intérêts des profiteurs.

Et ça marche !

Les voilà dociles, les caniches de la fronde, nous expliquant qu’il serait irresponsable de faire tomber ce gouvernement avec cet argument que l’on nous aboie dessus : « une Assemblée avec 540 députés de droite et d'extrême droite ce serait tellement plus rigolo » Ouah-Ouah !

Lorsque les chiens veulent se faire féroces, c’est dans les yeux qu’il faut les regarder. Leurs aboiements ne sont que des tentatives désespérées d’intimidation. La vérité est qu’ils sont en panique, incapable de porter l’alternative que le peuple attend et réclame de toute évidence. Il faut les renvoyer à la niche pour faire taire le brouhaha qu’ils organisent. Il faut faire émerger dans le débat public les questions de fond qui font l’honneur de la République et de l’engagement.

C’est l’enjeu immense de la campagne pour la constituante : faire taire les clébards !

C’est le peuple qui commande, pas les canidés !

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Entre Valls et Le Pen, il y a la République.

Publié le par letang-moderne

Entre Valls et Le Pen, il y a la République.

C’est un odieux chantage que celui que déploie le Premier ministre, responsable et coupable en grande partie de la nausée profonde qui envahit le pays, évidemment pris en flagrant délit d’exécuter une politique contraire en tout point à celle pour laquelle Hollande a été élu, le voilà qu’il nous somme de le supporter au défaut de quoi nous serions responsables de l’arrivée au pouvoir de Madame le Pen.

C’est un raisonnement tout spécieux, mais pas seulement.

C’est aussi la révélation criante de la tentation autoritaire des personnels politiques dont la seule mission est le service de la rente, des profits et des intérêts financiers.

Leur aveuglement cupide les conduit, de glissements en glissements, dans la négation même, non pas seulement de l’acceptation de la volonté populaire, mais de la démocratie tout court.

Que le Peuple vote contre le TCE, députés et sénateurs UMP et Solferiniens se mettent d’accord pour le ratifier.

Que le peuple élise un Président qui s’engage publiquement contre la finance et c’est un « youpee » de la bourse qui devient leur ministre de l’économie.

L’entre-soi consternant de ce microcosme au service des milliardaires est au sens propre du terme devenu politiquement irresponsable, les désaveux pourtant patents du peuple, élections après élections, les laissent tels les carreaux de marbres qui font les halls des grandes banques mondialisées.

Les lobbys et les puissances de l’argent qui les ont choisis comme commis ne se préoccupent pas plus de leurs états d’âmes que des aspirations du grand nombre…

Bon gré, mal gré, ils doivent s’exécuter : ou bien la guerre, ou bien le Pen…

Devant ce piège mortel, j’en entends encore qui veulent infléchir la politique du gouvernement, j’en entends d’autres qui espèrent de Hollande qu’il appelle une majorité rose rouge et verte pour mettre en place la politique au service du grand nombre.

Ces deux espoirs sont malheureusement vains.

D’abord parce qu’on ne peut infléchir un corps sans masse, les ectoplasmes s’étalent c’est une loi physique.

Ensuite parce que cette majorité n’existe pas à l’Assemblée Nationale et que derrière la comédie des oppositions factices de l’UMP et des Solfériniens se cache le dogme du libéralisme économique qu’ils partagent comme un horizon indépassable.

Que le frondeur passent aux actes et Valls trouvera dans l’instant la poignée de voix manquantes dans les groupes de l’UDI ou de l’UMP.

La cinquième République permettait la stabilité politique et la coexistence d’une représentation nationale qui s’affrontait en représentant plus ou moins fidèlement les intérêts de leurs électeurs, elle devient un machin inepte lorsque droite et gauche mènent la même politique de concert et contre le peuple.

Voilà pourquoi la dissolution n’a pas de sens, voilà pourquoi la droite crie à qui veut l’entendre qu’elle ne veut pas cohabiter. Coupés définitivement des aspirations citoyennes, le système est tellement pourri qu’il n’offre plus aucune porte de sortie. Ils ne veulent même plus faire semblant de gouverner.

La crise économique, sociale, morale qui envahit le pays et l’Europe ne peut se sortir de ce cauchemar à l’occasion d’une simple crise de régime.

C’est l’irruption du peuple dans le débat public qui va permettre le sursaut nécessaire.

