On fait quoi et comment, Marguerite ?

Publié le par letang-moderne

marguerite.jpgMéfiance, rancœur et silence. Que de flèches accablantes  s’abattent arrogantes déstabilisant nos pas fragiles qui tatillonnent un équilibre fuyant. Quitter le pré-carré vite !

On fait quoi maintenant ?

Le socialisme est devenu une vulgarité, une indécence  un populisme, tiens ! On à l’air fin avec nos paillettes d’histoires pendant que les unes bougent, les autres vibrent d’illusions. On a l’air fin en berçant le souvenir de nos passions !

Et pourtant nous la tenons à nouveau, la parenthèse de l’espoir ouverte à coup de pieds,  nous la tenons de nouveau dans un monde qui disparaît. Comme l’autre à la chasse aux papillons, timides d’abord, puis engaillardis des foules assemblées, nous avons capturé son odeur ! Senteur du bruit et  émanations de la fureur, nous voilà enfin, de mots et de gestes assemblés !

Nous avons sonné l’alerte, il nous faut quitter le pré-carré !  

Qu’il importe si peu  de savoir reconnaître d’où sont venus ceux qui viennent ! Nous voilà rassemblés. Devant nous les conquêtes, la mer, l’espace et le désert ! Nous voilà donc assemblés, il faut maintenant partir !

Ne pas se retourner, ne pas regarder en arrière, il nous faut partir sans croire au destin. Trop de fois vu  les faces résignées, trop entendu le lamento du courage qui s’rouge-et-vert.JPGétiole, trop connu, trop entêtant  l’air sournois  de l’abdication résignée !

Pour qu’au moment du sursaut, nous n’ayons, sans remord, la force de grandir, il va bien falloir cesser  de nous caresser d’extases et fermer enfin l’épisode nécessaire de l’entre nous !

Alors on grandit, on grandit maintenant, de cette mouette blessée que nous avons su préserver ! On grandit du rouge intact que nous avons protégé, alors que sans bruit, il s’éparpillait dans la lenteur du soupir des jaunes !

Pour que rossignole un rossignol, il faut rassembler l’auditoire. Il n’est pas de chant harmonieux que nul n’écoute !

Hasardons nous de nouvelles convergences,  il est des chemins si surs qu’aucune tempête, aucun tumulte ne menace ! 

L’unité, l’unité,  l’unité  des nôtres  est la seule  voie raisonnable  que nous puissions proposer !

Allez, on fait comment maintenant ?

Victor-Hugo.jpg« Par-dessus l'horizon aux collines brunies, le soleil, cette fleur des splendeurs infinies se penchait sur la terre à l'heure du couchant ;

Une humble marguerite, éclose au bord d'un champ, sur un mur gris, croulant parmi l'avoine folle, blanche épanouissait sa candide auréole ;

Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur, regardait fixement, dans l'éternel azur, le grand astre épanchant sa lumière immortelle.


«Et, moi, j'ai des rayons aussi !» lui disait-elle. »

C’est ainsi que Victor Hugo parlait de l’unité !

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alain 21/06/2013 12:28


ouais mais mois je suis codé! oldtrotskband!

Nathanaël 21/06/2013 12:23


Rrrhhhhooooo, tu vas - toi aussi - recevoir un "la honte" !

alain 21/06/2013 12:21


c'est en tout cas une invitation trés claire à nous dépasser! Marguerite!

Nathanaël 21/06/2013 12:11


Mon moi, mais serait-ce une main tendue aux amoureux du poing et de la rose ?