Le vent se lève.

Publié le par letang-moderne

tempeteEntre la gauche radicale abstraite et le néo- libéralisme assumé du gouvernement, il y a la majorité du peuple de gauche.

Cette majorité flouée, trompée, cette majorité pourrait céder au défaitisme, au repli sur soi, à l’abstention. C’est exactement le calcul que font les embrouilleurs de Solferino. Nous rendre la vie si dure, les perspectives si sombres que la neurasthénie sinistre  l’emporterait tel un torrent lâché par les mords du barrage dévastant sur son passage chacune des minutieuses constructions  que nous avions bâties.

Les maitres de Solferino viennent d’entamer une nouvelle séquence dans la liquidation du Parti Socialiste. L’endormeur du Valls, le sinistre Leroux, l’étrange Migaud, et le cynique Sapin organisent sciemment  les conditions nécessaires à la refondation politique du grand parti libéral, moins réac que l’UMP et définitivement débarrassé des doctrines sociales.

La mise en scène du voyage Présidentiel câlinant les démocrates du parti du même nom, amignonnant les princes boursiers de la net économie, dorlotant sans pudeur ce grossier personnage de Gattaz  marque une accélération décisive dans l’exécution du sinistre dessein !

L’affirmation quotidienne  d’une seule politique possible, celle qui restreint la puissance publique, étouffe l’économie réelle, saccage la planète pour les profits immédiats de quelques 500  gloutons dans le monde est le fondement propagandiste de la léthargie générale qu’ils entendent nous administrer.

Mais le vent se lève !

Mes amis et camarades du Front de Gauche auraient bien tort de ne pas saluer comme il se doit la prise de conscience claire et affirmé de toutes les gauches du Parti Socialistes : « Il n’y a pas qu’une politique possible ».

Trop tardif  disent déjà certains, il faut des actes ! claironnent les autres, baratin  s’exclament les plus pessimistes !

Je veux dire à chacun des nôtres  que l’histoire des prises de conscience  montre combien celui qui  s’anime le premier ou que l’on croit comme tel, ne fait que suivre, rejoindre un courant profond de la société  dont il prend soudainement la pleine réalité en face. Lorsque nous créions le Pari de Gauche, minuscule et ambitieux, nous suivions les traces de tous ceux qui depuis déjà quelques années œuvraient quotidiennement à l’unification des ruisseaux de la contestation sociale et politique !

Il n’est jamais trop tard pour avoir raison, il n’est jamais trop tôt pour tracer les bonne voies.

A ceux qui veulent des actes tout de suite et en grande pompe leur rappeler que le  moment n’est plus si loin du vote de confiance que le gouvernement va demander à l’Assemblée Nationale et qui sera bien sûr le moment de vérité !

Commencer par qualifier une prise de position courageuse de bla-bla , de boniments ou de verbiage est la meilleure  façon  de faire avorter les regroupement nécessaires et indispensables si l’on veut faire échouer le plan hollandais de liquidation de la gauche !

Le paradoxe du moment est l’incroyable embrouille qu’ont semée les solferiniens. Si l’on regarde attentivement, si l’on compare les programmes, les écrits, les contenus, jamais dans l’histoire du mouvement ouvrier les chapelles de la gauche de rupture n’ont été aussi homogènes.

 Quand le vent se lève, faut  sortir les voiles, oser le large, prendre le maximum de tout ce qui peut gonfler la toile !

Oui il existe une majorité politique qui correspond à la majorité sociologique de ce pays, une majorité qui aspire à l’égalité, à la fraternité, à la liberté. Une majorité qui  s’oppose aux capitulations du gouvernement devant le MEDEF, devant les églises, devant les réactionnaires !

Cette majorité peut se décider maintenant, sans préjugé, sans oukases, sans préalables autres que celui de vouloir la mettre en œuvre !

Les gauches du parti socialistes ont donné un programme clair, de nombreux élus et parlementaires écologistes ont depuis plusieurs mois fait connaitre leur disponibilité, le Front de Gauche doit les prendre au mot et leur répondre chiche !

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CAPLANNE JEAN 17/02/2014 19:30


...dommage que la fin de mon article n'ait pas été publiée. Je m'autorise à la rajouter :


D'autant que la France, pays des Lumières et patrie des Droits de l'Homme, reste toujours observée et
attendue par tous les Peuples d'Europe et du monde.


 


Ce sont toujours les Peuples qui font progresser l'humanité, jamais les politiques professionnels ou
les militaires. Même si ces progrès sont chaotiques, avec trois pas en avant, suivis souvent de deux en arrière, comme actuellement avec un néolibéralisme destructeur.


Le combat quotidien des Socialistes pour un socialisme démocratique, même au niveau modeste du
militant de base, pour un idéal et des objectifs réalisables, est un des jolis cadeaux que nous fait la vie quand on aime nos semblables et que l'on n'est ni professionnel de la politique, ni
carriériste mais citoyen actif …dans le Parti Socialiste.


Sans se croire indispensable, on se sent utile…

tchoo 17/02/2014 18:53


Dire c'est bien (un progrès) faire c'est mieux, alors je comprends que l'on soit dubitatifs et méfiants


Si ils ont changé et qu'ils ont l'intention de tout faire pour changer les choses qu'ils le prouvent, maintenant

CAPLANNE JEAN 16/02/2014 01:35


NE JAMAIS SE METTRE EN DEUIL D'UNE
ESPERANCE


Le combat
quotidien des Socialistes qui croient au socialisme


 


Actuellement, on dit souvent aux adhérents de base du Parti Socialiste qui ont la Gauche chevillée au
corps : "Mais que fais-tu encore dans le PS ? Il n'est plus à Gauche depuis longtemps, il a oublié Jaurès et tu perds ton temps dans ce parti. Tu es un cocu du PS et en plus, tu lui sers de
caution à Gauche ! Il n'y a plus rien à faire. A ta place, je laisserais tomber…"


Je comprends bien cet état d'esprit qui incite à baisser les bras et si les évocations de Jaurès me
touchent toujours, je sens malgré tout que la société humaine a besoin plus que jamais de Socialisme, pour progresser dans la solidarité et l'harmonie, afin d'éviter les désespérances, les
conflits fratricides et les guerres. Les sociétés inégalitaires et le néolibéralisme actuel nous fournissant assez d'exemples édifiants qui nous conduisent au pire de l'homme.