La République nous appelle de nouveau. L’heure pour nous qui sommes la Gauche, n’est pas à redresser, réorienter ou réinventer la gauche. L’heure est à prendre le pouvoir pour le redonner au peuple. C’est notre tâche immédiate en même temps qu’elle est celle de toujours. C’est le fondement d’une nouvelle synthèse pour une République Sociale Écologiste et universelle !

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Consternante consternation

Publié le par letang-moderne

Consternante consternation

Je ne les oublierai jamais. Ni les chefs, ni les sous-chefs. Ni les tambours ni les trompettes. Ni même les auxiliaires, les brancardiers ni les porteurs d’eau.

Le voilà, le résultat de leur soutien borné à la politique frelatée de Hollande. Il nous faudrait oublier toutes les douceurs livrées lorsqu’à peine clairvoyants, nous alertions dans le vide des conséquences d’une telle trahison….

Démagogues, lorsque nous dénoncions l’aval du traité Hollande-Sarkozy-Merkel… Populistes, lorsque nous voulions balayer les couloirs de la République des Cahuzacs et autres germes invasifs. Antisémites, pire que l’extrême-droite... J'en passe et des bien plus mauvaises.

Combien de fois j’ai dû lire, le ventre retourné, que nous faisions le « jeu des extrêmes »….

Et nous voilà donc à peine deux ans plus tard, avec un gouvernement qui applique minutieusement toutes les recettes économiques de la droite, un ministre qui veut chasser les « faux-chômeurs », l’autre qui veut chasser les immigrés et l’autre qui démantèle la République… celui qui a cassé l’école, celle qui assèche la culture…. Tout est à l’avenant !

Dans le même temps le système se pourrit de l’intérieur, jusqu’à la nausée. Qu’il s’agisse de péplum ou de vaudeville, leur meilleure prestation, qu’il s’agisse de DSK, de Cahuzac, de Morelle ou de Hollande restera l’illustration parfaite, millimétrée de la gangrénisation généralisée de la cinquième République…

Mais il se peut qu’il soit déjà trop tard.

Par millions les citoyens-électeurs se détournent de la chose publique laissant le soin de mordre à ceux qui ont des dents de vampires. Tout cela peut finir très mal .Les soutiens actifs de ce gouvernement ne se trouvent plus que dans la poignée des grands patrons du CAC40 qui ovationnent debout le premier ministre, et qui imposent la politique de leurs intérêts. Si malgré tout cet attelage consternant peut continuer, c’est d’abord parce que les institutions de la cinquième République leur permettent. Quand il n’y a plus de majorité parlementaire, quand il n’y a plus de soutien populaire; il reste la menace et les ordonnances.

La nature anti-démocratique du régime est cruellement visible et pourtant chaque jour un écran de fumée supplémentaire permet la continuité des politiques scélérates au profit exclusif des rentiers et des financiers.

Le livre cache les actes comme la main cache la bouche des sans dents…

Après Rebsamen qui proposait de sanctionner les chômeurs, c'est le député PS de Paris, membre de la commission des Finances de l’Assemblée qui déclare «Une hausse de 2 points du taux normal de TVA est concevable et même souhaitable» pour réduire le déficit budgétaire… C’est encore le prix de la compote qui va augmenter.

Les patrons se régalent, la kommandantur européenne fixe les grandes lignes. Hier, Mme Lautenschläger, membre du directoire de la Banque Centrale Européenne (BCE), déclarait : "Sans ces réformes de structure, rien ne pourra être atteint à moyen et long terme dans les pays qui souffrent actuellement d’une mauvaise compétitivité". Ils avancent tranquilles et sans fard…

Je ne les oublierai jamais. Car l’urgence est là, il faut contraindre ce gouvernement tant qu’il en est encore temps. C’est la rupture nécessaire qui peut permettre d’éviter le pire.

Manuel Valls engagera la responsabilité de son gouvernement le 16 septembre après une déclaration de politique générale devant l'Assemblée Nationale. Il faut ce jour-là faire tomber le gouvernement pour ouvrir la voie du rassemblement de ceux qui veulent en finir avec les politiques d’austérité qui ne tiennent plus en France qu’au fil vermoulu des institutions de la cinquième République…

Frondeurs en tous genres, le 16 septembre est l’heure de vérité. Après il sera trop tard le peuple vous oubliera et ne vous le pardonnera jamais.

