« Si tu fais le mouton …. Tu seras tondu….. »

Publié le par letang-moderne

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Quelle séance mes amis, tu parles d’une aventure toi ! Faire rentrer plus de 3000 personnes dans une salle tellement basse de plafond, que mes camarades de grande taille étaient tellement inquiets qu’ils  étaient tout heureux de se retrouver debout dans la salle surchauffée de la  Médoquine !

Quel meeting, pas un cm2 de libre, Jean Luc Mélenchon a pu hier vérifier qu’il régnait sur Talence une ambiance  méridionale…. On se serait cru à Marseille tant l’accent  « croquignolesque «  du responsable du service d’accueil  fleurait bon les parties de pétanques, la tapenade et le pastis !

Les gens, les amis, les militants des partis de gauche et communistes, les alternatifs, les indignés, les blancs et les noirs, les jeunes  et les retraités  s’étaient donc donné rendez-vous hier soir, à Talence  pour entendre  debout, sans doute, un des  discours les plus aboutis de la campagne de Jean Luc Mélenchon depuis le grand rendez-vous de la place Stalingrad !

Nous avions raison en 2005, lance-t-il  à la foule compact en guise de réponse au projet de traité de Sarkozy, nous avions raison car aujourd’hui l’Europe est dans l’impasse, impasse politique, impasse économique, impasse philosophique !

Oui, je crois qu’il est important de rappeler quelque valeurs, Arnaud Montebourg qui se perd dans son soutien sans faille au candidat des  50 milliards d’économie, qui ne retrouve plus ses petits dans l’accompagnement de celui dont il disait qu’il était le plus grand défaut de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg perd les pédales lorsqu’ il compare Merkel à Bismarck, lorsqu’il fait vibrer la peur et la germanophobie…

Qu’il est rassurant mes amis d’entendre Jean Luc  remettre tout le monde dans le bon sens et rappeler que si l’on s’oppose à la politique de l’Allemagne c’est parce qu’elle est de dro

ite !

La salle bouge un peu… il est juste de marteler les fondamentaux, le peuple de

gauche n’a pas de peuple ennemi, les griots du libéralisme divisent, opposent, confrontent. Nous rassemblons, unissons, nous lions les peuples pour construire une Europe riche fraternelle et sociale. Ils ont défiguré le rêve européen, nous construisons avec nos frères et sœurs grecs, nos amis italiens, et nos camarades de  die Linke, les révolutions citoyennes dont la France, l’Europe et le monde ont besoin !

Jean Luc Mélenchon continue : notre rôle est de "briser les reins" des spéculateurs, propose l'harmonisation fiscale par le haut en Europe, propose la taxation des revenus du travail comme ceux du capital, démontre avec  clarté que les politiques d'austérité "ne mènent nulle part", le chemin de croix du peuple grec  en

est la suffisante démonstration !

La salle se redresse, ll ne peut y avoir qu'"un seul camp à gauche : celui du refus de l'austérité" et de la régression sociale.   Il n’existe pas d’austérité de gauche car il s’agit d’une politique de droite, moquant la course aux politiques de rigueur, singeant la danse du ventre des uns et des autres devant les agences de notation, il lance "Si vous faites les moutons, vous serez tondus »

Il y avait hier soir dans cette salle une ambiance retrouvée, celle des femmes et des hommes qui ne baissent pas les yeux, mais pas que ça….

Il y avait cette espérance qui laisse des traits de frissons dans le dos, ce gout

et cette odeur du changement que l’on sent un instant possible ! Oui le discours de Jean Luc Mélenchon transcende les camps et les chapelles, les histoires militantes et les parcours individuels se retrouvent dans la grande espérance  du nécessaire changement, de l’inévitable rupture…..

La salle est debout ! Aux socialistes, Jean-Luc Mélenchon a dit : "C'est nous, le Front de gauche, qui représentons l'alternative, aidez-nous, n'acceptez pas le choix qu'ont fait vos chefs" de "l'alliance au centre", "déguisement de l'alliance avec la droite".

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Mes amis socialistes de la salle, et ils étaient en nombre ont bien entendu ce message, je sais même mieux, la petite musique de la fierté de se retrouver en capacité de faire, ne pas être obligé de renoncer, est arrivée jusqu’à leurs oreilles… 

« Vive la France, Vive la République, vive le socialisme ! »

Musique … L’internationale…

La Salle est Grandie…. La Marseillaise !

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