Je souhaite que Jean Luc Mélenchon soit député, comme dans un roman d’amour.

Publié le par letang-moderne

Ce n’est pas un roman à l’eau de rose, un filet d’eau tiède, l’histoire qu’il s’agit d' écrire le vieuxraconte plutôt, la chasse effrénée dune femelle ocelot rendue furieuse par la mort  prématurée de ses petits !

Le romancier chilien Sepulveda, militant communiste de la première heure  est aussi un des premiers a porter un regard aiguisé sur les problèmes écologiques de l’Amérique de sud, jeté dans les prisons de Pinochet puis expulsé en 1977, il intègre la brigade internationale Simon Bolivar !

C’est lui qui  raconte  cette histoire d’un chasseur passionné et impétueux, qui toutefois n’aspire qu’a une chose, rentrer chez lui.

Rentrer  chez lui, s’allonger dans son hamac, et retourner à ses romans d’amour.

Le vieux qui lisait des romans d’amour, c’est le titre de cette histoire. L’histoire d’une chasse banale dans la jungle,  des tribus qui t’acceptent, te vénèrent,  t’honorent, te déifient…

T’accablent, te rejettent, t’exploitent et finissent toujours par te saouler…

Un maire qui accuse, un peuple qui attend, un envieux qui manigance, ils sont nombreux à peine l’immense tâche accomplie à charger l’objectif de taches surnuméraires…

il faut non seulement tuer  la bête, mais avant il faut démontrer que la bestiale stupidité sert les intérêts de la navrante médiocrité !

Il ne suffit pas de connaître la forêt, il ne suffit pas  d’être patient, intelligent, capable d’une anticipation remarquable, il faut convaincre, de tout cela en faisant soi-même la besogne !

Les indiens shuars  sont de vieux guerriers, ils ont connu de belles victoires, ils ont érigé  de grandes villes rouges, mais avec le temps, l’émiettement, l’abâtardissement, ils s’étaient étiolés dans un champ de ruines oubliés des hommes.Le-vieux-qui-lisait-des-romans-damour-Luis-Sepulveda-Les-le

Le Viel homme qui  lisait des romans d’amour, leur a de nouveau indiqué le chemin de la gloire et de la reconquête, après avoir décrypté les stratégies de l’adversaire, il a conduit les indiens, devant la bête. La bête est là, souffrante, blessée, cruelle, dangereuse, la bête est là barbare, fauve, impitoyable, sanguinaire et mauvaise, mais la bête est là à l’agonie !

Qui prendra le fusil ?

Tous savent viser, tous ont appris les techniques de la chasse, tous ont les moyens de retrouver les honneurs, la dignité, la satisfaction, la gloire de leur tribu !

Tous ont été éduqués par leurs propres actions et par les enseignements du vieux qui lisait des romans d’amour, tous ont droit à l’admiration, la considération, à la gloire et au respect.

Tous,  mais aucun ne veut, ne sait, ne peut finir le travail.

Alors  le vieux  prend le fusil, ajuste son coup, choisit son angle, délimite son territoire, et  dans une immense déflagration, d’un seul coup, abat la bête, qui seule avait déjà deviné son infaillible destin.

A la dernière page du livre de Luis Sepulveda, on peut lire :

« Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir, et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le Maire, les chercheurs d’or, tous ceux qui souillaient la virginité de l’Amazonie, il coupa une grosse branche d’in coup de machette, s’y appuya, et prit la direction d’ El  Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes »

Jean Luc Mélenchon doit être député de la prochaine assemblée nationale, nous n’avons pas fini le chemin qui nous conduira  vers la grande citée rouge.

ville-rouge

 

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