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Soif d'idéal

Publié le par letang-moderne

Soif d'idéal

Notre gauche est passée à la machine, délavée de ses couleurs d’origine, le système ne la craint pas, le peuple ne la reconnait plus. La violence du démantèlement en cours laisse chacun des sincères que nous sommes, un peu abasourdi, il faut bien le reconnaitre.

Il n’est plus question de poursuivre notre quête enfermé dans un culte d’hier, une nostalgie douloureuse de l’union de la gauche, du front populaire, ni même des autres mondes possibles… En niant notre passé, Hollande et Valls espèrent ruiner notre avenir.

Il nous faut réinventer « un mieux, un rêve, un cheval »comme dit Souchon, eux, ils nous appellent « la gauche cetelem », nous, on rêve d’un pas si mal, d’un songe, on se contentera d’un âne. L’essentiel est désormais de remettre la marche avant.

Ils veulent et c’est leur choix, en finir avec la gauche, ils veulent en finir avec ces étoiles incertaines que l’on appelle le bonheur, la liberté. Ils veulent transformer la promesse en souvenir, une humanité sans humain, une machine qui machine, un accumulateur qui accumule des richesses dont personne ne profite…

Ils prient la sainte croissance devant le calvaire de 85% de l’humanité…

Personne n’est obligé de les laisser faire !

Il nous faut donc casser net, profondément définitivement les codes déphasés d’un système politicien dont ils sont les seuls maitres, il nous faut cesser de livrer nos aspirations à des stratégies électoralistes ou même à des quêtes lointaines d’un pouvoir fusse-t-il révolutionnaire…

Je cherche depuis quelques jours ce que veut bien vouloir dire cette expression de « fédérer le peuple », comment elle peut s’exprimer, vivre, se voir, se répandre ?

Comme une autre gauche raisonne toujours comme une gauche quand même, une autre politique reste qu’une politique.

Comme ils ont tous cassé, tout délavé, tout sali, chaque mot n’a plus le sens du commun mais le goût amer de la trahison, la preuve d’une forfaiture passée, la promesse de nouvelle désillusion..

C’est donc sur le terrain de l’ordinaire dignité qu’il nous faut avec humilité renouer le fil de nos espoirs. S’indigner du clochard qui clochardise, accueillir le migrant qui migre, soigner le malade, éduquer le sauvageon, payer celui qui travaille, protéger le faible, partager la richesse…

Le peuple n’aspire pas à s’enrichir des misères du voisin, lorsqu’il se bat la coulpe c’est toujours sur sa propre poitrine, l’inverse de ce petit monde qui ne s’enrichit que de la grande misère de l’immense majorité de l’humanité..

Humblement, pas à pas, il nous faut reconquérir l’évidence, peu importe le nom et le chemin que prendra cette reconquête, devant chaque héros qui meurt il reste la beauté, la force, et la dignité de son combat.

En essayant de nouveau de ramasser l’espoir dans la rigole, en portant le débat central sur l’organisation du peuple, c’est-à-dire les institutions, les militants de la 6éme République proposent bien plus qu’un changement de règles du jeu, ils invitent à cesser de jouer.

Cette ordinaire dignité que l’on partage avec tous, nous qui n’avons pas l’obsession d’être du tout petit camp des gagnants sans avoir, du tout, le goût d’être à jamais, d’être pour toujours des perdants.

A cette marelle-là, nous ne voulons plus jouer…

Le ciel appartient au plus grand nombre.

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La supercherie de Villepin.

Publié le par letang-moderne

La supercherie de Villepin.

