Le devin du Village rejoint le Parti de Gauche sur un air de Mozart !

Publié le par letang-moderne

planecolo.pngC’est en quittant le fourgon, en détachant la rame du train dans lequel  nous étions embarqués que nous comprîmes l’ampleur de la gourance, l’étendue du quiproquo, l’envergure de la confusion …

En appelant  sans  aucune contrepartie, sans la  moindre  arrière-pensée  à battre Nicolas Sarkozy au mois de mai dernier, la coterie de Solferino, les redevables du club de la presse, les angoissés du changement et les horrifiés de la révolution citoyenne feignirent de croire que notre contribution décisive à la défaite de la droite valait acceptation de leur ligne capitularde, de leur renoncements faits raisons !

Mon ami et  camarade Christophe Miqueu, qui en ce moment même, reçoit le prix prestigieux de l’académie de Dijon pour son ouvrage Rousseau pour tous, m’a permis de redécouvrir celui dont les promenades sont  solitaires mais les dont les rêveries nous sont communes !

Si nous avons décidé  de voyager à pied, partis à deux de l’Isle Saint-Denis pour inviter quatre années plus tard,  le premier décembre aux assises de l’ecosocialisme que nous organisons, plusieurs centaines d’associations et mouvements qui eux aussi ont choisis de prendre les chemins de traverses, c’est parce que Jean-Jacques Rousseau nous l’a enseigné !

« Je ne conçois qu'une manière de voyager plus agréable que d'aller à cheval, c'est d'aller à pied. On part à son moment, on s'arrête à sa volonté, on fait tant et si peu d'exercice qu'on veut. On observe tout le pays: on se détourne à droite, à gauche: on examine tout ce qui nous flatte, on s'arrête à tous les points de vue. Aperçois-je une rivière, je la côtoie ; un bois touffu, je vais sous son ombre; une grotte, je la visite; une carrière, j'examine les minéraux. Partout où je me plais, j'y reste. A l'instant que je m'ennuie, je m'en vais. Je ne dépends ni des chevaux ni du postillon. Je n'ai pas besoin de choisir des chemins tout faits, des routes commodes; je passe partout où un homme peut passer; je vois tout ce qu'un homme peut voir; et, ne dépendant que de moi-même, je jouis de toute la liberté dont un homme peut jouir.

 Combien de plaisirs différents on rassemble par cette agréable manière de voyager! Sans compter la santé qui s'affermit, l'humeur qui s'égaye. J'ai toujours vu ceux qui voyageaient dans de bonnes voitures bien douces, rêveurs, tristes, grondants ou souffrants; et les piétons toujours gais, légers, et contents de tout. Combien le cœur rit quand on approche du gîte! Combien un repas grossier paraît savoureux! Avec quel plaisir on se repose à table! Quel bon sommeil on fait dans un mauvais lit! Quand on ne veut qu'arriver, on peut courir en chaise de poste; mais quand on veut voyager, il faut aller à pied. »photolivre.jpg

Nous avons abandonné les chemins tout faits, et les routes commodes qui mènent toutes au même endroit, l’acceptation du dogme libéral qui impose  de toute politique économique qu’elle soit  le vecteur de l’accumulation au lieu d’être celui du partage, une quête de croissance quand il s’agit simplement de satisfaire les besoins de l’humanité !

C‘est pour cela qu’il fallait battre Sarkozy et que nous l’avons fait. Dégager la route pour rendre visible l’alternative que nous allons construire, avec des mouvements aussi divers et apparemment si éloignés que des associations, syndicats et revues comme : Sortir du Nucléaire, Greenpeace, Négawatt, CLER, WWF, France Nature Environnement, LPO, Amis de la Terre, Réseau Action Climat, Agir Pour l’Environnement, ATTAC, SOS Forêt, Confédération Paysanne, Relocalisons, UTOPIA, Copernic, No gazaran !, AITEC, Déboulonneurs, France Liberté, Robin des toits, Colibris, Emmaus Lescar Pau, Bure, ACIPA, Stop Fessenheim, CEDEPA, RAP, Sciences Citoyennes, Stop Bure, Fédération Grand Est Stop Déchets Nucléaires, PPLD, MOC, Solidaires, CGT, FSU, Global Chance, Politis, Ecorev, Transform, La Revue Durable, The Ecologist, Médiapart, Silence, CQFD, Contretemps, Le Monde diplo, Basta !, Mémoire des luttes, Multitudes, Regards, L’âge de Faire, Sarkophage/ La vie est à nous, Fakir, La décroissance, L’an 02, Ecologie et Politique…

Tous seront à Paris le premier Décembre pour définir, construire, modeler la nouvelle synthèse du socialisme et de l’écologie.  

Parce que les enjeux de la classe ouvrière sont devenus  ceux de l’humanité toute entière et  sont donc désormais au cœur même de la survie de la planète !

Photo1.jpgQuand un migrant exténué, arrive en haillon chez nous, quand il se retrouve face à la police qui le reconduit à la frontière, il lui importe peu que le bureau du ministère de l’intérieur soit occupé par Guéant ou par Valls. La réalité qu’il nous faut bien faire comprendre  c’est que  l’OMC, le FMI et la Banque Mondiale, en  imposant aux pays de démanteler leurs services publics, de réduire le nombre de fonctionnaires et de privilégier les monocultures destinés à l’export forgent quotidiennement le délabrement de l’humanité toute entière !

C’est une petite musique légère, que siffle  le Parti de Gauche, humblement, pas à pas, apercevant ici, examinant là-bas, apprenant de ceux-ci et comprenant de ceux-là….

 Un peu comme si  Jean Jacques Rousseau en  écrivant  une simple « bergerie » naïve et divertissante savait qu’un jour il inspirerait Mozart et donnerait naissance à l’idéologie triomphante du 21éme siècle : l’écosocialisme 

 

 


 

 

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