 


Par ailleurs, il convient de préciser que le véritable Socialisme démocratique, humaniste et
progressiste, peut être largement transversal à tous les partis de la Gauche. Mais pour être crédible, il doit s'appuyer constamment sur des programmes économiques et sociaux très solides et
concrets pour les citoyens, dans un cadre démocratique formel et réel qui les rendent réalisables. L'objectif étant d'améliorer sans cesse les conditions de vie de notre population et de tendre
vers notre idéal républicain de Liberté, Egalité et Fraternité. Ensuite, chacun organisera son bonheur à sa guise.


Ces principes socialistes, pourtant évidents mais si peu respectés, sont universels et peuvent
s'adapter à tous les pays d'Europe et du monde, à toutes les cultures et à toutes les religions, pourvu qu'elles soient tolérantes et respectueuses de la démocratie dans la laïcité.


 


Pour avancer vers ces idéaux et les atteindre, les Partis de la Gauche doivent s'unir, pour
constituer des outils d'analyse et d'élaboration de projets qui impliquent la population, et non se regarder en chapelles concurrentes où grenouillent tous les opportunismes, arrivismes et
compromissions, comme actuellement. En France et en Europe, la Gauche du XXIème siècle est pour le moment un champ  de ruines
disparates.


Etre à Gauche, ce n'est pas un positionnement pour conquérir le pouvoir et en tirer profit avec ses
petits amis, avant de s'allier ensuite avec les privilégiés, ennemis du Peuple qu'ils exploitent et appauvrissent. Etre à Gauche, c'est conquérir le pouvoir pour le rendre au Peuple en appliquant
avec lui un programme, sous son contrôle.


Quels sont actuellement les députés dits de Gauche qui font annuellement une réunion publique de
compte-rendu de mandat, c'est-à-dire un retour périodique devant leurs électeurs ?


 


Les périodes noires de notre Histoire moderne nous montrent que lorsque l'on est à Gauche, il ne faut
jamais baisser les bras, ne jamais se mettre en deuil d'une espérance. Après Robespierre ou en 1848, sous Jaurès ou lors de la débâcle de 1940, la Gauche était très affaiblie. Et c'est parce que
de véritables Socialistes de conviction, que l'on disait déjà cocus ou archaïques, on tenu bon à l'intérieur de plusieurs Partis politiques réunis que nous avons obtenu tous nos progrès sociaux,
la liberté et la laïcité.


Nous connaissons bien les trahisons à Gauche, elles sont hélas très humaines. Près de nous, Guy
Mollet à trahi, Mitterrand à trahi, Jospin a trahi …et Hollande nous trahit. N'ayons pas peur des mots.  Au pouvoir, on est toujours à Gauche au
début, avant de finir souvent à Droite ou dans les poubelles de l'Histoire. L'influence des élites vous coupe du Peuple…


 


Demeurer dans le Parti Socialiste n'est pas un cadeau actuellement, quand on est de Gauche, car il
est impossible de cautionner la politique néolibérale de sa majorité qui gouverne. Est-ce une raison pour le quitter ou abandonner la politique parce que l'on aurait la chance de pouvoir vivre
confortablement sans en faire ? Ou alors, vaut-il mieux entrer en dissidence et créer un mini-parti de plus, pour faire un petit tour médiatique et se faire aspirer par le séduisant tourbillon du
néolibéralisme mafieux qui convertit si bien les arrivistes de Gauche ou les recycle en tyrans de Droite ?


Lorsque l'on a l'humanisme et le progressisme chevillé au corps, on reste à Gauche et on se bat dans
un Parti opérationnel, car on sait bien que notre détermination conduira tôt ou tard à des avancées significatives pour l'humanité. D'autant que la France, pays des Lumières et patrie des Droits
de l'Homme, reste toujo

micmousse 14/02/2014 15:54


Trop souvent espérè et déçu .Trop
visible tentative d' hameçonnage .Trop de renoncements .Trop visible chasse aux votes .Trop à
droite 


"Trop tardif  disent déjà certains, il
faut des actes ! claironnent les autres, baratin  s’exclament les plus pessimistes !"

On a viré Sarkosy et on a eu Hollande et Ayrault et Valls .Je ne veux pas virer Hollande et Ayrault et Valls pour mettre Maurel et Lienemann et Laurent et Durand 
Qu'ils dégagent tous , ce n'est pas avec cette droite que l'on fera la gauche sociale
Ce n'est pas avec ces gens qui calculent leur intéret immédiat que l'on aura l'écologie 


 

Got Michel 14/02/2014 14:37


Je veux y croire. Cependant tous les signataires de cette motion, pensent qu'ils peuvent faire changer la trajectoire du navire de Solférino.Malheureusement le bateau est trop chargé maintenant,
trop lourd et avec le vent il ne peux bouger son cap, comme un certain Titanic ou l'on chantaient avant l'iceberg.


Ce qui veulent se sauver auront-ils le temps de mettre les canots à la mer et de rallier la flotte de secours du Front de gauche ?