Prendre le parti du peuple

Publié le par letang-moderne

Prendre le parti du peuple

Même les gauchistes les plus intacts, les chimiquement purs, ne se perdent plus dans ce genre de débats sans fin qui conduit a s'interroger sur la nature de l'organisation qui doit porter à la réalité les besoins vitaux de la population.

Ainsi fleurit a chaque étage de nos discussions , élucubrations collectives ou personnelles tentant de démontrer plus ou moins clairement, plus ou moins habilement, que le temps serait venu de ne se revendiquer de rien d'autres que du peuple, le reste étant forcément discrédité, disqualifié, déshonoré des turpitudes croisées de la social démocratie et du communisme du siècle passé.

Voilà le beau débat auquel une poignée d intelligents voudrait que l'on occupe nos neurones disponibles au plein cœur de l'été.... Certains qui imaginent même creuser ce type de discussion jusqu'à l'aube de l'année 2015 espèrent sans doute que les premiers frimas de Janvier figeront la pensée dans un bloc de glace indestructible..... Sans doute jusqu'au printemps.... Veille d'élections et de cuisine en tout genre, source de nouveau, de bien cruelles désillusions.

Bien sûr il arrive parfois au détour de ce type de conclave bien rodé que sortent par le plus grand des hasards une ou deux idées opérantes, une vision collective et fédératrice, mais il faut bien le reconnaître ce genre d' issue positive n'est pas la majorité du genre... Un peu comme il existe des patrons de gauche ou des poissons volants.

C'est en partant des besoins de la population que nous permettront au peuple de faire front.

Voilà, au fond tout est dit. Il n'y a qu'une seule manière pour nous de fédérer le peuple c'est de donner une perspective réalisatrice à

ses aspirations légitimes.

Depuis plus de 220 ans, ceux qui portent ces aspirations s'appellent la gauche!

C'est comme ça, ils auraient pu s'appeler autrement, mais ils s'appellent la gauche, et ça me va assez bien moi qui suis du parti du peuple, le mien de parti s'appelle de gauche!

La période actuelle n'appelle qu' une seule observation, la majorité qui gouverne le pays, et qui règne sur la rue de Solférino a rompu avec les attentes populaires en se vautrant dans les méandres des pièges de la bourgeoisie notamment en acceptant une à une les règles ultra libérales qui corsètent le continent européen, ses états , ses peuples .

Ceux-là en rompant avec l'idée que toute politique doit d'abord être au service de l humain ont bel et bien rompu avec la gauche, parcequ ils ont rompu avec les attentes du peuple!

Ce n'est pas parce qu' une bande organisée de malfaisants a mis la main sur une des organisations de la gauche, le PS et ses satellites, que la gauche aurait disparu et perdu dans le même mouvement tout capacité propulsive a mettre en œuvre une politique de satisfaction des besoins humains.

Federer le peuple, c'est d'abord unifier toutes les organisations de progrès sur un programme politique susceptible de répondre le plus rapidement possible aux mesures d'urgence que le peuple réclame à bon droit!

Pour cela il nous faut construire le bloc nécessaire qui par sa puissance unitaire, sa diversité, sa force enfouie dans chaque secteur de la société saura emporter l'adhésion des autres, y compris des mous et des peureux, et de ceux qui suivent...

Pour cela il nous faut évidemment convaincre les verts qui s'opposent à la politique de ce gouvernement, les socialistes qui s'indignent, ceux qui s'atterrent et même ceux qui ne font que du bruit avec leur bouche.

Pour cela il nous faut proposer un programme d'urgences qui soit la base revendicatrice du parti de la gauche, le socle sur lequel le peuple puisse s'appuyer pour faire entendre sa voix.

La première urgence c'est le pouvoir d'achat.

On peut aussi l'appeler le bien vivre si on veut défaire le côté consumériste de ce terme, mais on se comprend bien, les premières mesures sur lequel la gauche doit s'unifier sont de nature a extirper près de dix millions de pauvres de la condition de terreur que notre société leur inflige.

Réforme fiscale d'abord pour redonner de l'air a la puissance publique et repartir les richesses au profit du grand nombre.

Hausse des salaires et des pensions , création immédiate d un million d'emplois tournés vers la satisfaction des besoins sociaux et réservés aux jeunes de ce pays qui hurlent au mépris. Retour aux 35 heures. Et a la retraite a 60 ans pour tous. Redéploiement massif des services publics de la santé de l'éducation et du logement,

La deuxième urgence c'est le choc écologique!

