30 ans de baisse des cotisations sociales, trente ans de charges contre le salariat !

Publié le par letang-moderne

les-loups.jpgC’est répété sur tous les tons, et contre toutes évidences, mais le mal français, foi de média indépendant, c’est bien sûr, ces putains de « charges » qui pèsent sur les entreprises !

Pendant près de trente ans, prouvant ainsi que la meilleure des pédagogies de l’aliénation  est le rabâchage,  socio-libéraux et libéraux a-sociaux ont véhiculé  ce confusionnisme qui parle de coût en lieu et place de salaires, de charges au lieu de cotisations. Cette rengaine élevée au rang de règle évidente par les medias a eu pour effet une baisse continue des salaires pendant trente ans et une augmentation continue du chômage, alors même que la justification de ces balivernes est faite au nom de l’emploi !

Ainsi toutes les sornettes sont bonnes pour baisser les cotisations, voyez ici un petit éventail de ce qui nous fut servi tout au long de cette longue pédagogie de la restriction salariale : exonérations pour les travailleurs peu payés, exonérations pour les jeunes peu qualifiés, exonérations pour les commerçants installés dans les zones de banlieues, exonérations pour les plus de 50 ans, exonérations pour les temps partiels, exonérations pour  les salaires jusqu’à 1.6 fois le SMIC…  bref tout cela  mit bout à bout, l’exonération de cotisations devient la règle.

On géle, on allège, on supprime, tout ce vocabulaire n’est pas sans effet.

 En 1979, on bloque la cotisation patronale  vieillesse, puis quelques année plus tard celle de la santé, puis en 1993 celle du chômage, dans le même temps on transfère sur les ménage le prix des politique sociales. 2 milliards d’exonération en 1992, 30 milliards en 2008, et près de 100 milliards  aujourd’hui .

Pour compenser ce manque à gagner des caisses de solidarité, on pratique un double mouvement : l’augmentation des impôts les plus injustes comme la TVA d’une part et la baisse des prestations sociales qui ne cessent de se dégrader d’autre part  ( santé allocation chômage,  retraites).

 Bref on baisse les salaires d’un côté et pour compenser on les baisse encore de l’autre. Tu gagnes moins et tu payes plus !

 Les résultats de ces politiques cumulées c’est le vol de 1500 milliards de richesse socialisée qui sont allées directement des salaires vers les profits. C’est juste là,  le fond du problème. Si encore ils avaient servi l’investissement productif des entreprises, peut être auraient-il eu un effet sur l’emploi, mais ils sont allés directement dans les coffres des banques pour nourrir les dJoursHeureux-papillons-FB-OK-5ividendes des actionnaires et l’épargne des entreprises qui dans les 20 dernières années ont  respectivement progressés de 7 et 10 points.

Depuis plusieurs années nous répétons cette argumentaire comme un antidote au poison libéral quotidiennement diffusé, mais voilà qu’ils ont inventé une autre fable pour servir leur volonté de toujours baisser les salaires : la dette !

La dette  qui sert encore et toujours les appétits féroces des dividendeurs !

Regardez le mécanisme d’une grande efficacité perverse :

 Tout d’abord, le financement des entreprises par le biais de l’émission d’actions et/ou par le recours à l’emprunt limite mécaniquement la part du chiffre d’affaires dévolue à la masse salariale (et à l’investissement), car il faut verser des dividendes aux actionnaires et/ou rembourser les intérêts du crédit. Donc les salaires baissent !

Ensuite les ménages qui ne joignent pas les deux bouts sont obligés de recourir aux emprunts à la consommation, juste pour faire bouillir la marmite, puisque dorénavant quand ils achètent des nouilles ils payent leur retraite, il ne leur reste plus de sous pour acheter du gaz pour faire cuire les dites nouilles donc ils empruntent à la banque Boum Boum !  Deux fois boum !

Les banquiers se gavent à l’aller et au retour !

La conférence de presse du Président Hollande marque l’accélération  du démantèlement de notre système  de compromis social élaboré à la libération autour  du CNR et  d’Ambroise Croizat et qui portait l’espérance du joli nom républicain de la sécurité sociale  dont l’objectif était bien de sécuriser la santé, la vie, la famille, le repos et l’émancipation des salariés ! 

conference pour l'untéC’est à cet idéal qu’Hollande tourne le dos en voulant fiscaliser  la sécurité sociale. Ce n’est pas une histoire de comptabilité,  c’est une histoire de répartition des richesses issue du travail. Et de son partage entre le capital et le salaire. La cotisation issue de la  plus-value  est favorable au salaire, elle est aussi favorable au rapport de force que le plus grand nombre peut exercer sut les possédants.

Pour faire simple lorsqu’un patron engage en salarié,   le salarié dit un prix et dans ce prix  il y a son travail son éducation, sa santé, sa retraite, et ses loisirs ! Voilà ce que le patron doit payer. En transférant tout cela sur l’impôt, hollande ne fait qu’augmenter la part des profits et  affaiblit durablement le rapport de force entre le salarié et le patron !

La politique du gouvernement est une charge sans précédent  contre le monde du travail elle appelle à l’unité d’action contre cette politique et au rassemblement des femmes et des hommes de gauche sans autres préalables que celui de combattre cette politique et ceux qui la mettent en œuvre  à tous les niveaux ! graphique

 

 

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peyo 16/01/2014 18:26


Le PS qui truste tous les majorités d'élus a la tête qui enfle. Il tombe le masque, définitivement. Qu'il est moche et minable le traître. Jusqu'à présent c'était le pas de deux, avec ses alliés
de gauche qui tiraient un peu à gauche. Maintenant il veut danser la java avec l'UDI et peut être une partie de l'electorat de l'UMP, choqués par le Sarkofn. Les 11% du FDG aux présidentielles ?
On s'en fout, on est élu. La grenouille pourrait bien exploser en vol, pour ma part je serai le premier à lui souffler dans les bronches. 

babelouest 16/01/2014 17:20


Bravo ! Parfaitement dit !


 


Maintenant, que faisons-nous pour renverser la vapeur ?


 


Maintenant, que faisons-nous, pour avancer au lieu de reculer ?