Chaude ambiance glaciale….

Publié le par letang-moderne

 

6340530438_12c4ce062c.jpgLes velours de la moquette  du troisième étage de l’immeuble de style mussolinien de la région Aquitaine bruissent de chuchotements, de regards biaiseux, d’attentes inassouvies…. Bref il va se passer quelque chose c’est sur…..

Les traces récentes laissées par un troupeau déçu de n’avoir trouvé circonstances favorables  sont présentes. La petite meute de loups qui occupent les lieux forme  par ses déplacements une ronde rodeuse qui vous transporte au cœur de la nuit sibérienne.

Tous les chasseurs n’ont pas les mêmes qualités. En ouvrant la porte de l’ascenseur ce matin, j’ai ressenti un grand coup de froid, glacial, la chair de poule n’est absolument rien à côté de cette sensation. Encore tout pétrifié par cette surprenante perception, j’ai rapidement identifié la source de cette nouvelle tension. La presse, la presse qui suppute, qui imagine, qui dévoile… la presse qui parle au conditionnel.

Soulagé de comprendre que les rumeurs venaient de reprendre, je pouvais laisser redescendre mon taux d’adrénaline, mais tout de même mon rythme cardiaque venait d’en prendre un sacré coup.

Un café … bonjour l’ami,…

Et voilà pas que surgit un nouveau cri ! Que dis-je un cri... un hurlement !

Tous les lions ce seraient-ils devenus  fou au même moment, au même endroit ? L’un quitterait sa Mairie pour le palais bourbon, l’autre abandonnerait son palais pour un commissariat ! La reine d’Espagne épouserait un gueux des bois et en ferait ainsi le prince  dont on ne sait s’il viendrait de dax (aquae terbellica) de son nom latin ou des basques dont la partie romanise a donné les vascons, ceux qui habitent la terre des asques !

Toujours est-il que les grands lions du parc ont parlé. 521647644_ca23a9c5e6.jpg

 Une fois de plus ça jette un froid….

 Une fois de plus, j’ai digéré la frousse qui hante mon corps, je me suis dit, fini on n’y me reprendra pas une troisième fois, je repars dans mon burlingue et je ne mets plus les pieds dans cet endroit menaçant nocif, nuisible, risqué et pour tout dire presque sinistre…

Assis devant mon clavier, rassuré par l’affiche présidentielle de Jean Luc Mélenchon qui orne un pan de mur du bureau, j’ai saisi pleinement le danger de telles virées. Ces excursions en terre inconnue sont parfois très dangereuses, les bêtes sauvages qui peuplent cette ornière marécageuse ne sont à fréquenter que de très loin.

Mon poste d’observation, même si il n’accueille  que ceux qui l’on choisit, n’étant pas un lieu de passage obligé des grands fauves, me permet tout de même, un peu à la manière de celui qui regarde avec des jumelles embrumées, d’entrevoir les cochons qui se disputent une place dans leur box !

Dring-dring…

 Un ami m’appelle, me parle de citoyenneté et d’éducation populaire, de développement équitable et de justice territoriale…  de nouvelles conquêtes pour les services publics, de réflexions sur la gratuité de l’eau, du gaz, et des transports….

Il me parle d’exigences écologistes et d’une autre forme de croissance, nous échangeons, nous sommes d’accord… presque, pas tout a fait, parce que nous n’avons plus les mêmes mots… ;  

Abonnement-6c848e6b7b9e7d360be942f4afc197f0En quelques instants je venais de saisir la distance qui sépare ceux qui font de tous ceux qui imaginent faire.

J’ai eu froid en voyant les desseins, les combinaisons les stratagèmes et les combinaisons.

 Voilà que j’ai chaud maintenant, le champ des possibles ressemble à un bouquet de cerises… c’est le printemps.

J’ai  eu chaud, j’ai eu froid….

C’est beau les veillées de chasseurs…..au petit matin.

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