Le programme de la gauche doit proposer les moyens rapides de mettre en œuvre un plan de rupture avec le saccage organise de la planète. Sortir du nucléaire sur 20 ans et commencer sur le champs le long et coûteux démantèlement du parc nucléaire. Adopter dans le même temps un plan massif de développement des énergies renouvelables pour construire le mix énergétique qui apporte exactement le même degré de satisfaction que le triste mariage de l' atome et du charbon.

Ouvrir un plan d'investissement pour la création d'un service public national et unifié du transport ( incluant le rail, la route et la mer)

Enfin imposer en Europe la règle verte comme la base de toute politique a l'échelle du continent.

La troisième urgence c'est la souveraineté populaire.

La France doit partir de toutes discussions avec les autres partenaires européens de son refus massif des institutions et règles européennes qu on lui impose contre la volonté du peuple. C'est un point crucial de notre capacité a mettre en mouvement ceux qui n'ont plus confiance en la parole politique parceque leur vote a été bafoué .

Il ne peut y avoir de point d'accord avec quiconque sans reconnaître au préalable que le cœur du blocage entre le peuple et les militants politiques se situe là.

Ensuite et seulement ensuite nous pourrons ouvrir le débat sur de nouvelles institutions en France et en Europe, c'est parceque nous mettrons en œuvre une politique de satisfactions des attentes populaires que le débat sur les institutions deviendra un enjeu populaire pas l'inverse...

Appeler aujourd'hui à une constituante , pourtant évidemment nécessaire, c'est se mettre dans la position d'un joueur de flûte au moment où ceux qui souffrent n'entendent que la grosse caisse des misères qui leur sont faites.

Le régime est cet agonisant de toutes les crises qui le secouent, mais il ne tombera pas sans que nous fécondions la promesse d'un monde meilleur. Le peuple est bel bien son propre maître. Et nul ne peut s'en revendiquer s'en lui donner des preuves d'une action qui ne le satisfasse . Nous ne sommes pas démunis au point de nous perdre en débat glaireux, si nous osons être la gauche, nous aurons l'espérance du peuple.

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denisrouet 02/07/2014 10:14

Bien sur pour avoir l'air intelligent il est nécessaire de rappeler en préalable qu'il y a un problème avec les autres, c'est qu'ils sont différents et que, les bougres, ils ne veulent rien y changer.
Mais une courte réflexion de mathématiques politiques, pas seulement électorales, m'ayant convaincu qu'il serait sans doute long à mettre en place seuls un rapport de force déterminant, je tiens à te dire, mon cher Alain, que je suis en plein accord avec toi.
Sans doute la déclinaison des trois axes que tu proposes méritera-t-elle d'être précisée, débattue, améliorée, nous savons faire... (et si nous expérimentions une situation ou nous ne ferions pas que ça... ?)
Les priorités que tu déclines sont claires et de nature à rassembler tous ceux qui veulent arrêter de s'époumoner brillamment dans le désert, et commencer tout de suite à inverser les logiques libérales à l’œuvre.
On commence quand ?
amitiés
denis

tchoo 01/07/2014 10:06

Trouver une unité de pensée avec les verts, va être compliqué, très compliqué rien que sur l'Europe. leur vision d'une Europe des régions, avec la disparition des Etats nations va être difficilement conciliable avec la volonté du FDG de faire une autre Europe et de rompre avec celle-là.
Avec les "rebelles" du PS aussi sauf si ils consentent enfin à rompre avec le parti moribond, et ce n'est pas gagné, persuadé qu'ils sont de pouvoir le changer de l'intérieur

FERNANDEZ Gilles 30/06/2014 23:14

C'est clair donc c'est beau ! Allons-y !
GF

Guénot Michel 29/06/2014 21:30

Chiche ? d'abord citoyens et citoyennes cela me semble plus contemporain, puis l'action sur le chomage et les turpitudes de pole emploi première sensibilité de la population, les gens n'en peuvent plus, d'où leurs désarrois...

BINARD 28/06/2014 19:29

Chiche ! Commençons par changer de république et pour cela relancer partout les cahiers de doléances qui devront servir de base à une constituante aux composantes populaires et non politicarde.