Quel temps fait-il en Hollande ?

Publié le par letang-moderne

la-pluie.jpgDepuis le jour des passations de pouvoir entre Sarkozy et François Hollande, il est une certitude, la pluie accompagne chacune des grandes sorties présidentielles. C’est Rain –Man  à l’Elysée. Il pleut, il pleut,  sur toutes les villes, sur tous les pays qu’il croise, il pleut dans les villes comme il pleut dans son cœur disait Verlaine. Sans amour, sans haine, ça coule, ça glougloute et ça déborde. Rain –man est un sobriquet assez juste pour celui qui, petit à petit, s’enferme dans l’indicible. Il espérait des éclaircies, et pourtant, les nuages  teutons, les bourrasques germano-saxonnes se sont cabrées. Il espérait adoucir, amoindrir, tamiser les effets de la voracité libérale sur les peuples d’Europe, et le voilà lénifiant filant la métaphore anglaise d’un tapis rouge qui va de la pluie à l’orage, de l’orage à l’ondée.

Ne rien promettre lui semblait être l’assurance de ne provoquer aucune déception. La stratégie parfaite de Météo-France qui annonce un ciel perturbé alors que tous les indicateurs prouvent le vent, le froid et la flotte !

Préserver l’intérêt des plagistes, des bistroquets et des marchands de glaces Mikos alors que l’heure est à la célébration des merceries dotées en pébrocs et en écharpes de laine. Rassurer et endormir les salariés de PSA, de Petroplus, des trois suisses, les fonctionnaires des impôts alors que le temps des caresses est pour les banquiers et les actionnaires.

Les  deux cent mille manifestants  de Madrid qui ont salué la marche des mineurs pour la sauvegarde de leurs emplois ont su transformer une revendication catégorielle en véritable cri de protestation populaire contre les politiques d’austérités. Cette manifestation gigantesque est le point de rencontre des refus du nouveau plan d’austérité engagé par le gouvernement de Mariano Rajoy qui entend ponctionner le budget de l’Etat de 65 milliards d’euros.madrid.jpg

A la Puerta del sol, juste avant, la violente charge de la garde civile, en remontant les artères financières et commerciales de la capitale espagnoles, ont pouvait croiser des hommes et des femmes qui allant déterminés vers le ministère de l’industrie espagnole, portaient des banderoles ou l’on pouvait lire : nous on peut !

Ce ministère de l’industrie espagnole n’a pas l’outrecuidance machiste de ce prévaloir d’un quelconque redressement… il assume parfaitement la mollesse choisie  et destructrice de la chose publique.

La météo en France nous annonce triomphalement qu’aujourd’hui il fera plus de 30 degrés à Madrid, qu’à Athènes  le ciel sera bleu. Les socialistes grecs ce sont mis durablement en accord avec la droite. Il n’y a pas d’avis de tempête. Valérie Trierweiler ne twitte plus, Thomas Hollande est comme son papa, il pleut dans son cœur,  sans amour et sans haine, son cœur à tant de peine. Voilà les informations du jour, on a beau nous  le dire, on ne le croit pas, on nous dit et on nous répète que le temps est maussade, nous on croit, on veut, on espère qu’il fasse beau parce qu’on est en Juillet et que c’est l’été.

rainman.jpgOn nous dit que le changement c’est maintenant, alors on l’attend. Les mineurs espagnols portaient une banderole qui disait : «  Rajoy ton avenir est plus noir que le charbon »

La nuée porte l’orage, comme le capitalisme porte la guerre nous disait Jaurès, dans l’autre sens.

Hollande amène la pluie, juste comme rain-man. L’un connaît avec précision la liste exacte et les circonstances de tous les accidents d’avions, Hollande se joue de la foudre et connaît le petit nom de tous les cumulus.

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