La fille de la MSA se tient debout !

Publié le par letang-moderne

rassemblement-de-salaries-et-sympathisants-de-la-msa-devant.jpgIl est 14 heures juste, lorsque les syndicalistes et les salariés de la Mutualité Sociale Agricole montent les marches  du tribunal d’Agen !

C’est l’ancien directeur de la caisse de Dordogne-lot et Garonne, qui reconnu coupable et condamné pour entrave à la liberté du droit syndical à l’encontre de quatre représentants de la CGT les traine devant la cour d’appel.

La première chose qui saute aux yeux en voyant ces amis, c’est la solidarité qui les unit. Ceux-là en ont bavé. A l’origine de l’affaire il y a la fusion, en avril 2010, des caisses Lot-et-Garonnaise et Périgourdine de la MSA. La crainte de suppression de postes en Lot-et-Garonne avait mobilisé les salariés et leurs représentants syndicaux. Une intersyndicale CGT, FO et CFDT avait pris l’initiative d’écrire aux administrateurs et élus de la caisse pour les alerter. Mais la lettre et l’enveloppe de ce courrier étaient estampillées aux couleurs de la mutuelle. Alors directeur de la MSA, Alain Cournil avait contesté la forme et non le fond du courrier. En octobre 2010, il faisait procéder par voie d’huissier à des recherches sur les ordinateurs de deux des parties civiles, des représentants CGT.

« Leur organisation était ciblée », précise Gérard Boulanger.

Et comment qu’elle était ciblée la CGT !

Pendant que la résistance s’organise et que les responsables syndicaux font tourner entre salariés un « texte martyr » destiné à devenir une lettre aux administrateurs de la caisse , le directeur accompagné d’huissiers, de cadres de l’entreprise fait saisir et fouiller les bureaux et les ordinateurs de deux salariés !

 Il y a Lui, c’est une tête dure, bien sur  qu' il a eu peur, bien sur qu' il n’a pas aimé le mommsa.jpgent, il a même passé plusieurs nuits sans dormir, il a une famille et son salaire est la seule rentrée d’argent dans la maison, alors, quand il est menacé de conseil de discipline, d’avertissements et de sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement c’est d’abord la peur du lendemain qui le gagne !

Et l’avocat patronal ignominieux jusqu’au bout de la robe qui insiste… 

Mais vous avez continuez à faire le syndicaliste ? Hein ? Vous avez distribué des tracts ? Et même vous avez gagné les élections à la CE dans les jours qui suivaient ?

C’est donc la preuve que vous n’avez pas été entravé !

Pestilence de la rhétorique patronale !

C’est parce que c’est un courageux, c’est parce qu’il a serré les dents quand il été convoqué par la police  pour vol de papier ! 

C’est parce que ses collègues, sa famille, ses amis, ses camarades ont serré les coude qu’il a trouvé la force de se battre !

Si ! Il a été entravé! fourbe baveux ! Entravé, menacé, humilié, interrogé par la police parce que le directeur a aussi porté plainte pour un vol de Papier !

Bien sur que le parquet à classé sans suite cette plainte imbécile  et vexatoire mais il n’empêche  que le but était atteint :  il s’agissait de l’impressionner, de le criminaliser !

Et comme ca n’a pas marché, c’est à son courage, par un inversement grossier du raisonnement, que vous voulez maintenant portez atteinte ! 

Le courage qui a triomphé de l’entrave, ne fait pas disparaître l’entrave !

Et puis il y a elle. Elle porte la bienveillance attentive d’une sorte d’assistante sociale. Au moment de faits, elle n’est pas une élue syndicale, elle bataille juste pour l’emploi. Elle est impliquée dans le mouvement parce que c’est dans sa nature de protéger, de prévenir, d’aider… Elle porte dans sa manière d’être, dans sa façon de parler  tout l’humanisme que l’on attend de l’esprit mutualiste ! Elle est là ftribunal.jpgace à la barre, ce n’est pas elle qui est poursuivie, c’est son directeur qui a été condamné  pour entrave au droit syndical et c’est pourtant  elle qui flanche, qui craque…

Les tribunaux, la justice, son cérémonial, le président et ses deux conseillers, le procureur et le gendarme en travers de la porte c’est une épreuve !

Une épreuve qui dure.

 Elle aussi, elle a connu la fouille en règle de son bureau, l’examen approfondi de son ordinateur, elle aussi elle a été soupçonnée, convoquée, interrogée… Et puis tous les jours depuis le début de cette affaire, il y a fallu y retourner au turbin, les croiser ceux qui avaient fait intrusion dans votre bureau, les regarder, leur tenir tête !

Et elle la l’a fait !

Mais là devant la barre, elle flanche, elle flanche parce que l’avocat du patron, il fait le malin, il l’impressionne, il tourne des bras et des manches…

 Mais Qui ? Qui à envoyer la lettre ?

