Mais à quelle heure ?

Publié le par letang-moderne

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Les conspirations du printemps tissent  dans le silence l’ombre dégoutante d’une vieille maison percluse…

Il n’est plus le moment ni de dire ni de taire. Il n’y a plus une minute à perdre, éparpillée chaque seconde est un temps perdu, chaque minute n’y retrouve pas ses petits, et les aiguilles tournent dans le vide d’une pendule sans repères. La trahison ne se porte jamais en sautoir et la désillusion ne s’habille pas en Prada.

L’éternel mouvement de l’humanité n’est pas qu’un élan vers un idéal sacré, il est une discipline qui refuse la marche arrière, lorsqu’un ou deux des nôtres se métamorphose sans saisir l’essentiel du moment, on ne lui demande pas de se ressaisir. On l’abandonne à la triste mélopée du temps qui passe ! Nous on poursuit l’objectif, sans le saisir, sans s’en dessaisir.

Sublime certitude que nous ne  nous déliterons pas  dans l’abandon des obscures vagues, dans lesquelles chacune de nos valeurs est roulée, lessivée,  confondue…

Il n’est pas bien malin celui que ses ennemis font roi, à son tour et bien avant son heure, il lui faudra bien  périr dans les plus effroyables tourments des couleuvres et des boas qu’il devra bien avaler lorsque midi pile viendra à sonner.

C’est déjà l’heure  ami,  du grand Paris et des métropoles superbes  où ni toi, ni moi, n’auront le droit de cité. À la niche !

De suite et sans quatre heures. À la niche, les gueux. Sans bruit et sans fureur !

Ce n’était donc pas assez de notre propre martyre de porter seul la lueur éternelle d’un temps meilleur que sans pitié, sans un regard, pour une minute de douceur à ce point tu t’égares, pour un château en en Espagne,  pour devenir à ton tour, ne serait-ce qu’une seconde, un petit noble Castillan, sans autre titre spécifique, héritier par le sang de cette noblesse sans ancêtres, un Hidalgo, un traitre !

Imprudents que nous étions, de ne pas comprendre cette convoitise éternelle, imprudents que nous étions, tout attendris, quand dans le même temps qu9141621779_c70c469a9e.jpge nous jetions des étincelles, que nous soufflions sur les braises, accroché à l’aiguille des trotteuses, tu pétrissais le limon obscur de l’obstruction, l’œil oblique et le teint livide, tu négociais un arrêt du temps, une pause dans le grand mouvement, une parenthèse dans la grande échappée !

Tu ne briseras rien  de notre heure qui arrive, bien sur tes rapines nous retardent, fadent notre espoir et  grisent notre audace. Mas le vaste dessein du peuple qui reprend une à une ses places résistera à tes petits larcins !

Nous voulions partager la flamme, nous serons obligés de te ravir le feu. Nous arracherons à tes mains sales ton sceptre usurpé. Petite noblesse de nulle part, bien polie avec les puissants et bien obscure avec les nôtres nous irons  quand même de conquêtes en conquêtes !

Quel bonheur que ton pétard éclata  dans l’eau ! Il était le temps sans qu’il ne soit l’heure, va -z -y   mon  Ravachol du politburo, encore un attentat de la sorte, et le Front de Gauche était délivré !

Tic-tac, Tic-tac….. 

 

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jocegaly 28/10/2013 19:05


Joliment asséné!

Danielle LEROND 28/10/2013 08:21


Inutile pamphlet, poussant à un repli des communistes déchirés entre l'amour de leur parti et la conscience que celui-ci - les instances de celui-ci - a fait un mauvais choix. Il n'est pas
question pour moi de frapper sur ceux qui, à mon sens, ont une analyse qui les pousse à croire qu'une petite place vaut mieux que rien du tout. Il  croient sincèrement  qu'ils auront
quelque effet (de douceur) sur les décisions pilleuses de nos gouvernants... Pilleuses de droits, pilleuses de vies.... Ils commettent aussi l'erreur de se croire légitimement en droit de décider
"pour", non seulement ceux de leur parti tout entier, en n'en consultant que parties, mais aussi "pour tous les autres français avides de mettre un terme à cette république qui n'en est pas
une... Ils se pensent "meilleurs révolutionnaires" que les autres, comme si l'ancienneté de leur banière suffisait à donner légitimité de décision pour tout le peuple.... C'est cet archaïsme là
qui m'effraie encore: le sentiment d'avoir raison, et d'être "de la "corprporation" ou "confrérie" ou..."parti" seul clairvoyant et juste décideur sur la voie de l'histoire....


Un homme-une voix est à mon avis la plus juste représentation, en matière de démocratie, qui soit, pour le moment. A condition, évidemment, qu'avant toute désision, il y ait eu échange, débat
d'idée, par les gens concernés.... 


Le top serait d'arriver à ce que toutes les décisions prises soient transformées en actes impactant sur nos vies uniquement lorsqu'elles ont remporté l'accord de TOUS, sans exception aucune....
 Celà sous-entendrait de bloquer le système tel qu'il est et d'entreprendre de longs débats, porteurs des espoirs, des idées, de la créativité de chacun ciselés à la fertilité d'un échange
collectif où prime le respect et l'écoute constructive de l'autre....de tous les autres. 


Mais pour l'heure, hors le plan communal, voire de quartier, une telle mise en oeuvre de la démocratie réelle ne me semble guère possible.... Et si nous mettions cela en route dans notre coin,
chacun, en provoquant de telles assemblées décisionnaires?