L'été n'était donc pas assez pourri qu'il fallut que Villepin nous fasse la leçon.La voie républicaine de la France est anesthésiée de l'indigence politique, humaine, économique des petites choses qui gouvernent....
Il ne leur suffit pas que nous baissions les yeux si bas, muets devant leur forfaiture, nous devons encore subir la leçon républicaine de Mr Villepin....
Le gouvernement aligné sur les intérêts nord américain besogne le long des martyrisés de Gaza, jette de l'huile sur tous les feux, que l'étincelle parte des bords de la mer noire ou de la mer morte, des montagnes kurdes ou des monts du Golan, une seule conduite dicte la position du gouvernement de la France: Un atlantisme soumis et docile. Une vassalité exemplaire.
Villepin donne le change et esquisse une position qui devrait... Qui pourrait ... être celle de la France. Oui, mais seulement si elle était encore la France!
Une nation libre, autonome et conquérante porteuse du progrès universel.
Or c'est bien les politiques ultra libérales à l'œuvre qui affaiblissent et détruisent méthodiquement le terreau sur lequel se construit le respect de la parole d'une Nation.
La France ne peut parler de solidarité, de raison et de justice que lorsqu elle respecte le contrat républicain, d'abord dans ses frontières géographique....
La France ne peux pas diffuser la voix de la raison,lorsqu'en son sein infuse le poison du chacun pour soi,du repli communautariste , lorsqu'à l'échelle des valeurs communes l'avidité gloutonne des actionnaires devient le modèle dominant.
Si la France n'a plus aucune voix, c'est d'abord parce que depuis plus de vingt ans les libéraux qui se succèdent lui ont ôté ses mots.
La France ne peut être prise au sérieux que lorsqu'elle fonde son message au monde sur les bases exemplaires d'un modèle républicain assumé efficient, efficace..
Il ne fallait pas pour cela détruire avec application l'idéal de laïcité dont le monde réclame à l'évidence une application rigoureuse.
Il ne fallait pas commettre la circulaire du 21 janvier 2006 qui organise de manière systémique les rafles des étrangers en situation irrégulières....
Il ne fallait pas, monsieur Villepin , nommer comme ministre de l'intérieur des tenants imbéciles de la théorie du choc des civilisations, Sarkozy d'abord et Hortefeux dans la foulée ont délibérément dégradé le message que nous devrions porter au monde....
Parceque les libertés fondamentales sont menacées par les peines planchers, par les lois Perben....par les contrôles au faciès, par l'état d'urgence que vous décrétiez pour quelques soubresauts dans une banlieue....
Parce que les syndicalistes sont poursuivis, condamnés , humiliés.
Parce que les enfants sont arrêtés à la sortie d'une école ou sur le bord d'un trottoir, un matin, les doudous dans la rigole...
Parce que ces politiques là, ont abimé l'image de notre République, aucun Homme humilié sous quelques latitudes qu'il soit ne peut plus entendre la voix de la France lorsqu'elle parle de liberté.
Notre nation se nourrît d'abord d'égalité, de justice sociale, notre République est sociale ou elle n'est pas. La défense d'un ordre international juste et fondé sur le droit des peuples commence par le respect absolu de notre pacte national, ce qui implique de faire le choix de la sécurité sociale plutôt que celui des assurances privées, ce qui implique de garantir le droit au travail et aussi le droit au repos et à la retraite. Ce qui implique le droit au logement, aux salaires qui permettent de vivre.... Ce qui implique que l'on tourne le dos aux politiques d'austérité et à la fable du coût du travail.... La justice internationale commence par la pédagogie du partage et de la répartition des richesses.... Lorsque la France devient un hinterland des actionnaires et des profiteurs, des rentiers et des fonds de pensions comme un autre, non monsieur Villepin elle n'a plus de voix.
La France, monsieur Villepin, c'est d'abord cette jeune idée de la fraternité, la France n'est pas un vieux pays qui commencerait avec Clovis, la France commence avec les lumières et pourrait s'éteindre des coups successif que les libéraux de tous poils lui assènent...
Les chrétiens d'Irak, qui sont des irakiens chrétiens peuvent recevoir toutes les armes du monde pour se défendre de quelques barbares..... Peu importe l'issue, d'autres barbares surgiront pour massacrer les juifs d'ici, ou les athées de la bas.... Ou bien les musulmans d'ailleurs.
Les crétins de France qui gouvernent ne font que continuer l œuvre d'assimilation des Etats aux intérêts des puissants,et les gogos qui applaudissent à votre tribune n'ont pas retenu que la France qui parle au monde est d'abord celle qui a l'exigence du partage, de l'égalité,et de la fraternité....
"Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre"
Ma France

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Leur Jaurès et le nôtre.

Publié le par letang-moderne

Leur Jaurès et le nôtre.


Les grignoteurs du sens, les rongeurs d'histoire avaient déjà commis de nombreuses forfaitures, la madame le Pen déposait son nom au beau milieu de son salmigondis idéologique, c'était grotesque, honteux, si gros,que personne ou presque, ne pouvait y croire.....

