Puisque nous ne sommes rien !

Publié le par letang-moderne

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Nous ne sommes rien ! C’est bien le message qu’a voulu délivrer François Hollande hier tout au long de la journée.

Nous ne sommes rien qui ne mérite  la clémence d’une justice contrainte par les lois de Sarkozy qui pénalisent les syndicalistes.

Nous ne sommes rien, que notre peine à la tâche ne mérite un salaire, une retraite, une éducation, une santé, nous ne sommes qu’une variable d’ajustement dans un délire  de baisse des coûts généralisée !

Nous ne sommes rien, que notre vote constant pour une Europe des peuples  ne débouche que sur une fuite en avant a-démocratique, d’un gouvernement de la zone Euro aux conditions exactes des préconisations de la droite Allemande, nous ne sommes rien à un tel point qu’il ose affirmer que l’Europe a sauvé la Grèce ! Il ose parler de la retraite des salariés comme d'un fardeau !

Nous ne sommes tellement rien, qu’au détour d’une conférence de presse qui s’affiche comme décisive, importante, cruciale, le Président de la République, trouve nécessaire de lâcher ces mots : «La gauche de la gauche ne fait pas partie de la majorité.»liberaux.jpg

Ainsi les presque 4 millions d’électeurs du Front de Gauche qui ont apporté le coup décisif pour se débarrasser de Sarkozy se voient nier le droit, le permis même d’espérer du changement !

Nous ne sommes rien, que nous voilà revenu au temps ou nous n’existions pas !

 Pauvre perfide qui se rend lui-même crédule des fables qu’il nous sert ! Et qui nous présente comme une victoire décisive sur les politiques d’austérités l’acceptation du diktat bruxellois d’engouffrer notre pays dans la spirale mortifère de ce qu’ils appellent les « réformes structurelles »

Nous ne sommes rien, que nous ne  nous rendrions pas compte, bercé par les propos insignifiants du machiavel d’opérette, que tous les jours, à un rythme devenu insoutenable, le chômage enfle déposant parmi les nôtres sa triste ribambelle de misères domestiques.

Son offensive pour l’emploi, la croissance, patati et patata, les courbes qui s’inversent et la récession qui s’en va,  me font penser à ces soldats d’Offenbach qui chantent la garde montante dans un décor de carton pâte faisant oublier la réalité des armées en déroute. Pendant que la guerre Franco-prussienne de 1870 bat son plein, devant un Paris assiégé, le maitre sert la bouffonnade !

Hollande se prend pour le Roi-carotte rêvant à voix haute  de la reconstruction de Pompéi en ignorant le volcan qui grogne !

Puisque nous ne somme rien, pauvre ignorant, toi qui te ranges aux cotés de ceux qui nous oppriment, toi qui t’arranges avec la triche, puisque nul devoir désormais n'est destiné aux pauvres, je veux remettre à la mémoire des solfériniens ces quelques vers tellement d’aujourd’hui :

Hideux dans leur apothéose,

Les rois de la mine et du rail

Ont-ils jamais fait autre chose ?

Que de dévaliser le travail ?

Si ca ne te dis rien, écoute donc le refrain ! « …Le monde va changer de base, nous ne sommes rien, soyons tout….

C’est la lutte finale groupons nous et demain, l’internationale sera le genre Humain »

 


 

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LR34 18/05/2013 12:26


A mediter:



« Lorsque les élites, les dirigeants, les responsables, s’abandonnent à la trahison ou même au lâche attentisme, c’est au peuple, aux hommes et aux femmes qui le composent, qu’il revient de
prendre en main les intérêts supérieur du pays et de préparer l’avenir en fondant un nouveau régime assurant à tous la liberté, la sécurité, la dignité. Ces hommes et ces femmes constituent la
France » (Général Charles de Gaulle) 

jn 17/05/2013 18:29


Pompé sur le Huffington Post:


"Pendant sa conférence de presse, François Hollande a confirmé son hostilité à la loi d'amnistie, dressant un parallèle avec les débordements du Trocadéro. "On ne peut pas condamner ce qui s'est
passé au Trocadéro [lors de la fête du PSG] ou ailleurs, et dire ensuite c'est normal que pour d'autres conflits on détruise. Il n'y a aucun conflit qui justifie qu'on détruise", a-t-il dit."


 


Le bouffon élyséen ose tout, faire un parallèle entre les casseurs du Trocadéro et des syndicalistes....


Il faut lancer une pétition, "Hollande rends-moi mon vote".


Nous avons viré Sarko, reste à virer Hollande.