Elle flanche… l’émotion l’envahit un instant, mais dans la salle les collègues, tous les collègues une cinquantaine, mobilisés après deux ans de procédures, en rang serrés, font jaillir un cri:

C’est nous ! C’est NOUS !

Gérard Boulanger se rapproche d’elle, il lui tient le bras !

Elle se redresse, elle trouve les mots pour expliquer au tribunal combien les mauvaises manières qui lui ont été faites n’étaient pas que des entraves au droit syndical, qu’elles constituaient aussi des violences inouïes faites à la personne, que le rapport hiérarchique, le lien de subordination que crée le contrat de travail  lorsqu’il est tordu, vrillé par un petit chef calamiteux devient un outil de punition.

Dans cet univers ou les valeurs mutualistes, pourtant cousines procsouffrance.jpghes, de celle du syndicalisme ont été broyées par les exigences libérales de la rentabilité … Là, à Agen, se jouait hier une scène du même drame que chez les conti, que chez les PSA… 

En voulant criminaliser l’action syndicale ils veulent faire trembler tous les salariés.

C’est la seule façon de faire accepter les accords pourris dits de Wagram !

Mais la fille de la MSA, la fille qu’ils ont voulu impressionner, elle est devenue déléguée syndicale, elle a même été élu avec 85 % des voix ! La fille de la MSA elle ne baisse pas les yeux, elle fait partie des gens qui se tiennent debout.

Un jour je vous raconterai son patron….

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BA 16/02/2013 01:04


Vendredi 15 février 2013 :


 


France : après le décès d'un chômeur, plusieurs tentatives d'immolation par le feu.


 


Un homme très seul et sans emploi a tenté de s'immoler par le feu en pleine rue vendredi à Saint-Ouen, en banlieue parisienne, deux jours après la mort d'un chômeur en fin de droits
d'indemnisation qui s'était suicidé de cette manière à Nantes (ouest).


 


D'autres tentatives ont été répertoriées vendredi. Un homme s'est ainsi immolé par le feu dans la soirée à Saint-Jean-De-Maurienne, dans les Alpes, à l'intérieur de sa voiture sur le parking du
magasin de sport dont il est le gérant, a-t-on appris de source judiciaire. Longuement secouru sur place, l'homme grièvement brûlé a été transporté en hélicoptère à Lyon (centre-est) dans un
service spécialisé. 


 


Un homme d'une trentaine d'années a pour sa part menacé de s'immoler par le feu devant un supermarché à Beaune (centre-est) avant d'être maîtrisé par les secours. Et vendredi matin, un adolescent
de 16 ans a tenté de faire de même dans un collège de La Rochelle (ouest), mais en a été empêché par d'autres élèves et ne s'est pas brûlé. 


 


L'homme de 49 ans qui a tenté de se suicider à Saint-Ouen a affirmé aux secours être lui aussi un chômeur en fin de droits. Transporté à l'hôpital, il souffre de quelques brûlures sérieuses, mais
ses jours ne sont pas en danger, a indiqué la préfecture de Seine-Saint-Denis.


 


Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme s'est aspergé d'alcool à son domicile peu avant 11H00, avant de mettre le feu à ses vêtements au pied de son immeuble situé en face d'une école
primaire.


 


Des passants ont aussitôt appelé les secours qui sont rapidement intervenus afin de le prendre en charge, a déclaré la préfecture.


 


Il a expliqué son geste par sa situation de chômeur en fin de droits d'indemnisation, mais cela doit être précisé par l'enquête, a indiqué la préfecture qui fait en outre état de problèmes de
nature privée et familiaux.


 


Interrogés par l'AFP, plusieurs témoins ont raconté avoir vu l'homme sortir de chez lui, chancelant, avant de s'écrouler sur le sol.


 


Il y avait de la fumée qui sortait de ses vêtements, comme quand quelqu'un sort de la douche, a raconté la cuisinière de l'école, qui l'a aperçu de sa fenêtre avant d'aller lui porter secours.


 


Il disait qu'il se sentait très très seul, qu'il n'avait pas sa famille, a précisé la directrice de l'école, Valérie Renault, arrivée rapidement sur place.


 


Ce drame est intervenu deux jours après le décès d'un chômeur en fin de droits à l'indemnisation, qui a mis fin à ses jours mercredi à Nantes en s'immolant par le feu devant l'agence pour
l'emploi de son domicile.


 


Le président français François Hollande avait exprimé après ce drame une émotion toute particulière, tout en écartant toute responsabilité du service public de l'emploi.


 


Il n'est nul besoin d'aller chercher une responsabilité, a estimé M. Hollande, tout en jugeant que quand se produit un drame qui est un drame personnel, c'est aussi un questionnement à l'égard de
toute la société.


 


http://www.romandie.com/news/n/_France__apres_le_deces_d_un_chomeur_plusieurs_tentatives_d_immolation_par_le_feu_RP_150220132147-25-321663.asp