Puis Sarkosy convoqua à son tour les paroles de Jaurès pour en confondre le sens, pour en asphyxier le souffle, pour réprimer l'élan... Une sorte de tactique de guerre en somme . Insidieuse et lancinante, la manœuvre consiste à saper l'ennemi sur ses bases afin de rendre son équilibre instable. Le procédé est redoutable, d'autant que dans le même temps, ceux qui dirigent le parti socialiste, noyés dans la confusion que crée leur oisive mollasserie intellectuelle ne trouvent ni les mots, ni les actes pour reprendre à leur compte la force que Jaurès a laissé pour ceux qui espèrent.

Pire,encore, ils confusent au point, qu'à leur tour, ils convoquent Jaurès, pour mettre en œuvre la politique même que les Sarkosy et autres n'osaient même pas imaginer....
Apothéose de l'œuvre de discrédit, ils osent, il ose, comparer Jaurès et Hollande!
Ainsi le nom de Jaurès est mêlé à la clique des factieux du nationalisme, à la maffia des néo libéraux, à la coterie des mous et des renonceurs..
Ils lui ont tout fait subir, vivant, ils le menaçaient de mort, assassiné, ils agitent ses mots et sa mémoire pour rendre son dessein fantomatique comme on floute sur une photographie la vérité que l'on veut cacher.
Jaurès le républicain, mangé et cuisiné à toutes les sauces de la réaction, à toutes les recettes de l'immobilisme n'est pas la tarte à la crème qu ils nous servent depuis quelque jours..... jusqu'à la nausée...
Quand il parle, lui, de la République,il parle de la Sociale!!!

Cette forme achevée de la République, sans laquelle les démagogues font passer la moitié pour un tout!
Il n'accepte pas la logique du tous contre tous, ni des Hommes ni les territoires. Jaurès ne chasse pas les roms, ne réfléchit pas aux marges des capitalistes mais au bien-être de l humanité toute entière....
Le Jaurès dont l'esprit doit rester vivant ne mettrait pas un pied dans les pinces-fesses de ceux qui célèbrent son nom en assassinant résolument sont propos!

En lui faisant dire le contraire de ce qu'il était, de ce qu'il faisait, ils veulent martyriser la rigueur et l'imagination, étrangler la puissance du rêve et la force de l'analyse,confondre la netteté des objectifs et la souplesse de la méthode....
Jaurès a fait de son combat politique, à chacun de ses discours, une épreuve de sincérité athlétique, le voir grimé par des fielleux sous-cape est juste insupportable.
Léon Trotsky, dans une prophétie malheureusement inachevée, disait de celui qu'il était venu entendre à la chambre des députés :

" Seul un aveugle rangerait Jaurès au nombre des doctrinaires du compromis politique . A cette politique il n'a fait qu'apporter ses talents, sa passion et sa capacité d'aller jusqu'au bout, mais jamais, il n'en a fait un catéchisme. Le moment venu, il déploiera sa grande voile et mettra le cap sur la grande mer..."


Hier, il y à cent à peine, ils l'ont assassiné pour cela, pour ne pas aller sur la pleine mer, aujourd'hui encore ils le tuent....
Sans doute, inconsciemment, ou pas, Cambadelis sait que le pédalo, n'est pas la bonne embarcation pour la pleine mer....
Qu il s'occupe de sa dérive et qu'il nous laisse regarder loin , il n y à qu'un Jaurès, c'est le nôtre, comme il en est de leur morale et de la nôtre .
Force d'agitation, de développement et de création, Jaurès est sans doute de ceux qui ne meurent jamais.

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Melenchon : Être un homme à l'échelle du Monde

Publié le par letang-moderne

Melenchon : Être un homme à l'échelle du Monde

La passion qui transporte cette immortelle flamme, celle qui élève l humanité et la rend meilleure ne se porte pas comme le vulgaire carnet à souche des boutiquiers du grand bazar de ce que désormais la gauche française est devenue.

