ô temps suspend ton vol... et mes burnes! (suspension en tout genre)

Publié le par letang-moderne

Burnes.gifJe suspends mes  fleurs que j’aime tant aux goutes qui tombent, je suspends les heures molles aux pendules rigides de la morgue et du dédain…

Je suspends mon temps à l’arrogance, à l’insolence,  au mépris de tous ceux qui ont le temps !

Je suspends l’éternité au crochet des heures perdues, je suspends les paroles sans voix aux sonotones des  voyageurs d’Orly. Mon amie la LGV, ne passe pas encore le mur du son, je suspends son fracas aux glouglous du néant.

Je suspends la longue nuit qui tombe sur mes rêves et mes amours, je suspends mon heure à mes attentes, elle ne viendra pas, elles ne viendront pas.

Je suspends mes diners à la gare, mon aller-retour, je suspends le ramdam de vos regards venimeux à la fielleuse malveillance dont on m’honore…

Je veux désormais évoluer, subsister, respirer, réaliser être et exister ! Je suspends les accrocs,  les attaches, les clous, les vis,  les coins, et les  crampons, les patafix et les rivets !

Je suspends les pentes fatales aux chemins de la résistance, l’automne jaunie de leurs sales affiches staliniennes sur le front buté de leur inconstance versatile !

Je suspends mon adhésion aux vases d’Andernos, et ma passion des  bigorneaux à mon âme bigornée !pendu07.png

Je suspends l’inutile à quelques heures de rangements, mes chemises à un cintre, les luttes imbéciles aux imbéciles lutteurs et  à leur grand débat sur le mode de scrutin !

Je suspends mon machisme à la corne d’un taureau  et les passages en force à la belle ondulation du drapeau rouge, la muleta n’est pas un fanion rouge comme les autres, elle  est un leurre.

Je suspends les bourreaux à leur potence et les ténèbres de leur assemblée générale à la farandole de nos souffrances.

je suspends le spleen à l'oreal , ma carte bleue à l'azur.

Je suspends leur droit à mes règles.


Je suspends aussi mon abonnement à canal plus, mon vélo au crochet, mon boa et la carotte.

Je suspends mon aveuglement à la lumière de la cime des cerisiers, les transparences à la décalcomanie d’une improbable robe légère…

Je suspends mon exaspération à ta colère, mon impatience à ta fureur.

Pourquoi couines tu ma détermination?  Ma force, ma résolution, te voilà donc suspendue à la suspension.jpgmollesse des vents contraires….

Je suspends toutes velléités irrésolues  à l’évidence !

Je suspends le résistant à la consigne, le militant à un réveil, les palombes aux pigeons et les huitres à leur parc.

Je suspends mes pas aux marques du sables, mon temps au mépris, mes mots à tes lèvres et mon âme au diable !

 

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la fee viviane 23/10/2012 18:10


il y a longtemps, au fil des lectures de tes billets plus brillants les uns que les autres, que je voulais t'écrire mon admiration devant ta prose !!! Tu es fait pour le Parti de gauche et son
brillant orateur, si tu parles comme tu écrit, tu dois savoir cueillir le jour et rendre immortel ton avenir !