Bon Anniversaire, vieille Ganache de Cinquième !

Publié le par letang-moderne

arton1798-ff2adIls étaient tous là les barbons et les grisons. Ces vieux gérontes de la démocratie à gros traits et de la République puisqu’il le faut bien. Toutes les badernes amoureuses de l’ordre et de la sécurité, de la démocratie moderne et de l’opinion stabilisée s’étaient donnés rendez-vous pour fêter la Cinquième République.

200 ministres usés jusqu’à la corde, quelques repris de justice, et une bonne centaine d’oubliés se pressaient ce matin pour fêter le cinquantième cinquième  anniversaire  de la République à Papa.

 Le fiston avait donc invité tout ce beau monde au conseil constitutionnel, faute de sens de l’humour,  aucun d’entre eux ne portaient d’entonnoir sur la tête, mais le clou du spectacle était assuré par Hollande lui-même. Pas de grands cirques sans un grand clown.

Le bouffon farceur, le poète du couac  2.0 avait donc fait le déplacement. N’oublions pas au passage que le jour des 220 ans de la République, le 21 septembre 2012, le zouave devait avoir piscine en capsule car il n’avait pas daigné  honorer  la date de quelques bonnes blagues. Personne alors ne s’en plaint.
Il était donc là tout digne  et sérieux vêtu de son costume d’appariteur  posé sur ses bras ballants. Rompant une nouvelle fois avec la tradition de la Gauche, le président, mou de l’intérieur  comme du dehors, est venu honorer la constitution faite sur mesure pour De Gaulle, une sorte de monarchie républicaine entièrement vouée au maintien de la chienlit hors de sa légitime souveraineté.
Les vieillards étaient à leur joie, le clown avait choisi le grotesque pour sa prestation, et il faut bien le reconnaître il fut grandiose !
En commençant par affirmer qu’il ne fut jamais favorable à la sixième République, il montre dans un éclat de rire généralisé à quel point il méprise les positions des socialistes  dont la doctrine  pourtant constante depuis le pamphlet de François Mitterrand (le coup d’Etat permanent) est hostile au régime. imbeciles
Il enchaine sur une grosse vanne sur la souveraineté populaire à laquelle il se dit très attaché, oubliant au passage que Président de la République gaulliste ne rend des comptes à personne. C’est justement là,  l’effet comique !
Personne ne se souviendra, pas même Libération, du texte datant de 2008, presque un siècle, dans lequel Hollande dénonçait les dérives présidentielles du régime en qualifiant de « discours du trône » la réforme sarkozyste de la constitution qui autorise désormais le chef de l’Etat à s’exprimer devant le parlement !  La réforme est bien sur toujours en vigueur.

Quant à la bonne blague du renforcement des «pouvoirs d’initiative et de contrôle du Parlement»  promis pendant la campagne présidentielle, elle trouve toute sa pertinence avec le refus  récent fait aux députés et sénateurs de voter sur la déclaration du gouvernement sur la situation en Syrie, alors que le même clown de François Hollande s’était prononcé, en 2003, lors d’un débat similaire précédant la guerre en Irak, en faveur d’un vote «avant que la France n’ait à faire connaître sa décision».  MDR comme disent les « djeuns » !

Et pour finir dans un éclat de rire généralisé, le Président propose que le parlement édicte moins de lois, voilà sans doute une recommandation de nature à  modifier la toute puissance présidentielle, que le quinquennat a renforcer notamment  grâce aux conseils avisé d’un collaborateur de Jospin, le grand homme de gauche Manuel Valls, tout autant attaché à la souveraineté populaire qu’à sa première roulotte.

Ils étaient bidonnés tous les gaullistes de la petite sauterie !

francois-hollandeNon seulement la cinquième République a confisqué toute possibilité d’un débat politique argumenté au profit d’un défilé de mode permanent qui consiste à choisir  tous les cinq ans le président le plus élégamment conforme aux canons de la bienséance oligarchique, mais en plus elle a réussit à créer des « opposants » dociles qui, peu à peu,  se sont transformés en propagandistes éhontés du régime qui donne le mieux les apparences de la République tout en servant les intérêts mesquins de l’entre soi précieux de ceux qui savent !

Ce ramassis de vieillards contents d’eux même, écoutant religieusement ce bouffon apostatique  ont donc fêté  comme il se doit ce régime à bout de souffle dans ce grand spectacle pathétique.

Du balai Vite !

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