Le marché comme seule morale ! le socialisme en toc !

Publié le par letang-moderne

bling.jpgLe marché permet toutes les conduites, toutes les dérives, tous les naufrages… le consumérisme qui  endette les ménages, l’argent facile qui  égare. Cet enfant de la cité d’à coté qui chouffe désorienté par les revenus du deal… c’est à de belles personnes qu’il vend ses petits kepas!

 Et c’est  des centaines de milliers d’euros qui s’exhibent en rouge sur les voitures de nos villes , en silicones sur le corps des femmes, sur le ventre des neuneus , en or indélicat sur les doigts des mains  du gobe-mouche jobard et niais. Les souffrances quotidiennes de ceux qui bavent de l’ostentatoire richesse des autres  sont faites d’une acceptation sournoise  des lois  d’un marché triomphant, sans cesse renouvelé, créateur de rêves et donc de richesses et de croissance !

Soutenir les entreprises, toutes les entreprises, à produire chaque jour davantage des biens  et des services, inonder nos vies et nos rêves de trucs et de machins  et créer à chaque seconde  de nouveaux marchés ! de nouvelles sources de profits….

Marché du bien être et marché de la guerre, marché du sexe, de l’information, de l’éducation, de la santé, de l’enfance et du troisième âge, marché de la drogue et des bondieuseries… marché du sport et de l’information, de l’art et du Play-mobil , tout est marché, tout est croissance,  tout est bon dans le cochon !

La logique de cette affaire, c’est qu’il s’agit de lever, de supprimer, d’éteindre toutes les barrières susceptibles de gêner le développement de ces marchés. Il faut lever bien sur les freins fiscaux, mais aussi les freins réglementaires. L’ennemi du marché c’est la loi et la justice sociale. Ce qui gène le médecin libéral c’est le prix réglementé de l’acte, ce qui gène le patron c’est le droit du travail, ce qui gène le banquier c’est les politiques sociales qui freinent l’endettement des ménages, ce qui gène le proxénète c’est l’interdiction qui lui est faite de construire des bordels géants le long des autoroutes…

Il rêve d’Espagne le  proxénète… il rêve d’Allemagne, il rêve de Floride… il rêve de libéralisme… il rêve de politique de l’offre ! friedman.png

Les actionnaires font le même rêve, Hollande leur offre !

Bad Godesberg qui annonçait en 1959 comme nouvelle ligne de la social-démocratie européenne : « le marché autant que possible, l'intervention publique autant que nécessaire. » est devenu  depuis hier soir, pour le Président de la République Française,  drapé dans les ors de la République, orgueilleux et hautain, tout aussi insolent de vanité que de pusillanimité poltronne, une baliverne absurde et saugrenue...

Hier soir les Socialistes Français, au détour de la petite phrase présidentielle qui place son action dans le cadre de la politique de l’offre, sont  réellement passés de l’autre coté !

Le Président de la République a dit hier, notez bien Mr filoche, «assumer des décisions prises en faveur d'une politique de l'offre», dans «le contexte d'un monde en mouvement».

La voilà la « Révolution copernicienne » de Moscovici, nous avons élus des candidats sociaux démocrates et nous nous retrouvons avec un gouvernement d’inspiration reaganienne !

Comme David et Milton Friedman, il faut baisser la dépense publique, comme eux Hollande pense qu’il faut se délester ! De quoi ! Des hôpitaux ? Des transports ? De l’école de quoi ?

La réponse dans 6 mois … prochaine conférence de presse…

83416591_640.jpgGeorges Gilder dans son Ouvrage «Richesse et Pauvreté »indique la voie  : « les politiques sociales constituent l'obstacle principal à la croissance économique. […]L'aide aux chômeurs, aux divorcés, aux déviants et aux prodigues ne peut que les inciter à se multiplier et constitue une menace pour la société ».

Georges Gilder est un des penseurs de la politique de l’offre !

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BOUTHILLON 18/11/2012 13:18


Ecologie sociale, sinon la Chute !


 

Michdesol 14/11/2012 13:37


Bien vu.
Mais la conversion à Bad Godesberg ne date pas d'Hollande.
Je la situe bien avant : en 1983, sous Mitterand, le tournant de la "rigueur".
Conversion honteuse, non avouée mais réelle.