Jaurès avait un visage et une figure, il avait un nom. Il avait un nom lui, serais je tenté de d'écrire, pas une suite aléatoire de prénoms, pas l homonyme d'un pays.
Ni jean- jean ni Anatole, ni même Paul Valéry dont la lucidité ne parvint jamais à masquer le tropisme réactionnaire..... Laurent Laurent quel drôle de nom....
Regarder le monde pour le changer, c'est prendre la distance nécessaire qu'il convient avec ceux, qui par lâcheté ou obligation, passent leur temps à organiser leur monde.
Leur petit monde.
Notre société se délite par son centre. Nos valeurs s'épuisent de lutter contre la machine à amplifier l'air du temps, impuissants, nous courrons de brèches en brèches, comme celui qui veut retenir l'océan avec ses mains.
Notre aspiration a besoin de repenser son logiciel, aux outrances qui nous sont faites, l'activité des braves ne suffit plus. « Cette société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage. » écrivait Jaurès. Nous en sommes là, de nouveau, encore une fois. Le capitalisme financier tue les enfants de Gaza pour une bouffée de gaz, fait abattre des Boeings en Ukraine pour la maîtrise du gazoduc. Leur avidité est sans limite et cette race de rapace est bien plus cruelle qu'une nuée de corneilles.
Les orages sont désormais là, et le rempart que nous voulions construire contre les tempêtes n est pas à la mesure de la violence des vents hostiles.
C'est pourtant de notre place qu'il nous revient de repousser, de contrer l'immensité de cette colère dévoyée qui gronde du ventre de la bête...
Qui mieux que lui pourrait avoir la force et la volonté de mettre des mots sur sur le travail à accomplir?
Les nôtres, je dis bien les nôtres, se perdent dans les délices de la division stérile au fur et à mesure qu'ils affaiblissent le seul moyen à leur disposition pour s'adresser aux masses....
Comment pourrions nous relier le fil de notre histoire aux aspirations présentes du peuple en laissant un Garibaldi se faire un sang d'encre pour s'occuper de l'élection de tel ou tel âne du Poitou, de cette buse au front bas.
Celui qui prend du recul sait parfaitement bien que les drames et le les désillusions sont les seules balises d'un peuple qui s'émancipe...
Entre idéalisme et réalpolitik, le peuple ne prend la mesure de sa force que lorsqu'un destin singulier décide de ne plus laisser écrire l'histoire du présent par des plumes trempées dans la boue.
Voilà ce que j'ai lu de l'entretien de Jean- Luc Melenchon paru hier sur le site hexagones.fr, et ce n'est pas faire injure à notre peuple que d'admettre qu'il ne fait de grandes choses que lorsqu'il est porté d'une vivante pensée...
Oui le peuple qui s'émancipe doit pouvoir compter sur une doctrine vivante, penchée sur la classe ouvrière et le salariat, il doit pouvoir s'appuyer sur celui qui écoute monter vers lui ses pulsations, celui qui sait les analyser avant de les transmettre intelligiblement pour tous...
Voilà ce que je retiens ,bien loin des articles du jour, de ce que Melenchon nous dit, le Front de Gauche n'a pas eu les victoires décisives qu'il devait avoir, pillé de l'extérieur par un vocabulaire dévoyé, rongé de l'intérieur par une accoutumance au système.
En prenant le recul nécessaire face à cette situation d'un monde qui s'en va, au cœur du tumulte et des explosions en tous genres, au milieu des guerres et des violences, à l'heure où l'on tue de nouveau un enfant sur les plages de Gaza, parcequ il est coupable d'être né palestinien, coupable, comme l'était l'enfant du ghetto de Varsovie, il y a en a encore un qui a la force de lancer une voix humaine....
C'est si tenu une voix humaine....et pourtant la sienne a un nom et un visage, une voix si souvent contrefaite, maquillée, dévoyée, mais une voix qui s'entend et se reconnaît.
Parcequ' ils parlent langue de Jaures, parceque les mots de Melenchon sont tous simplement ceux d'un homme qui croit aux hommes et à leur avenir, il décide de prendre le temps et la mesure.
Il n'est pas prêts d'être étouffer le chant de ces hommes là...
Qui sont les corneilles et qui sont les aigles?
Si bailler à la contemplation de l'agitation inutile des importants est absolument conforme au comportement de l honnête homme, il se pourrait aussi que cet homme àl'échelle du monde, comme un coquelicot, comme une fleur rouge ne baye à la rosée que pour en retenir le parfum et le moment venu nous le restituer.

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